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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:20

Observations Hiver 2004/2005 - Observations diverses.

Bas de page observations 2016.

 
abeille-sur-jonquille
 
 
 
 
 
Observations sur le comportement d'abeilles en hiver, de novembre à mars. Mise en place d'une soucoupe de ravitaillement dans laquelle il y a soit du sirop, soit du miel.
 
9 novembre 2004 : les abeilles sortent de leur nid quand l'isotherme est de 10° par temps calme.
 
17.11.2004 (T. 2° à 5 h, 10/12° au zénith). Deux ou trois abeilles viennent à la soucoupe. Ce qui me conforte dans l'idée qu'il s'agit d'une petite colonie sauvage étant donné le peu de fréquentation de mon buffet. Je ne sais pas d'ailleurs si ce n'est l'abondance de ma soucoupe garnie de sucre qui les incite, malgré elles, à sortir pour se ravitailler... fausse situation, me direz-vous, mais elles savent que la nourriture est là «direction sud-est, 200 mètres» (admettons).
 
Premier décembre : Il n'y a plus rien à butiner dans le secteur. Mes abeilles viennent donc à la soucoupe de miel malgré un temps peu propice (5°/13°, soleil avant vent puis pluie). Trois ont fait un mauvais «amielissage» et se retrouvent au sol en mauvaise posture, imprégnées de miel. Je les ai prises une par une sur la main au soleil. Toilette de 10 bonnes minutes. Décollages réussis. Il y a aussi un bourdon des jardins qui se balade dans le coin mais lui porte une «canadienne» ! 
 
5 décembre 2004 : mes abeilles viennent toujours au ravitaillement même avec du vent et ciel nuageux. Températures moyennes comprises entre 5 et 15 degrés, relevées à 5 h et au zénith. 
 
10 décembre : après trois jours de mauvais temps (pluie) et températures comprises entre 7° (mini) et 10° (maxi) mes abeilles sont revenues sur la mangeoire car il fait soleil, temps calme, températures 7/11°. Ce qui veut dire qu'après trois jours, elles ont le souvenir de l'endroit où se trouve du miel, de l'excellente nourriture. Il fait 29° au soleil.
 
Nous allons les suivre tout l'hiver pour voir leur comportement, en écosystème artificiel, naturellement, puisqu'il y a de la nourriture à une époque où il ne devrait pas y en avoir. En effet, il est important que je fasse remarquer que cette observation, pour ne pas dire cette expérience, est tout à fait artificielle car en plein mois de décembre les abeilles ne sortent plus et sont au repos. Toutefois, mes abeilles sachant qu'il existe près de chez eux une source de nourriture importante et riche, elles se risquent à des sorties. Il n' y a plus de fleurs à butiner. Ce sont des abeilles âgées car elles ont le corps luisant et peu velu, parfois les ailes abîmées. 
 
16 décembre : mes abeilles viennent tous les jours. Ce matin la première est arrivée à 9 heures avec 9°. Températures 8°/12°, soleil voilé. Leurs visites se situent entre 9 heures et 15 heures 30. Des bourdons terrestres butinent sur mon arbousier mais aucun d'eux n'a trouvé la soucoupe de miel au hasard de ses recherches. Les abeilles, elles, ne se compliquent pas la vie : direction la soucoupe ! Toutefois, une recherchait du miellat sur un laurier-tin... 
 
Hier, le 23.12 (0°/10°) une abeille, c'est un comble, a fait une culbute dans le miel ! Je l'ai repêchée et posée au soleil sur une branche. Elle s'est débarbouillée pendant plus d'un quart d'heure. Avec ses pattes postérieures, elle a surtout méticuleusement brossé ses ailes ; mais aussi son abdomen, ses antennes, sa tête et son duvet. 
 
