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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:15

Le déclin des abeilles est lié à leur sperme.

"Après analyse il s'est avéré que la quantité de spermatozoïdes produits par les mâles"Apis mellifera" exposés aux nicotinoïdes baissait de 39 pour cent ! Le chercheur ( Lars Straub ) souligne que ces résultats de laboratoire doivent à présent déboucher sur des recherches de terrain". (In "science et vie" 1190- 2016)

Rendez-vous en 2030...

"On se servira de drones de la grosseur d'une abeille pour polliniser la flore à la place des abeilles ! Le drone "beeonic" pourrait voir le jour dans une dizaine d'année. ("science et vie" 1190)."

Espérons que non !

le salut des abeilles pourrait venir de leur capacité à vacciner naturellement leurs petits. Les abeilles fabriquent de la gelée royale à partir de nectar et de pollen contenant des microbes issus de leur environnement. Ingérés, les fragments de bactéries pathogènes se lient à une protéine, la "vitellogenine" , qui les transporte dans l'organisme de la reine jusqu'à ses oeufs en train de se développer...qui, a leur contact, sont immunisés"
A.D - revue "science et vie" nr.1177 - octobre 2015..

*Aethina tumida a été détecté pour la première fois en Italie, en Calabre en septembre 2014. En 2014, 61 foyers ont été détectés (60 foyers en Calabre et un en Sicile). En 2015, environ 1000 ruchers ont été visités en Calabre et 450 en Sicile, ce qui a permis de détecter 29 foyers uniquement en Calabre (aucun en Sicile). En 2016 la surveillance a repris depuis le mois de mars et le premier cas a été identifié le 21 avril dans la zone de protection. Le petit coléoptère des ruches est un danger sanitaire majeur pour l’apiculture, du fait des pertes économiques dramatiques qu’il entraine, par la destruction du couvain, des cadres et du miel. En France aucun cas n’a été détecté pour le moment... Source : FRGDS PACA par ICKO - maison de l'apiculture - 10.07.2016.

*Pour cause d’embargo, les agriculteurs cubains n’ont pas eu accès aux produits phytosanitaires pour protéger leurs cultures. Un article publié dans « the guardian » en février 2016, montre que ce fut un mal pour un bien. Bio malgré elle, l’île est aujourd’hui le seul endroit au monde où les abeilles sont en bonne santé. Le miel bio cubain s’exporte très bien, et l’apiculture s’y développe. (Les ruchers du Tigou - facebook - 17.10.2016)


Maladies, prédateurs, mortalité

 

Dernières nouvelles :

Le virus que décime les ruches du monde entier est exporté d'Europe :

L'une des combinaisons les plus virulente auxquelles elles sont confrontées désormais est l'alliance d'un acarien parasite des larves, le varroa, et d'un virus qu'il transporte, le DWV (Deformed Wing Virus, le virus des ailes déformées). Il est démontré qu'il a suivi les routes du commerce  d'abeilles en partant de l'Europe. Les chercheurs appellent donc à limiter le commerce des colonies. (science et vie - avril 2016)
 
Une équipe de scientifiques allemands annonce la découverte d’un nouveau composé chimique qui pourrait sauver les abeilles de parasites qui sucent le sang et nuisent aux colonies : le varroa.
"Science-post"  23.01.2018.

 

"LE VENIN D'UNE MYGALE POURRAIT SAUVER LES ABEILLES "
" L'équipe d'Angharad Gatehouse, à l'université de Newcastle (Angleterre) a mis au point un nouvel insecticide à base d'whexatoxine-Hv1a, une petiite protéine toxique contenue dans le venin d'une redoutable mygale du sud-est de l'Australie, "Hadronyche versuta". Combinée à une proteine issus du perce-neige afin de passer la barrière intestinale des insectes, celle-ci s'est révélée être un insecticide efficace contre plusieurs espèces néfastes pour les cultures...mais pas contre les abeilles. A l'inverse des pesticides couramment utilisés à travers le monde, ce nouveau bipesticide n'a d'effet ni sur la mortalité ni sur les perforamnces cognitives de ces pollinisateurs" C.H "science et vie" août 2014."

 

Après le Gaucho et le Régent, voici venir le Cruiser, un cousin des précédents, homologué dans 80 pays. Mais il porte sur son étiquette la mention "dangereux pour les abeilles" ! Les apiculteurs sont en colère.
    

Les mécanismes de fabrication des protéines à partir de l’ADN seraient perturbés chez les abeilles victimes du syndrome d’effondrement des colonies. (Science et avenir. 25.08.2009)

 

MALADIES DES ABEILLES

Dernières nouvelles sur les insecticides : 

Bien que les insecticides suspectés dans la disparition des abeilles soient désormais interdits, l'hécatombe continue. De quoi relancer l'enquête et ouvrir de nouvelles pistes. La question alimentaire est au centre des débats : grandes surfaces dépourvues de flore entre autre. (Science et Vie, nr.1073, février 2007)

Retour sur l' affaire du gaucho et du Régent,  l'affaire des insecticides "maudits" 

1995, panique dans les ruchers ! Des apiculteurs de plusieurs régions de France déplorent d'inhabituelles mortalités d'abeilles. Rapidement, certains d'entre eux désignent deux insecticides comme seuls responsables de ces hécatombes. C'est ainsi que commence l'affaire du Gaucho et du Régent, les insecticides "maudits". Après de nombreuses expertises, contre-expertises et procédures juridiques, ce petit groupe d'apiculteurs réussit à obtenir en 2004 la suspension des deux insecticides incriminés. Affaire classée ? Pas tout à fait. Après deux années d'investigations, le journaliste Gil Rizière-Wekstein révèle les dessous de cette histoire et démontre comment l'écologie a servi de prétexte pour masquer des enjeux économiques et nourrir des appétits syndicaux et politiques qui vont de la droite villieriste à la gauche paysanne. Il nous permet aussi de comprendre comment ces insecticides "maudits" sont devenus le bouc émissaire idéal pour cacher les difficultés croissantes de l'apiculture et pour remettre en cause un modèle agricole moderne basé sur le progrès technologique. (Gil RIVIERE-WEKSTEIN, voir bibliographie 2)

Un test pour les pesticides 

Un test mesure l'effet des pesticides sur les abeilles. Des chercheurs de l'INRA évaluent la toxicité des produits chimiques sur les larves. L'évaluation des pesticides par test devrait devenir un passage obligé pour obtenir une autorisation de mise sur le marché. (revue " science et vie ", nr.1079, août 2007)

Fluctuations 

Alors qu'à l'habitude les années précédentes mes lavandes bruissaient d'abeilles, cette année 2007 je n'en ai compté que trois sur une bordure de 20 mètres de long à une des heures les plus favorables de la journée !
Je n'en vois pratiquement pas aussi en 2010. 