31 décembre 2004 : Il y a 7 jours successifs que mes abeilles ne viennent plus à la mangeoire. C'est-à-dire que les températures sont beaucoup plus froides (- 4 ° ce jour à 7 h). Elles sont venues 13 jours sur 31 dans le mois. Il sera intéressant de voir si au bout d'un long laps de temps elles se souviennent du lieu de la soucoupe garnie...
 
SURPRISE : ce même jour vers 14 heures, température à l'abri + 9° (rappel : - 4° à 7 h) mes abeilles sont de retour ! Il y a toutefois un beau soleil sans vent. 
 
J'avais recouvert la soucoupe de miel avec une feuille d'aluminium ménager pour éviter les impuretés... de loin, je les ai vues tourner autour et elles ont trouvé un passage dessous, entre la soucoupe et la feuille ! Elles sont une dizaine à tour de rôle. Au bout de 7 JOURS sans sortir, elles se sont donc souvenues de l'endroit où se trouve la nourriture.... fantastique !
 
Vers 15 h 30, les rayons du soleil ont quitté la mangeoire ; les abeilles ne sont plus revenues pour la journée.
 
3.01.2005. 7°/9°. Une seule abeille est venue à la soucoupe vers 14 h en un seul voyage. Cette individualité montre que les abeilles ne reçoivent pas un ordre de sortie mais qu'elles jugent (difficile de ne pas employer des expressions anthropomorphiques !) individuellement de la possibilité de quitter le nid. Une courageuse est sortie ; les autres sont restées au chaud ! (Soleil et vent violent).
 
06.01.2005 : les abeilles sont présentes tous les jours, surtout entre 14h et 15h30. J'en ai marqué quelques-unes : elles mettent entre 7 et 10 minutes pour quitter la soucoupe et y revenir. Compte-tenu du temps qu'elles mettent pour se nettoyer, aller au nid, se décharger et revenir, elles n'habitent pas loin de mon jardin.
 
Elles sont accompagnées maintenant d'un petit "bourdon terrestre" (5 mm) qui passait là par hasard pour butiner des pensées. Il revient à la soucoupe de miel toute la journée jusqu'à tard le soir. Lui non plus ne doit pas avoir son nid bien loin car il lui faut 8 minutes pour aller et revenir. Dans la journée, est venu aussi un gros bourdon terrestre femelle (plus de 20 mm) qui s'est gavé pendant 20 minutes mais qui n'est pas revenu.
 
21.01.2005 : temps vraiment printanier avec un petit vent. Les abeilles et les bourdons (ces derniers au nombre de quatre maintenant) viennent régulièrment à la mangeoire. Ce qui est amusant c'est que lorsque un bourdon arrive il se pose sur les abeilles, joue du coude, et butine. Les abeilles en font autant. On dirait des fans de Michael Jakson dans un stade ! Les abeilles et les bourdons se cotoient sans problème. 
 
31.01.2005 : FROIDURE : moins 7 degrés à 6 heures à plus 6° à 13 heures, avec petit vent froid de NO (Mistral) et soleil. Après 7 jours d'absence les abeilles sont revenues aux provisions. Les bourdons aussi. Ce qui est étonnant c'est la présence des abeilles avec ces températures. Et au bout de 7 jours, comme la fois précédente, elles ont la mémoire du lieu. 
 
12.02.2005 : les abeilles de la colonie ont bien un rôle qui leur est assigné suivant leur place dans leur société. Alors que j'observe des abeilles butiner tranquillement le miel que je leur ai offert ; je vois à deux ou trois mètres de là des abeilles qui butinent sur trois ou quatre jacynthes en fleurs (en février !) et je constate qu' elles ont des pelotes de pollen aux pattes, dédaignant le source abondante proposée. Les bourdons, quant à eux, ont complétement délaissé les maigres fleurs et se rassemblent sur le miel. Ils butinent entre - 4 et + 4 tout temps.
 
22.02.2005 : de - 4° à + 6°. Il neige sur la Côte-d' Aur !
Soleil et temps calme après 10 jours de vent et de froid. Malgré la froideur, des abeilles sont venues au ravitaillement. Après 10 jours d'absence, elles ont toujours la mémoire du lieu et y viennent directement en compagnie des bourdons. Quelle mémoire ont ces hyménoptères !
 
SAUVETAGE : ce jour, vers 15 heures, il fait froid (+ 6°). Le soleil déclinant, je vais à la mangeoire jeter un coup d'oeil. Cette fois-ci la mangeoire est garnie avec de l'eau sucrée. Une abeille a culbuté dedans depuis un bon moment car elle est toute engluée et inerte. Je la prends et la rentre dans la maison, la nettoie et la dépose sur le chauffage central dans un boite perforée qui me tient lieu de cage pour le transport de petits animaux bléssés ou à déplacer.
 
Je reviens au bout d' une bonne heure... j' entends "bzzzz" dans la boite. Je retourne vers la mangeoire pour ne pas la désorienter et j'ouvre le couvercle... l' abeille sort, fait deux ou trois tours au-dessus de ma tête et prend la direction de son nid. Sauvée ! 
 
24.02.2005 : Les températures fraîchissent vraiment malgré la présence du soleil : - 7° à + 5 ° au zénith. Pour ne pas tromper mes abeilles et les bourdons qui risquent de se faire surprendre dans l' après-midi par la chute brusque des degrés, j'arrête de déposer de la nourriture... leur courage peut s'avérer un piège. Voir «sauvetage» ci-dessus.
 
A bientôt...
 
28.02.2005 : Il neige sur Marignane, c'est pas courant ! Naturellement, aucun hyménoptère en vue !
 
12.03.2005 : Les abeilles (et les bourdons) viennent régulièrement au ravitaillement quand le temps le permet. Le printemps arrive !
 
FIN DES OBSERVATIONS HIVERNALES
 
Le 22.01.2006 avec une température de 0° le matin à 10° dans la journée, j'ai observé des abeilles butinant sur mon laurier-tin. Cet arbuste a la particularité de fleurir en hiver, en Provence. Quand il y a du soleil, même si la température est fraîche, les abeilles sortent butiner le laurier-tin. Par contre, à l'automne 2005, je n'ai vu aucune abeille dans mon jardin. Sans doute une conséquence de la sécheresse ?
 
A l'automne 2005 et l'hiver 2006, lorsque la température était clémente, assez souvent, les abeilles butinaient sur mon arbousier et mes lauriers-tin, sur les violettes et les jacynthes. J'ai placé une soucoupe de bon miel sur le passage des hyménoptères. Aucune abeille n'a trrouvé ce buffet garni ! Ni aucun autre hyménoptère d'ailleurs.
Pour que les abeilles trouvent la soucoupe il eut fallu que j'en pose une sur la nourriture, elle serait alors revenue avec d'autres abeilles de la colonie. Je n'en déduis rien !
 
"J'ai soupçonné que, au dessous de 57 ° F (13° 8 C), tous les insectes deviennent progressivement incapables de faire usage de leurs muscles, ce qui se termine par l'hibernation. Les abeilles peuvent marcher à des températures qui sont trop basses pour permettre le vol. Cette réaction à un degré specifique de température peut être appelée "sens absolu de la température" mais de savoir si cela est dû à la fonction d'organes sensibles à la température, organes jusqu'à présent inconnus, ou simplement à la condition physiologique des muscles, cela reste à être établi."
(Dr E.F.PHILIPS, 1934. in HOWARD, voir biblio)
 
NDLR : Ce qui semble faux, du moins en ce qui concerne les abeilles. 

Observations hiver 2006/2007
 

J'ai placé deux mangeoires : une contre une haie, l'autre sur le rebord de la fenêtre de mon bureau. La première est de couleur marron, la seconde rouge vif et de même grosseur. Cette dernière est beaucoup plus visitée que la marron, mes abeilles ne sont pas en colère mais elles y voient rouge ! (on sait que les abeilles ne voient pas le rouge... mais les ultraviolets...)