Elles sont à nouveau nombreuses en 2011 sur le caryops (photo), le thym, le ciste. (Marignane.13)

Maladies du couvain : 

le "Chalkbrood" ou couvain plâtré, causé par un champignon "Pericystis apis" ; le "Stonebrood" ou couvain pétrifié (Aspergillomycose) causé par un champignon "Aspergillus flavus" ; le "Addledbrood" ou couvain avorté, imputable à la reine (Ecosse 1925), le "Sachrood" ou couvain sacciforme, la loque européenne (bacille Pluton), la loque américaine (Bacillus larvae).

Maladies des abeilles adultes : 

- Le froid et la famine sont les deux plus graves maladies des abeilles.

- La dysenterie, la maladie des "ailes frisées" (1926), la dégénérescence et "petites noires" qui ne sont pas véritablement des maladies mais des états, la nosémose (maladie de l'estomac par "Noséma apis", un protozoaire identifié en 1847), l'acariose, acarien découvert en 1920 par RENNIE et dénommé "Tarsonemus woodi" ou "Acarapis woodi" ; "Acarus externus", acarien découvert par le docteur MONGERTHALER, et les antennes de "Brauca cocca" (pou de l'abeille). Le pou de l'abeille (Braula caeca), ou Triongulin, est un Meloïde parasite d'environ 1 mm. qui fait une partie de ses mues accroché à l'abeille domestique ou aux abeilles sauvages diverses, mais il ne fait pas grand mal, il recherche surtout la reine.

Les abeilles sont aussi victimes de "Varroa jacobsoni"  un acarien qui dévore les larves (hémolymphe) 

Le "Varroa jacobsoni", récemment rebaptisé "Varroa destructor", provient de l'Asie du sud-est. Il est reconnu en France depuis 1982 et a été découvert à Java en 1904 par Edward JACOBSON. Il a rapidement colonisé l'ensemble des ruchers européens. Combattue avec des acaricides comme le tau-fluvalinate (Apistan) ou l'amitraze, ainsi que d'autres substances comme le thymol ou l'acide oxalique, la varroase a été reconnue comme vecteur de maladies à virus, comme celui de la paralysie aiguë (CPV)- (Gil RIVIERE-WEKSTEIN, voir bibliographie 2).

Et n'oublions pas les pesticides déversés allègrement par les agriculteurs : Lindane, Deltamethrine, Cypermethrine, Fenvalerate, Folpel etc... (2002 )

Aïl ! 

Pour lutter contre la loque américaine, préparer une eau formolée à 20% ou... écraser des gousses d'aïl au fond de la ruche ! Ce n'est pas un traitement curatif mais préventif. (E.ANGELLOZ-NICOUD,voir bibliographie) 

NDLR : les odeurs dégagées par ces produits obligent les abeilles à bien ventiler la ruche.


Du nouveau : 

La bactérie de la loque américaine colonise l'intestin de la larve d'abeille et s'abreuve de sa nourriture avant de le perforer. Cette découverte effectuée à l'université de Berlin pourrait aider à mieux protéger les abeilles de cette infection mortelle et contagieuse. ("science et vie", nr.1091, août 2008) 

La mite des abeilles (Galleria mellonella) possède une immunité extraordinaire contre le bacille de la tuberculose (J.ROSTAND).

Les papillons «Galleria mellonella» et «Achroea grisella» parasitent la cire des abeilles avec leurs larves. Toutefois, les abeilles n'attaquent que les larves et pas les papillons ! (voir rubrique "mimétisme-topologie") 

 300 kHz : c'est la fréquence qu'est capable de percevoir la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella). Un record pour le monde animal ! Cette haute fréquence permet à ce papillon d'entendre approcher ses prédateurs, les chauves-souris. (science et vie - nr 1150 - L.C)

"Galleria mellonella" se reproduit par parthénogenèse accidentelle ou facultative deuterotoque (Tchang-Yung-Taï).

*Les bactéries présentes dans la gelée royale permettent à la reine d'immuniser naturellement ses oeufs. Les bactéries pathogènes transportées avec le pollen et le nectar par les ouvrières se lient à une protéine, la vitellogenine,qui les transporte dans l'organisme de la reine jusqu'à ses oeufs en train de se développer qui, à leur contact, sont immunisés (science et vie - 9.2015 - A.D )  

 

Sur les fleurs, ce sont les araignées-crabes qui ont pour proies de prédilection les abeilles. Elles se tiennent de préférence à l'affût sur les fleurs composées .

Ici, une araignée-Napoléon à abdomen blanc (Synaema globosum), cachée sur une fleur de giroflée ravanelle
vient de capturer une mouche à miel.
 

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Il y a trois variétés de couleurs de ces araignées chassant à l'affût : blanche, jaune et rouge. Voir la rubrique "arachnides - jardin".
Ce n'est pas tellement leur mimétisme qui est efficace mais leur rapidité d'intervention ! L'abeille ne juge pas le danger à l'avance, sinon elle ferait un tour d'observation rapide de la fleur avant de se poser, anticipant le danger. Elle ne doit éventuellement sa vie sauve qu'à un décollage rapide, ce qui est d'ailleurs souvent le cas. Plus dangereuses sont les toiles des araignées orbitèles.

Le lézard des murailles ou lézard commun a la bonne idée d'attendre les abeilles, et autres insectes volants, à proximité immédiate d'un bouquet de fleurs basses. Le "Clairon des abeilles " (photo ci-dessous) est l'ennemi attitré. Quant au "Sphinx-tête-de-mort ", ce n'est pas les quelques grammes de miel qu'il puise dans la ruche qui mettront en danger l'avenir de la colonie ; il y a des légendes ! À ce niveau, le prédateur le plus important c'est l'homme... et l'ours ! 

Les "Philantes apivores" (Philanthus triangolum), des spécialistes , capturent les abeilles pour les déguster sur place ou les donner, paralysées et non tuées, à manger à leurs larves. Les "Philanthes apivores" sont des guêpes solitaires.

D'autres insectes volants attrapent à l'occasion des abeilles. 

Struggler for life ! 

Embusquée, la grenouille avale l'abeille qui butine au ras du sol, sur le trèfle par exemple. On a trouvé aisément 12 abeilles dans le sac d'une grenouille, insensible aux piqûres.

On connait une race d'abeilles domestiques où les ouvrières sont capables de reconnaître, même à travers l'opercule d'une alvéole, l'odeur d'une larve atteinte de la maladie du couvain (P.JAISSON)

NDLR : cette espèce d'abeille n'est pas citée.

Le "Clairon des abeilles" (Trichodes apiarus). Il dépose ses oeufs dans les nids d'abeilles sauvages et dans les ruches où les larves se développent. Mais cette espèce est peu abondante, voire rare, et les dégâts sont donc peu importants.

 

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Clairon des abeilles sur ceanothus - avril - Marignane (13)

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Et sur Docus carotte.

 

Venu d'Asie, le frelon noir (Vespa velutina) a envahi en quelques mois le Sud-Ouest de la France, où il menace de décimer les ruchers.
Les chercheurs sont actuellement sur la brèche afin d'établir le profil exact de ce superprédateur.
Les abeilles organisent d'elles-mêmes la resistance...