Les mangeoires sont à environ 1,50 mètre du sol, la marron au soleil seulement deux heures par jour, la deuxième tout l'après-midi. Exposition ouest. Température prise le matin à 7 heures.
Nourriture : un volume de sucre en poudre pour trois volumes d'eau , mélangés à quelques cuillers de miel d'arbousier de Corse AOC ! Consommation : environ un quart de litre par jour.

Le 9 octobre 2006 : mise en place des deux soucoupes depuis quelques jours sans les amorcer en y guidant une abeille. Dans la journée, une baladeuse vient de repérer la soucoupe marron. Elles y viennent ensuite à deux ou trois. Puis sur la rouge. L'alerte a été donnée.

Le 10 octobre : T 12° - environ 14 abeilles. Elles partent en montant à hauteur du toit puis vers l'est. Normalement, elles visitaient ma haie d'éléanus en fleurs... où d'ailleurs une belle épeire diadème a construit sa toile ! 3 abeilles ont été capturées mais pas de celles que je nourris car elles décollent à l'opposé de la toile. Il va falloir que je calcule la distance à laquelle se trouve leur colonie.

Le 11 octobre : T 13°. Beau - première abeille à 8 h 30, puis une trentaine, la dernière visite à 19 h 24. pratiquement à la nuit.

Le 12 octobre : T 16° - pluie, puis nuageux - une abeille à 8 heures. C'est la soucoupe rouge la plus visitée à égale quantité de nourriture. Entre les deux soucoupes, il y a bien une centaine d'abeilles et quand je leur porte du sirop le bourdonnement est impressionnant. Aucune ne me pique, naturellement, et elles viennent même à moi quand j'approche avec le sirop. Et, comme à ma précédente observation en 2004, elles se posent sur mes mains et ma tête. Je ferme les volets à la nuit, et quand je sors de chez moi je les tire en laissant un espace que mes mouches à miel ont tout de suite enregistré. Quand les volets sont tirés, l'endroit fait caisse de résonnance et j'entends le bourdonnement de l'intérieur de la maison !

14 octobre : Il y a plusieurs centaines d'abeilles autour des soucoupes ; elles ne sont pas toutes de la même colonie car certaines se crêpent les antennes, sans mal !
Il faut que je me mette en colère et que j'en repousse d'un léger revers de main car elles viennent dans le flacon dans lequel j'apporte la nourriture et tombent entièrement dans le sirop !
Les premières abeilles sont arrivées le matin à 7 heures 45, température 12°. Beau.
Je ne pense pas que la (ou les) colonie soit prospère avec la sécheresse qui a sévi. Je leur fais donc un service le matin au lever du jour et un en soirée en prévision de réserves pour les jours d'hiver. Elles consomment environ un quart de litre de sirop dans la journée. Pour le moment, il fait 24 ° dans la journée.

16 octobre : T 12°. Beau.
Ne perdons pas le nord. J'ai marqué deux abeilles : elles sont à 7 minutes aller-retour de la mangeoire rouge-vif au nid. La colonie ne doit pas être bien loin ! Rappelons que l'abeille vole à 30 kms à l'heure, soit 500 mètres à la minute, et qu' il faut aussi tenir compte du temps qu'elles prennent pour décharger leur butin. Sur la mangeoire marron, chronométré une mouche à miel à 17 minutes aller-retour...
Soucoupe rouge : deux abeilles à 12 minutes aller-retour.

21 octobre : il y a eu des orages nocturnes, un ciel très chargé et du vent de sud-est. Dès 7 heures 45 des abeilles courageuses viennent aux nourrisseurs. Compagnie d'un bourdon des jardins et d'une guêpe poliste. J'ai été obligé de rabattre sérieusement ma haie d'éléaneus qui ne faisait que du bois ; j'ai déplacé l'épeire diadème dans une autre haie... Les abeilles n'ont pas été importunées outre mesure par mes gesticulations à côté de la soucoupe marron.

Vendredi 27 octobre : T 18°. Beau.
Mon observation insolite de 2004 est confirmée : quand je suis hors du champ visuel à partir des soucoupes de nourriture, en train de travailler à quelques occupations au jardin, une ou deux abeilles viennent me trouver en éclaireuses en vrombissant autour de ma tête. Alors j'ai compris : les nourrisseurs sont vides ! Et, en effet, ils le sont.
Deux abeilles sont même entrées dans ma maison en me suivant, je n'ai jamais vu d'abeille dans mon intérieur en temps normal .
Il y a maintenant 18 jours que je les cotoie régulièrement et elles commencent donc à me reconnaître. Mais, sur la multitude qui butine aux soucoupes, seulement une, deux ou trois, jamais plus, tournent autour de moi en étant loin des mangeoires vides.
Je n'ai pas encore vu de bourdon terrestre cette année...
 
Abeilles domestiques/chrono104_1
La soucoupe rouge est la plus visitée !
 
 
  • Vendredi 03.11.2006 - T + 5°, soleil dans la journée-
    Les températures fraîchissent. Les abeilles sont moins nombreuses à venir se ravitailler mais il en vient encore quelques dizaines.

    Ce jour, première abeille active à 9h30 avec 10°. Temps ensoleillé mais frais.
    J'ai sauvé une abeille surprise par la fraîcheur, en soirée, sur la soucoupe marron le premier novembre par fort vent (Mistral). Je l'ai amenée à l'intérieur, donné une rasade de miel et rechauffée. Comme il faisait tout de même 15° et soleil déclinant, je l'ai relachée et elle a pris illico le chemin de sa colonie avec le vent dans le dard !
     
  • Samedi 11 novembre- T 10° :
    Avec une température diurne auxilliant autour de 10/15°, les abeilles viennent au ravitaillement mais en effectif réduit, tout au plus une vingtaine en même temps. À l'isotherme 10° quelques-unes arrivent le matin vers 7 heures 45 comme ce jour !
     
  • mardi 14 novembre T 12°, nuageux : une guêpe poliste s'est invitée et revient plusieurs fois dans la journée , tous les jours. Entente (presque) cordiale avec les abeilles, quelques mouvements d'intimidation seulement.
    Les températures de saison sont élevées, je ne donne plus qu'un petit peu de sirop le matin, et rien certains jours. En plus, de nombreuses plantes refleurissent.
     
  • 19 novembre : avec une petite pluie fine, quelques abeilles viennent au ravitaillement. Comme j'ai tiré les volets, elles entrent et sortent par les claires-voies !
    La guêpe vient tous les jours, accompagnée d'un syrphe (Syrphus ribesii) et d'une deuxième guêpe .
     
  • 7 décembre + 8° : le premier décembre, quelques abeilles étaient actives à 9° avec soleil. Quand il fait frais, les effectifs sont réduits et augmentent avec des journées douces, ce qui veut dire que les abeilles détachent des contingents limités à la recherche de la nourriture en fonction de la température. Le 27 novembre, par exemple, elles étaient une bonne centaine sur les soucoupes, et seulement une dizaine le 20 novembre (9°).
    La guêpe est toujours présente au milieu des abeilles.
     
  • Jeudi 14 décembre : Effectif réduit entre 10 h et 15 h
    T 0°/13°. La guêpe est toujours présente, plus tôt et plus tard que les abeilles. Comme les colonies de guêpes meurent à l'hiver, je pense que celle-ci doit être une femelle qui fondera une nouvelle colonie au printemps ; elle doit avoir une cachette dans le coin mais se rappelle où se trouve de la bonne nourriture.
     
  • Vendredi 22 décembre : la guêpe est moins frileuse que les abeilles.
    Moins 2° à plus 8° , quelques abeilles entre 11 h et 15 h.
     