Le premier frelon, découvert l'été 2004 dans le Lot-et-Garonne, aurait été ramené de Chine par un horticulteur.

La mortalité des abeilles américaines : la génétique à leur rescousse.

Quel fléau décime actuellement les abeilles américaines ? Des outils génétiques de pointe ont enfin permis de le savoir : il s'agit d'un virus muté, le IAPV (Israeli acute paralysis virus) découvert en Israël en 2004. Seul, ce virus n'est pas agressif. Il n'acquiert sa virulence qu'avec l'aide d'un complice : le fameux varroa. Pour l'instant, la France est à l'abri...(science et vie, nr.1083, décembre 2007)

Contre le frelon oriental, les abeilles s'organisent.

Pour lutter contre le frelon oriental, les abeilles domestiques de Chypre ont mis au point une tactique collective qui consiste à se ruer par centaines sur le prédateur à l'entrée de la ruche, bloquer les mouvements de son abdomen et l'empêcher ainsi de respirer (V.B "science et vie", nr.1082, novembre 2007) 

 

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Les abeilles paient un lourd tribu aux araignées-crabe.
Ici, une abeille est capturée sur des fleurs de thym par une araignée
à l'affût dans les petites fleurs.
 

À travers la presse

Sur la mortalité des abeilles, d'actualité ces dernières années

Au premier chef, on peut incriminer très probablement l'alimentation des abeilles (NDLR : à ce sujet voir "science et vie" nr.1073), devenue par phases déséquilibrées et insuffisantes en raison de très importantes modifications des milieux naturels provoquées par les activités anthropiques et plus particulièrement agricoles. La monoculture de végétaux sans intérêts pour les apoïdes (céréales), la massive disparition des haies (remembrement), la fauche précoce des bordures fleuries, la variation des proportions d'espèces végétales entomophiles et notamment l'extension passive ou active de variétés végétales peu miéllifères et pollinifères, et l'épandage excessif d'herbicides totaux.

(Alain RERAT, président du groupe de réflexion "Abeilles et Agriculture", cité par Gil RIVIERE-WEKSTEIN, voir bibliographie 2)

NDLR : dans mon village, saint-Martin-les-eaux (04) Lubéron, les champs en jachère, les bords des chemins et des routes sont fauchés avant que les plantes ne fleurissent ou quand elles sont en fleurs. Idem ailleurs. Pour faire "propre". L'excuse de mesures contre les incendies est caduque car les herbes vertes ne brûlent pas ! 

Le liquide tue-mouches est un banal mélange de miel et de formol.

Les abeilles paient un lourd tribu aux insecticides. La menace en France vient de la culture du colza. En 1954, une véritable catastrophe fut enregistrée par les apiculteurs à la suite de l'utilisation du HCH et surtout des insecticides phosphorés. Les abeilles attirées en grand nombre par le nectar du colza furent détruites massivement. (Roger DAJOZ, voir bibliographie)

OGM :

Une abeille fidèle à un champ d'OGM peut transférer du pollen à une consoeur affectionnant un champ de colza non OGM. La dispersion de graines et de pollen issus de cultures OGM est donc inéluctable.
(B.B. "science et vie" , nr.1082, novembre 2007)

 

Abeilles des villes, abeilles des champs… 

"Cela fait des années que les abeilles [domestiques, ndlr] produisent plus de miel en ville qu'à la campagne", affirme Paul Schweitzer du Centre d'études techniques apicoles de Moselle-Lorraine. Plus étonnant : même les abeilles sauvages prennent désormais leurs quartiers en ville, révèle une étude londonienne. Un exode rural qui pourrait être lourd de conséquences, ces insectes jouant un rôle majeur dans la pollinisation des cultures et de la flore sauvage. Le phénomène ne surprend pas Paul Schweitzer, puisque "les villes ont fini par devenir des refuges de biodiversité et les nombreux arbres, les squares, jardins, balcons et terrasses garantissent une succession de floraisons du printemps à l'automne". Surtout, la vie à la campagne est devenue beaucoup plus rude pour ces hyménoptères. Augmentation des monocultures – éradiquant la biodiversité–, utilisation massive des pesticides, disparition des "mauvaises herbes", si bonnes pour les abeilles, ou des coquelicots, bleuets, centaurées… Depuis vingt ans, l'appauvrissement des espèces florales en zones rurales se retrouve dans la composition du miel. La présence accrue de pollen de chêne, par exemple, est signe de la raréfaction de l'alimentation. Les abeilles ont certes d'abord vocation vivre à la campagne où elles sont vitales. Mais parce que leur survie est menacée, l'Unaf (Union nationale de l'apiculture française) a lancé le programme Abeille sentinelle de l'environnement pour placer l'insecte au cœur des villes comme Paris, Saint-Germain-en-Laye, Nantes, Lille, ou Besançon. 
(Source : La Croix, 22 avril 2008 in newletter " Terre sauvage " mai 2008)

Comme pour la Marie-Céleste , les "équipages" se volatilisent ! 

Dave HACKENBORG fut le premier apiculteur de Pennsylvanie (USA) à alerter les spécialistes sur les désertions massives d'abeilles dans les ruches, désertion baptisée " colony collapse discorder " (CDD). Ce syndrome d'effondrement touche maintenant la France. Les anglais ont baptisé ce syndrome "phénomène Marie-Céleste" du nom d'un navire dont l'équipage s'était volatilisé en 1872 !

En France, 500.000 ruches ont disparu depuis 1995 et, chaque année, un millier d'apiculteurs abandonnent leur activité.
(source : "le monde", juin 2007 )

Une autre explication aux problèmes des abeilles ? Hypothèse : 

"Abordons maintenant le chapitre de l'élevage artificiel. N'allez pas croire que je ne comprenne pas que dans un premier temps l'élevage artificiel ait naturellement des avantages ; bien des choses s'en trouvent facilitées, cela va de soi. Mais cette puissante solidarité - si je puis dire - qui règne dans une seule et même génération d'abeilles, famille d'abeilles, s'en trouve quand même à la longue entamée. Aujourd'hui (NDLR : 1923), il va de soi qu'à certains égards on ne peut en général que chanter les louanges de l'élevage artificiel, si l'on prend toutes les mesures de prudence que M. Müller a citées. Mais qu'en sera-t-il dans cinquante ou quatre vingt ans ?" (Rudolf STEINER,, voir biblio)

Les mécanismes de fabrication des protéines à partir de l’ADN seraient perturbés chez les abeilles victimes du syndrome d’effondrement des colonies.

Grâce à une étude génomique, basée sur l’analyse du génome intestinal d’un très grand nombre d’abeilles, May Berenbaum (University of Illinois, E-U) et ses collègues ont découvert une anomalie dans l’expression des gènes chez les abeilles touchées par le CCD. 