  • Samedi 30 décembre : deux guêpes sont toujours présentes et quelques abeilles au plus chaud de la journée, entre 10 et 15 heures.
     
  • Un record : le 29.12 il a fait - 4° et plus 5 ° dans la journée, temps ensoleillé toutefois. Guêpes et quelques abeilles présentes à 11 heures. Elles viennent normalement à plus 8°. Je rappelle que les températures sont enregistrées le matin à 7h et, éventuellement, dans la journée à midi. À deux mètres du sol et à l'abri. Par contre elles ne sortent pas si le temps est couvert avec des températures aux alentours de 8°...
    Les deux guêpes semblent venir d'assez loin car quand elles décollent elles passent au-dessus d'une haie de cyprès voisine.
     
  • Jeudi 18 janvier Depuis le 2 janvier 2007, les guêpes ont disparu ; les abeilles viennent régulièrement à effectif réduit.
     
  • Jeudi 18 janvier :

    Les jours se suivent et se ressemblent : les températures sont douces ou fraîches (avec soleil) et mes abeilles viennent tous les jours. Je leur donne juste un peu de sirop vers la mi-journée pour "les amuser" car il y a des plantes en fleurs aux alentours (laurier-tin, véronique, soucis…)
    Mais avant d'arrêter la retranscription de mes observations pour vous (je signalerais uniquement quelque chose qui serait spécial d'ici le printemps) je vais vous décrire un comportement de mes abeilles, et on qualifiera mes remarques d' anthropomorphiques... et pourtant !
    L'homme raisonne mais l'homme n'est pas le centre de l'Univers. S'il raisonne, je pense que les animaux, et donc les abeilles en ce qui nous concerne, raisonnent un tant soit peu.
    Explication : toutes les fenêtres de ma maison se ressemblent. Un rectangle vitré avec de chaque côté des volets rectangulaires verts. La fenêtre qui possède la coupe de nourriture est donc analogue aux autres. C'est pour cela que je vois des abeilles voler devant toutes les fenêtres, cherchant quelque chose... en l'occurrence la coupelle vide. Elles cherchent aux fenêtres et insistent dans le même angle qui correspond à la position de la nourriture sur la fenêtre alimentée (celle de mon bureau). Elles font donc preuve d'un raisonnement en fonction de la géométrie et de la couleur de leurs repères. Mais ce n'est pas tout : lorsque je suis assis dans mon jardin (ce jour il fait beau !) avec ma petite fille, cette dernière me dit "papy, les bébeilles...". c'est que les abeilles m'ont repéré. Elles viennent se poser sur mes bras, trois ou quatre, et tournent autour de nous ! La coupelle est donc vide ! (voir "le seigneur des abeilles", même rubrique). Je vais remplir la coupelle et nous n'en voyons plus...
    Si, lorsque vous êtes dans votre jardin, des abeilles viennent vous taquiner et se poser sur vous, dîtes-le moi. Mon observation sera obsolète...

    "Notre observation concorde avec celle de J.GOULD et suggère que les abeilles disposent d'une carte géographique cognitive. Pourquoi ne seraient-elles pas capables, dans certaines limites, de penser ? (Giorgio CELLI , voir biblio 2)
     
  • Samedi 27 janvier : -4°/+ 7°, soleil. Quatre abeilles sont venues au ravitaillement !
     
  • Identité olfactive ?
    J'ai raconté comment, étant dehors et accompagné, quelques abeilles se posaient sur moi et non pas sur les autres personnes. Voici une raison possible si l'on prend en compte le sens olfactif très développé des abeilles :
    "Dustin PENN, de l'intitut d'éthologie KONRAD lorentz de Vienne a montré, avec ses collègues anglais et américains, que l'on peut identifier les êtres humains par leur senteur corporelle. Ils ont remarqué que l'on pouvait ainsi différencier un homme d'une femme, et que près de 400 composés restent caractéristiques d'une même personne au fil du temps"  (source : "science et vie" , nr.1073, février 2007)

    Températures contrôlées :
    Dimanche 28 février 2007 : des abeilles viennent à la soucoupe de sirop. J'ai vérifié les valeurs des températures avec une batterie de trois thermomètres.
    Il faisait ce jour : - 4° le matin à 7 heures et + 7° au zénith du soleil, et 21° au soleil.
     