A l’intérieur des cellules, l’information codée par l’ADN est retranscrite et transmise aux centres de fabrication des protéines, les ribosomes. Or, chez les abeilles issues de zones affectées par le CCD aux États-Unis, le constituant principal de ces ribosomes -l’ARN ribosomique- montre des signes de dégradation inhabituels, expliquent les chercheurs dans les Proceedings of the National Academy of Sciences publiés cette semaine. Certaines informations génétiques ne peuvent alors plus être transcrites en protéines.
source (texte abrégé) : Cécile DumasSciences-et-Avenir.com 25.08.2009

Sur les toits de Paris !

Comme d'autres apiculteurs amateurs parisiens, Armand MALLESIN et Michèle BONNEFOND, ont installé des ruches sur leur terrasse. Chaque ruche produit une trentaine de kilos de miel soit deux fois plus que le rendement moyen national, et les colonies sont en bien meilleure santé que celles de la campagne ! (source revue :"ça m'intéresse" - nr.345 - novembre 2009 ) 

Des puces sur les abeilles : 

"Dans la banlieue de Lyon, des scientifiques équipent des centaines d'abeilles de puces RFID afin de surveiller leurs allées et venues. Objectif de ces recherches uniques au monde : mieux comprendre la biologie des abeilles et enrayer son déclin. Les données recueillies permettent, entre autre, de dresser le portrait robot moyen de l'abeille butineuse. Elle est âgée de 20 jours, effectue un peu moins de 3 vols par jour, d'une durée de 45 minutes chacun. Entre son premier et son dernier vol, respectivement à 7 et 23 jours, elle effectue 32 sorties. Les chercheurs ont aussi mis en évidence un fait jusqu'alors inconnu : les abeilles passent souvent la nuit hors de la ruche alors qu'on pensait qu'elles dormaient à l'intérieur de la ruche"
(Source "MICRO HEBDO", Pedro LIMA - nr. 610-611, décembre 2009-janvier 2010)

Les geckos, amis des ruches :

Les geckos pourraient débarrasser les ruches d'abeilles d'un de leurs principaux fléaux, des papillons nocturnes nommés fausses teignes.
Maurice Mashaal (revue "pour la science" 14.01.2010)

Un virus plus un champignon - octobre 2010 

En recensant les protéines des abeiklles mortes lors d'un syndrome d'effondrement d'une colonie, les chercheurs de l'université de Montana (Etats Unis) ont trouvé trace de deux parasites pathogènes de l'abeilles, un virus de la famille des "iridoviridae" et un champignon microscopique "Nosena ceranae". Une co-infection qui pourrait expliquer le déclin des colonies d'abeilles, les pesticides pouvant jouer un rôle d'affaiblissement des insectes. (revue "sciences et avenir"- novembre 2010)

La faute aux portables ? 

A l'université de Landau (Allemagne), un travail préliminaire mené sous la direction de Jochen KUHN met en cause les ondes radios générées par le trafic des téléphones portables. En effet, les abeilles placées à proximité d'un portable ont peu de chances de retrouver leur ruche. Des études plus solides sont en cours (2007).
Alain FRAVAL "les épingles entomologiques" -nr.421 -

4 de plus ! 

Quatre nouveaux virus ont été détectés dans des colonies saines d'abeilles domestiques aux EU. Deux d'entre eux formaient même le plus gros des troupes de la flore microbienne des butineuses. On ignore encore si ces virus jouent un rôle dans le syndrome d'effondrements des colonies d'abeilles" (V.E). "science et vie" -nr.1127 - août 2011.

Traitement toxique !

Un cocktail de traitements, utilisés contre des pathogènes responsables du déclin des colonies d'abeilles, augmente en fait la mortalité des pollinisateurs, selon David HOWTHORNE (Université de Maryland). Inofensifs individuellement, ces produits (un antibiotique et des antiacariens) multiplient le taux de mortalité par sept lorsqu'ils sont combinés. L'antibiotique inhibe en effet une protéine capable d'expulser hors des cellules des substances nocives. S'accumulant dans les cellules de l'abeille, les acaricides révèlent alors leur toxicité. 
(revue "science et vie" - V.E - janvier 2012) 

 

Un virus très contagieux transmis par un acarien parasite "Varroa" contribuerait à la propagation et probablement à la mort de millions d'abeilles dans le monde, selon des chercheurs américains et britanniques dont les travaux ont été publiés récemment aux États-Unis. Cet acarien, qui se nourrit du sang des abeilles au stade larvaire ou adulte, perce leur peau et déforme leurs ailes. En plus de la parasiter, celui-ci inoculerait un virus mortel à son hôte, directement dans son sang. Or les abeilles jouent un rôle essentiel pour la pollinisation de plusieurs récoltes de fruits et légumes aux États-Unis estimés de 15 à 20 milliards de dollars par an. (RT FLASH)

 

Les abeilles transmettent leurs virus aux autres pollinisateurs

La vingtaine de virus qui infectent les abeilles domestiques dans le monde peut en effet se transmettre aux autres pollinisateurs (Université britannaique d'Exeter)- "science et vie" Avril 2015.
 

Les fleurs du mal

Il n'est pas aussi simple qu'on le pense pour les abeilles de s'alimenter en nectar et pollen. Selon une étude publiée dans Proceedings of the Royal Society B, les fleurs servent de plateforme à une multitude de parasites propagés entre les différentes populations de pollinisateur (abeilles sauvages, bourdons, papillons...). En déposant leurs excréments, les insectes malades transmettent aux autres leurs hôtes pathogènes.  

Revue "science et vie " 8.2015

 
Une ruche attaquée par des frelons asiatiques - Cap-Ferret 201- Photo Martine Richard.

Une ruche attaquée par des frelons asiatiques - Cap-Ferret 201- Photo Martine Richard.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:10
 Une petite histoire insolite qui vous plaira, je l'espère ! 
Vendredi 10.01.2020 j'ai trouvé dans la mangeoire des abeilles l'une d'entre-elles complètement noyée dans le sirop, totalement inerte. Je l'ai récupérée et mise sous le robinet d'eau tiède, puis quelques secondes dans un verre d'eau tiède pour la nettoyer. Elle était encore vivante ! Je l'ai alors déposée dans une grosse boite d'allumettes perforée puis installée sur un radiateur pour la nuit, il faut que la température ambiante soit au minimum celle de la ruche : 30 à 33 degrés.Le samedi 11 à  10 h, beau soleil, j'ai ouvert la boite et mon abeille ragaillardie a pris son envol vers le soleil ! Gentil, non ?  
02.04.2020 : beaucoup d'abeilles butinent sur mon houx en fleurs !

02.04.2020 : beaucoup d'abeilles butinent sur mon houx en fleurs !

Mes abeilles à la mangeoire. Parfois elles cohabitent avec des bourdons terrestres et des guêpes "Vespula".

Mes abeilles à la mangeoire. Parfois elles cohabitent avec des bourdons terrestres et des guêpes "Vespula".

Deux de mes abeilles pompent ce qu'il reste sur la coupelle - 19.12.2016 - 15 h - 10° -
Deux de mes abeilles pompent ce qu'il reste sur la coupelle - 19.12.2016 - 15 h - 10° -

Deux de mes abeilles pompent ce qu'il reste sur la coupelle - 19.12.2016 - 15 h - 10° -


Seigneur des Abeilles 

J'ai souvent entendu dire ou lu que les abeilles ne reconnaissaient pas leur maître, c'est-à-dire l'apiculteur. C'est sans doute exact en ce qui concerne ce professionnel des abeilles qui ne travaille à la ruche que par intermittence, admettons deux ou trois fois dans l'année. 

Mais, en ce qui concerne mes observations, je peux dire que les abeilles reconnaissent très bien leur pourvoyeur en nourriture si ce dernier les cotoie très souvent. C'est mon cas, un peu insolite j'en conviens, car j'étais en train de réaliser une expérience afin de vérifier la mémoire des abeilles quant au repérage d'une source de nourriture importante. 

Pour ces expériences hivernales dont vous pouvez prendre connaissance de l'article "Abeilles -observations", j'ai donné de la nourriture à une colonie d'abeilles sauvages, et sans doute à deux colonies car elles quittaient la mangeoire dans deux directions différentes. Des colonies peu nombreuses en individus, en secteur semi-urbanisé, approximativement à 10 minutes aller-retour de chez moi. 

Lorsque je m'approchais de la soucoupe garnie soit de miel soit d'eau sucrée, les abeilles occupées à butiner n'avaient aucune réaction. Mais dès que la soucoupe était vide et que je m'approchais, plusieurs abeilles virevoltaient autour de moi, se posant même parfois sur mes habits, ma tête, mes mains ! 

Mieux : dès que les premiers beaux jours sont arrivés, les abeilles sont devenues plus nombreuses. Si la soucoupe était vide, dès que je sortais de la maison j'étais environné. Et que moi ! Si une autre personne sortait, les abeilles, quoique présentes, n'insistaient pas. 

Mieux encore : souvent, quand j'étais occupé au jardin, loin de la mangeoire, je remarquais à un moment donné, une, deux ou trois abeilles (jamais plus) tournoyant autour de moi , bzzzz... des éclaireuses sans doute. Alors j'avais compris : la soucoupe de nourriture était vide... et en effet elle l'était ! J'allais donc la remplir car n'ayant rien à rapporter, les abeilles restaient à la ruche et envoyaient seulement des éclaireuses isolées aux renseignements (remarqué aussi par Von Frisch, ce qui explique la familiarité dont j'étais le témoin). 

Le 23 mars, ma femme a déplacé la mangeoire avant de me le signaler car les abeilles, devenues plus nombreuses, l'impressionnaient ! Quand je suis arrivé pour contrôler le niveau de la boisson sucrée, j'ai été immédiatement environné d'une multitude d'abeilles bourdonnantes. 

A signaler aussi que je ne portais pas tout le temps les mêmes habits ; parfois noirs, parfois gris, verts ou panachés.Les abeilles devaient se repérer sur mon odeur corporelle, soit sur mon allure. Rappelons que les abeilles ont la mémoire des odeurs (phéromones) et la mémoire des formes en relief de préférence (lire aussi "le saviez-vous ?"). 

Je crois qu'il est indéniable que les abeilles reconnaissent une personne qu'elles fréquentent souvent et qui ne représente aucun danger pour elles. L'idéal aurait été que je découvrîsse leur colonie pour me présenter et constater leurs réactions...

      "Les abeilles seraient capables d'abstraction pour distinguer un visage humain et autres motifs visuels, faisant preuve d'une forme d'abstraction malgré leur petit cerveau, selon une étude de Martin GIURFA du CNRS" 
(AFP du 29.01.2010)  

 

"Il est 5 heures, Paris s'éveille *".... et les hyménoptères aussi ! 

5 heures du matin, Lubéron, Alpes-de-Haute-Provence, température aux environs de 20°, ciel clair, il fait nuit. Une pâle clartée pointe au-dessus des collines. Dans le village tout dort et les tilleuls embaument. Un rouge-queue sifflote au bord d'un toit....

Mais les tilleuls chantent ! Des milliers d'hyménoptères butinent déjà : des bourdons, des abeilles solitaires, des abeilles domestiques, des guêpes etc...

Comment s'y retrouvent-ils dans la nuit ?

(Saint-Martin-les-eaux, Lubéron-est, près de Manosque, 25.06.2006)

* Jacques Dutronc. 

*"Les acacias sont en fleurs. L'odeur langoureuse des longues grappes pendantes attire des nuées d'abeilles. Une rumeur s'est installée autour de la maison. C'est un ronronnement discret, presque imperceptible. Il faut prêter l'oraille pour percevoir la vibration de l'immense usine. Les milliers de paires d'ailes diffusent dans l'air une friselis dont la monotonie me berce. (Jean-Paul KAUFFMANN,voir bibliographie 2) 

*J'observe le manège des abeilles sur les fleurs. Voilà un insecte qui a du tact. Il garde la distance, observe toujours une certaine retenue. Surtout, il connait la différence avec les autres espèces vivantes, en particulier avec l'homme. (J-P.KAUFFMANN) 

*Les abeilles sont assez douces et peuvent s'humaniser. M. Dujardin, ayant renouvelé tous les jours les provisions d'une ruche pauvre, était fort bien reconnu des abeilles, qui volaient à lui et couraient sur ses mains sans le blesser (J.MICHELET)

NDLR : comme avec moi !  

 

L'Abeille et le Frelon 

Une abeille dès le matin 
Après avoir sucé mille fleurs d’un parterre,
Revolait vers sa ruche avec force butin.
Un frelon la rencontre, et, lui faisant la guerre,
Lui dit : Insensée ! Où vas-tu ? 
Au travail, n’est-ce pas ? Te vaut-il un fétu ?
A quoi bon prendre tant de peine 
Pour les menus plaisirs d’une indolente reine ?
Travaille pour toi seule, et ce sera tout gain.
Voilà ce que je te conseille.
L’autre lui répondit :Tu me prêches en vain :
Ce qui ne tourne pas au profit de l’essaim
Ne peut être utile à l’Abeille. 


Antoine François Le Bailly
1756, publié par J.L.J. Brière, 1823

 

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      Récupération d'un essaim dans un verger en avril à Hyères (83) 

 

*10.01.2012 : Histoire insolite qui peut prêter à sourire mais qui démontre bien les facultés de vitalité et d'énergie de nos amis les abeilles. 

J'avais fini un pot de miel et il en restait la valeur d'une cuiller à café sur ses parois. Je l'ai porté à la mangeoire du jardin où je donne à manger aux abeilles comme à l'habitude à l'approche de l'hiver et je l'ai posé à plat sur le socle.

Le soir, vers les 16h 30, je suis allé pour récupérer le pot. Deux abeilles s'étaient totalement engluées dans le miel et surprises par le froid de fin d'aprés-midi (9°). Elles étaient totalement inertes et sans réaction aucune.