  • Mardi 30 janvier : une abeille à 11 h 30 avec -4/+ 5° et soleil , et quelques autres après, avec un bourdon terrestre.
     
  • 14 février 2007 : je plantais des lavandes quand deux abeilles sont venues tournoyer autour de moi : remplie le matin, la soucoupe était vide ...T 9/17°. Je n'ai plus revu les guêpes, donc depuis le 2 janvier.
     
  • 16 février : les températures, depuis hier, montent sérieusement (beau temps, 30°au soleil !). j'ai arrêté de leur donner un casse-croûte le matin. J'ai observé une abeille très vivace qui, pendant un long moment, a marché dans l'herbe rase humide du jardin et une autre sur le ciment de ma terrasse ; je ne sais ce qu'elles cherchaient...
     
  • jeudi 15 mars Très beau temps. Soleil et chaleur ; il n'y a plus que quelques abeilles qui viennent le gros de la troupe est sans doute sur les fleurs.
    Le 25 mars, il n'y a plus d'abeille à la mangeoire mais il y en a sur les fleurs. Si la colonie n'a pas eu d'ennui, je pense donc que les dernières vieilles abeilles qui ont hiverné n'ont pas communiqué aux jeunes l'emplacement de la nourriture...

    Arrêt des observations 2007
     
  • La mémoire des abeilles :
    "On avait posé en automne, du miel sur une fenêtre, les abeilles y vinrent en foule : on enleva le miel, et le contrevent fut fermé tout l'hiver ; au printemps suivant, lorsqu'on le rouvrit, les abeilles y revinrent, quoiqu'il n'y eût point alors de miel sur la fenêtre... un intervalle de plusieurs mois n'avait point effacé l'impression reçue" (François HUBER, in " nouvelles observations sur les abeilles " 1814)
         
 
Sauvetage nocturne !

J'ai installé une soucoupe pourvue de sirop près d'un arbuste et j'ai fait voir aux abeilles où elle se trouvait. Je l'alimente modérément, la valeur d'une tasse à café par jour, et lorsqu'il fait beau uniquement.
Le premier décembre 2008, vers 17 heures, je suis allé à la mangeoire pour la rentrer. C'est alors que j'ai aperçu une abeille au sol, inerte, toute recroquevillée, paralysée par le froid (8 degrés), le soleil ayant quitté l'endroit, car même avec une température fraîche mais avec du soleil les abeilles sortent. (autour de 10 degrés et même moins).
Je l'ai donc ramassée, posée dans le creux de ma main et j'ai soufflé mon haleine chaude dessus... au bout d'un instant, j'ai vu ses antennes remuer un peu ainsi que la tête légèrement.
Je l'ai donc rentrée à la maison et je l'ai placée sur un radiateur dans une boite perforée. Je l'ai laissée là toute la nuit au chaud.
Le lendemain donc, vers 9 heures, je prends la boite et la porte à mon oreille : j'entends un bzzz caractéristique.
Dehors il ne fait pas chaud, 5 degrés à l'ombre et 15 degrés au soleil. J'attends et, à 10 h 15, je sors au soleil (18°) et j'ouvre la boite... l'abeille vient sur le rebord, hésite puis s'envole. Elle fait un tour de repérage au-dessus de ma tête, file tout droit et disparaît !
Elle est restée environ 18 heures hors de sa colonie.

Je pose dorénavant la nourriture à 10 h 30 et je l'enlève vers 14 heures. Les abeilles sont environ une trentaine en même temps et je pense qu'il s'agit d'une colonie sauvage étant donné leur nombre restreint. Parfois, elles sont accompagnées de deux guêpes sylvatiques susceptibles, on se crêpe les antennes !
 