Il m'est donc venue à l'idée de les extraire de ce linceul sucré. Je les ai portées à la maison et plongées dans un bol d'eau tiède et j'ai agité le tout pendant une dizaine de secondes afin de les débarasser du miel collé à leur corps. Après ce bon brassage, je les ai posées sur un essuie-tout. Quelque temps après, surpris, j'ai vu une aile et une patte remuer sur l'une et l'autre. J'ai alors posé l'essuie-tout sur mon chauffage central electrique pour ravigoter mes abeilles... 

Un bon quart d'heure après elles commençaient à se traîner sur le papier, puis plus tard encore entreprenaient de se faire une toilette des parties vitales. Je les ai donc mises dans une boite en carton perforée et placé le tout sur le chauffage. Une demi-heure environ après en m'approchant de mes captives, j'ai entendu un "bzzzz" s'échappant de la boite... mes deux abeilles commmençaient à battre des ailes ! 

J'ai pensé tout d'abord ne pas les libérer le soir le soleil étant bas et mon jardin dans l'ombre. Mais comme je sais que les abeilles font le point en se basant aussi sur la lumière polarisée, j'ai ouvert la boite... elles se sont mises sur le rebord, vibrées des ailes quelques secondes puis se sont envolées. Elles ont éxecuté quelque cercles de repérage au-dessus de ma tête puis sont parties vers leur colonie dans la bonne direction que je connaissais !

Je vais donc prendre maintenant l'habitude de retirer la nourriture pré-hivernale (le froid n'est pas encore arrivé dans le 13) lorsque le soleil descend sur l'horizon et quitte mon jardin, les températures chutant très vite à ce moment là.

 

Abeille-sur-jacinthe-a-Noel

Pour les fêtes de Noël j'avais acheté un pot de quatre jolies jacynthes en fleurs que j'avais mises sur le bord de la fenêtre au soleil : des abeilles sont venues y butiner ! Joyeux Noël et Bonne Année mes amies ! 

 

 

La capture d'un essaim jadis !
"Le mouchier, ainsi appelait-on jadis l'homme qui s'occupait des mouches à miel. A l'aide d'une vieille casserole dont il avait lié la queue à une longue latte, il entaillait la fraise trémoussante et , très vite, jetait ce qu'il ramenait d'abeilles dans l'un des troncs d'arbres qu'il avait évidé pendant l'hiver. Mais auparavant, par précaution et peut-être aussi par pudeur, tournant le dos à la grappe, il n'avait pas manqué d'arroser de son urine l'intérieur du tronc d'arbre et de le frotter avec une poignée de thym fleuri. C e savant mélange d'odeurs produit sur les abeilles une vive attirance : elles s'enruchent beaucoup mieux"
Marcel Scipion "l'homme qui courait après les fleurs" - Seghers 1984.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:10
Abeille domestique sur sedum spectabile à l'entrée de l'automne.

Abeille domestique sur sedum spectabile à l'entrée de l'automne.

* Les indiens Guayakis du Paraguay ont une civilisation basée essentiellement sur l'exploitation du miel et de la sire des abeilles sauvages Mélipones ( J. Vellard)
 
* La récolte du miel est la grande affaire des indiens Guayatis du Paraguay ; c'est le seul travail pour lequel ils soient assez outillés. Ils possèdent une hache de pierre pour ouvrir les troncs d'arbre où nichent les abeilles, de longues cordes pour escalader les arbres, des paniers-vases imperméabilisés pour transporter le miel, un pinceau pour le sucer. La cire a rendu nécessaire la fabrication de petits pots pour la fondre, des spatules de bois, remplacées souvent par des coquillages, pour l'appliquer et la polir.
in "une civilisation du miel - les indiens Guayatis" - J. Vellard - nrf. 1939. 
 
* "L'été est de courte durée dans la région de la toundra de Mourmansk. Mais le soleil septentrional  ne quitte pas la voûte céleste et 'éclaire d'immenses étendues de terre où poussent l'épilobe, la bruyère, l'airelle, la myrtille, la brimbelle. Dans les journées favorables au vol de l'été polaire, assez rare en ces lieux, les abeilles emmagasinent fiévreusement  dans la ruche, jour et nuit, sans relâche, le nectar et le pollen et font regorger les rayons de miel polaire. Au milieu d'août , dés les premiers gels, quand le jour diminue, les abeilles préparent leur nid pour un hivernage qui durera neuf mois.
A plus de cinq mille kilomètres de là, dans les vallées de la Piandj, au Tadjikistan, le repos hivernal des abeilles dure à peine plus d'un mois et en février, on voit déjà se déployer les tendres feuilles et s'épanouir  les premières fleurs."
"les abeilles" de J.Khalifman - Moscou 1951.
 
* Le manteau de Childeric , dans le tombeau découvert à Tournai en 1653, portait des abeilles d'or.
 
" Pas de miel avant la levée des Pléiades.Le miel arrive avec le lever matinal des étoiles - lorsque que alkyon (Eta 25 Tauri) et sirios ( Sirius A) apparaissent dans le ciel du petit matin - lorsque l'arc en ciel descend sur terre. On récolte le miel quand le figuier sauvage a des fruits. Tout cela à la fin de mai et au mois de juin. "
 
Guglielmo Gasparrini, in "la Lagune, Aristote inventa la science" A-M Leroi
 
* Xenophon (économique VII) disait à sa femme que la reine des abeilles (il s'agit bien d'une reine et non d'un roi) gérait bien sa maisonnée.
 
* L'apiculture n'est pas une activité traditionnelle dans le Sinaï, car pendant la majeure partie de l'année les fleurs sont trop rares pour que les abeilles  à miel puissent prospérer. Néanmoins,ces dernières années, certains petits mâlins ont entrepris d'y élever des abeilles qu'ils nourrissent de sirop. Les abeilles en font du miel que les apiculteurs récoltent et vendent aux touristes naïfs comme du miel bédouin "traditionnel" (Dave Goulson)

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:08
Anatomie de l'abeille

Anatomie de l'abeille

Le saviez-vous ?
Apis mellifera signifie en latin "qui transporte le miel" 
Sur 20.000 espèces recensées dans le monde, seules près de 400 vivent en colonies et stockent le miel. En voici quelques unes :
Apis dorsata (Asie) - Apis mellifera (la notre) - Melipona beechei - Trigona scaptotrigona - Melipona fasciculata (Brésil) - Melipone friseomellita sp. (Amazonie) - Melipona seminigra pernigra (Amazonie) - Melipona flavolineata (Amazonie) - Tetragonisca augustula (Brésil).
 
(Source : revue "terre sauvage", spécial abeilles - été 2012.)
 
 
Les Abeilles
Un lien si vous trouvez un essaim chez vous pour le faire enlever, les apiculteurs de votre région qui sont disponibles : http://abeille.gudule.org/

Rappelons que les abeilles en essaim ne piquent pas.
 
Les soleils des abeilles
Des cellules spéciales présentes à la surface des pétales des fleurs facilitent les visites des insectes pollinisateurs.
Abeilles-domestiques/chrono2382_1
 
Albert EINSTEIN prophétisait : « Si les abeilles venaient à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre». 

La première apparition de cette fausse citation attribuée à Einstein remonte à janvier 1994, dans un communiqué de presse de l’Associated Press rédigé par le journaliste Paul Ames à l’occasion d’une manifestation d’apiculteurs lors d’une réunion des ministres européen de l’Agriculture à Bruxelles. Il a repris cette citation d’un tract distribué à l’occasion par le syndicat d’apiculteurs - Rendons à César....

"Des insectes dans nos assiettes" ?

"Difficile de lutter contre nos préjugés et nos réticences, même si certains curieux qui y ont goûté nous vantent aujourd'hui le goût délicieux d'une fricassée d'abeilles au miel ou de fourmis au chocolat ! "

In revue "mutualiste" nr. 331/2016

A noter :

Les abeilles préfèrent les pelouses tondues tous les 15 jours , trois semaines pour le renouvellement de la flore.

Voisinage dangereux !

L'Aigle huppé (Nisaetus cirrhatus) de la sous-espèce ceylanensis est commun au Sri Lanka. Le 27 février 2016, Uvni Senanayake, Praneeth Ratnayake, Sahan Siriwardena et Dinith Pathirge ont découvert près de Rattota une aire de ce rapace construite à 16,5 mètres du sol dans un Fromager rouge (Bombax ceiba) où étaient aussi installés trois essaims d'Abeilles géantes (Apis dorsata), dont un était placé sous la branche supportant le nid des oiseaux. Le 5 mars, la femelle a été vue couvant dans son nid, son partenaire évoluant à proximité. Aucune interaction avec les abeilles n'a été notée, les deux oiseaux s'approchant toujours en venant du sud-ouest et s'envolant en direction du nord-est, certainement pour éviter tout risque de contact. C'est a priori le premier cas connu d'un Aigle huppé nichant près d'hyménoptères. (Ornithomedia.2018)

* Sir Charles Malet (1752-1815) raconte qu'un nombre prodigieux d'abeilles ont établi leurs ruches dans les cavernes de Salsette et d'Eléphanta (île de l'Inde anglaise). Elles déposent leur miel dans les fentes de rocher et aux intervalles que laissent entre elles les statues ; en divers endroits, elles sont suspendues avec leurs travaux en grappes immenses (C.Juranville). 

Les abeilles sauvées...par erreur :

*Dès la loi sur la biodiversité adoptée, Ségolène Royal a trompetté : la France "protège la santé et les pollinisateurs". Pourtant, la disposition essentielle de la loi a été adoptée...par erreur. La députée UDI Marina Sage, qui a voté pour, a précisé sur le compte rendu de la séance qu' "elle avait voulu voter contre". Or l'amendement qui proscrit les néonicotinoïdes  a été adoptée avec une voix d'avance...("le point" mars 2016)  lol  !

*La Monnaie de Paris lance une souscription pour installer trois ruches sur ses toits, quai de Conti.Elles seront gérées par Audric de Campeau, apiculteur de prestigieux toits parisiens, dont ceux du musée d'Orsay.("le point" 2202)

*Le pollen de tournesol est constitué de grains lourds, épineux, adhérents, caractéristiques propres aux pollens nécessitant un transport par les insectes. La production de semences hybrides qui exige un transfert de pollen des lignées mâles au lignées femelles est donc strictement sous la dépendance d'une pollinisation entomophile dont l'abeille est le principal agent. (M. H . Pham-Delègue, G. Arnold, D. Thierry et C. Fonta in " Science et vie " HS entomologie 1987)

* L'ancêtre commum des insectes et des mammifères remonte à 550 millions d'années.

* MICROGRAPHIA :Francesco Stelluti fut le premier en 1625 a dessiner des planches décrivant l'anatomie externe d'une abeille.

* L'Ordre de la mouche à miel fut institué par la duchesse du Maine, au château de Sceaux, le 11 juin 1703. Cet ordre,créé par caprice et divertissement dura fort peu.

  • Maurice MAETERLINCK (1862-1949) était aussi apiculteur. Il décrivit très présicément "la vie des abeilles" (1901) et découvrit "l'intelligence des fleurs" (1907), provocation dans le monde de la botanique !
  • Où déféquer en société ? Pour les abeilles, même les plus jeunes, c’est au fond du jardin, par vol spécial ! 
     
  • ...et que Marcel PAGNOL détestait les abeilles !
    " Je ne puis m'approcher d'une ruche sans éprouver un sentiment de mépris, de dégoût et d'horreur."
    Pourquoi ?
    Parce que les abeilles ne font pas l'amour, seul "un bref clystère suivi d'une longue diarrhée" (la ponte) pour la reine seule, parce que les faux-bourdons (les mâles ***) sont exterminés et parce que la reine est condamnée à pondre toute sa vie dans le noir.
    "Ainsi, la ruche ou la fourmilière m'apparaissent comme des ruines vivantes, mais irréparables, et leur existence, si lugubre, si effrayante, devrait être pour les hommes un avertissement, et une éternelle leçon."
    Il y voit le danger de l'uniformisation des individus dans le but de l'optimisation du rendement, qui fait disparaître la poésie et la beauté.
    (Jacqueline et fréderic PAGNOL, voir bibliographie)
    *** Dans son texte, M.PAGNOL appelle les faux-bourdons : les frelons.
     
  • Saint patron :
    C'est saint AMBROISE (340 - 397), père de l'église latine, qui est le patron des apiculteurs.
    Quand il était jeune, ce saint aurait reçu un essaim dans la bouche, la multitude serait aussitôt ressortie... bénie ! (c'est moi qui ajoute ! 
    On peut retrouver plusieurs histoires relatives à Saint-AMBROISE, qui fut préfet des gaules et archevêque de Milan au IVeme siècle. Les apiculteurs russes honorent d'autres saints.
    (renseignements communiqués par Mr Jacques GOÜT, Musée vivant de l'apiculture)
     
  • Il est tout à fait normal que le miel granule en hiver. Un miel vieux qui ne granule pas est un miel trafiqué.
  • Le miel apaise les brûlures
    Comme le préconisaient les égyptiens, le miel pur, non traité et non dilué, a bien un effet cicatrisant et antibactérien lorsqu'il est appliqué sur les brûlures. C'est la conclusion d'une équipe belge, qui a compilé les résultats de sept études. ("BURNS", juillet 2013)
     
  • On vend maintenant dans le commerce du miel en... tube !
     
  • Météorologie :
    "Si l'abeille tarde à rentrer, c'est signe de pluie". Sentence vérifiée par les spécialistes, le degré hygrométrique de l'air facilite la production du nectar, donc retarde la présence de l'insecte sur les fleurs. Cette prévision n'est valable qu'un certain temps, quelques heures.
  • Une véritable fourrure recouvre l'oeil de l'abeille ! Entre les 2500 yeux simples de l'oeil à facettes, d'innombrables petits poils sensoriels jaillissent à l'air libre. Ils sont disposés de manière à ne pas gêner la vue ; ils prennent la mesure de chaque coup de vent afin que l'animal puisse immédiatement entreprendre les manoeuvres aériennes nécessaires pour ne pas être détourné de sa route.
    (Vitus B.Drôscher)
  • Le propolis peut servir à mastiquer lorsqu'on greffe un arbre. Ou pour embaumer les morts en Egypte ancienne.
     