  • Le 20.02.2009, à 13 h 30, observé une abeille butinant sur des violettes odorntes - T - 2°/ + 10°.

Le 12.04.2013 , à 13 heures, je suis en train de faire une petite sieste contre ma haie de lauriers-tin lorsque je suis réveillé par un fort vrombissement : un bel essaim d'abeilles vient de se poser à l'intérieur de la haie ! 

J'ai appelé un copain apiculteur mais à 13h 45 l'essaim s'est à nouveau envolé, entre-temps les éclaireuses ayant sans doute trouvé un coin pour fonder la colonie...

Températures 10 degrés le matin et 20 degrés dans la journée.

 

essaim d-abeilles-au-jardin-dans-haie-12.04.2013

 

Le 05.03.2014 j'ai observé des abeilles boirent dans la soucoupe d'un pot de fleurs (sans pot ) qui retenait de l'eau de pluie  -  température 15 degrés avec soleil.Ci-dessous la buvette !  C'est la sortie de printemps de toilettage.

 

 abeille-s-abreuvant-09.03---2.jpg

abeille-s-abreuvant-09.03---3.JPG

20.09.2015 - 8 h 30 - T 12° à 5 h - Avec une longue sécheresse les abeilles ont besoin d'un coup de main.

20.09.2015 - 8 h 30 - T 12° à 5 h - Avec une longue sécheresse les abeilles ont besoin d'un coup de main.

23.10.2016 :

J'alimente toujours "mes" abeilles avec une coupelle de sirop placée sur le rebord de ma fenêtre.Une fois par jour seulement entre 8 h et 12 h pour ne pas les habituer à la facilité.
J'ai d'abord était étonné de les voir arriver de bonne heure, lorsque le jour pointe à peine par temps clément ; il y en a même qui arrivent lorsqu'il ne pleut pas trop et je suis obligé dans ce cas de rentrer le matériel pour éviter qu'elles ne soient surprises par une forte averse . 
Mais le plus étonnant c'est qu'elles me reconnaissent dés qu'elles me voient dans le jardin et quelques unes viennent me tourner autour pour m'avertir que la coupelle est vide ou pas encore en place !  
Hier je suis monté sur le toit de la maison à une vingtaine de mètres de la coupelle pour arranger des tuiles et deux sont venues me tourner autour et se poser sur moi ! Bzzzzz....
Je suis descendu et constater que la coupelle de sirop était vide 
Lorsque je fais couler le sirop doucement pour éviter d'en engluer une, elles sont une trentaine à me tourner autour du visage et se poser sur moi.
J'ai demandé à ma femme au cours de la journée de passer devant la coupelle vide et d'y stationner un moment pour voir leur réaction : aucune ne s'est dérangée et la ignorée ! Je suis arrivé : Bzzzz, les éclaireuses m'ont entouré. Parfois elles me suivent dans la maison et je dois chasser doucement ces intrépides pour ne pas qu'elles se fassent enfermer pour la nuit.

 Ceci dit, il est indéniable que les abeilles me reconnaissent peut-être un peu à mon allure quoique je change souvent d'habit, mais surtout par mon odeur,des phéromones qui se dégagent de mon corps, je ne vois pas d'autre explication. 
Dommage que je ne sais pas où elles habitent (elles mettent 10 minutes aller-retour coupelle-colonie, colonie-coupelle - abeille marquée -)***, je serais allé me présenter pour voir leur réaction .  
*** 10 minutes à 50 km/h cela donne une distance totale de 8 km (arrondi) sans compte le temps de pose pour se décharger du butin, soit 8 divisé par 2 aller-retour = 4 km (arrondi) à l'ouest, grosso-modo, la position de la colonie...
Mais finalement en comptant le temps "X" nécessaire au déchargement du butin cela peut diminuer beaucoup la distance...

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