  • En une même sortie, l'abeille ne butine qu'une seule espèce de fleur tant qu'elle est productive (fidélité trophique). L'abeille est polygolectique (visite plusieurs variétés de fleurs), le contraire est oligolectique.
     
  • Dans le Midi de la France, quand un apiculteur décédait, on l'annonçait aux abeilles et des morceaux de crêpe noir étaient suspendus aux ruches.Les coutume du deuil sur les ruches sont révélatrices du lien contractuel entre l'apiculteur et les abeilles.
    Est-ce que cette tradition existe toujours ?
     
  • Un essaim d'abeilles avait élu domicile dans un grand Christ en fonte au milieu de la place publique d'un village. Il était resté plusieurs années dans cette sainte demeure ! Et Hérodote nous raconte que les habitants d'Amathonte, dans l'île de Chypre, assiégés par Onésilius, lui avaient tranché la tête et la suspendirent au dessus d'une des portes de la ville. Avec le temps, la tête étant devenue creuse, un essaim d'abeilles s'y retira et y déposa des gâteaux de miel !
     
  • Certains apiculteurs emploient les piqûres d'abeilles (apipuncture) pour soigner les rhumatismes, la goutte et les dermatoses tuberculeuses.
     
  • «En mai, un essaim vaut une vache à lait .»
     
  • On trouve dans la cire de la cérine, de la myricine, de la céroléine et des hydrocarbures saturés. (Alin Caillas 1927)
     
  • Le vernis clair et transparent dont les abeilles tapissent les parois intérieures des cellules à oeufs s'appelle le baume.
     
  • La «gelée royale» contient les acides aminés suivant : l'argine, l'histidine, la lysine, le tryptophane, la phénylanine, la cystine, la méthionine, la thrionine, la leucine, l'isoleucine, la valine, l'acide glutamique, l'alanine, l'acide aspartique, la glycine, la sérine.
     
  • Dans la ruche, si le miel emmagasiné fermentait il deviendrait de l'hydromel. Les abeilles le savent. Pour éviter d'intoxiquer les larves elles mettent dans le breuvage divin un peu d'acide formique préservateur.
    "Dans la nature on le trouve dans le dard et les piqûres de plusieurs insectes de l'ordre des hyménoptères, comme les abeilles et les fourmis, mais aussi sur les poils qui composent les feuilles de certaines plantes de la famille des urticacées (orties)" - Wikipedia -
     
  • Les rêves dans lesquels apparaissent des abeilles sont rares. Ils sont symboliquement positifs.
     
  • 990 plantes principales, c'est la flore mondiale apicole (Apiservices)
     
  • Pays du froid : on rencontre de l'apiculture jusqu'à 63° de lattitude nord (Finlande) - source : Apiservices (voir lien) 
     
  • Le coq, un volatile un peu borné, est la vedette de "Chantecler", la pièce en quatre actes et en vers d' Edmond ROSTAND, le père de Maurice et de Jean (le fameux biologiste). Par contre, les abeilles, insectes très évolués, ont seulement un rôle invisible dans les choeurs . On les entend dire dans la pièce :
    " Engouffrons - Nos fronfrons - Dans l'iris - Et le lys ! "
    et 
    • Chantecler : ...À tout le Pintadisme assemblé sous ces treilles;
      Laissez le potager - N'est-ce pas les abeilles ? -
      Travailler à changer en fruits sa floraison.
    • Les abeilles : Il a raison, il a raison, il a raison !
    • Chantecler : Rien ne se fait de bon dans le fruit. Il empêche
      La branche...
    • Les abeilles : Il a raison !
    • Chantecler : De mettre à point sa pêche ;
      La grappe...
    • Les abeilles : Il a raison !
    • Chantecler : De mûrir sur le cep.
Edmond ROSTAND (1910)
  • Crise du logement ! Ou lorsque les abeilles et les hommes conjuguent leur effet :
    L'ornithologue Mc KINLEY vient d'expliquer pourquoi le perroquet de Caroline, très abondant dans cette région il y a 100 ans, en a aujourd'hui presque disparu complètement. Ce ne sont pas les chasseurs, mais les abeilles et, indirectement, la crise du logement qui en fut la raison. Les perroquets nichaient dans les arbres creux qui furent utilisés également comme refuges par les abeilles importées d'Europe. Comme les pionniers n'hésitaient pas à abattre ces arbres pour se procurer du miel, les perroquets se firent rares. La crise du logement finit par éteindre presque complètement leur espèce de cette région ("Science et vie", nr. 525 de juin 1961)
 
 
Abeilles-domestiques/chrono68_1.
Crise du logement : les abeilles chassent les peroquets de la Caroline !
© Maurice Henry 1961
 
  • Gaucho, Régent et tournesols :
    Pour la première fois depuis 10 ans, les récoltes de miel de tournesol ont augmenté en France. Elles sont mêmes passées dans le Sud-ouest de 10 kg en 2004 à 50 kg par ruche en 2005. Les apiculteurs attribuent ce progrès à l'interdiction toujours discutée des insecticides Gaucho et Régent (Science et Vie. nr. 1059, décembre 2005)

    Les insecticides Klartan et Maurik, à base de Fluvalinate, et la Phosalone seraient non toxiques pour les abeilles (1987)
     
  • Il faut environ 50 piqûres d'abeilles pour tuer un homme bien portant et 3 piqûres de frelons. Mais ce sont les hyménoptères les plus inoffensifs hors du nid. Par contre, la guêpe est beaucoup plus dangereuses par allergie car elle mange souvent un peu de tout, viande avariée, fruits gâtés etc... et pique pour un oui ou pour un non, elle est succeptible. Le seul geste à ne pas faire et d'essayer de la chasser de la main quand on mange dehors ou en pique-nique... Le xylocope, quoique imposant, n'est absolument pas dangereux ainsi que les autres abeilles solitaires. Voir rubriques "frelon gourmand" et "Xylocope violacé" du site.
     
  • Coopération gourmande :
    Les rossignols aiment fréquenter les abords des ruchers parce que les abeilles jettent en dehors de leur ruche les larves mortes dont ces oiseaux sont friands ! Irascible, le rossignol ne supporte pas la compagnie de ses congénères, sauf dans ce lieu gourmand.
     
  • Le miel avait un rôle, ainsi que de nombreux produits naturels, dans la fabrication des couleurs de la peinture ancienne (oeuvres d'art  M.H.RABATE in PASSERON, voir biblio)
     
  • Qui cherche trouve !
    FABRE, VERLAINE, G.BONNIER, TURNER, BETHE, H. VON BUTTEL-REEPEN, ROMANES, E.YUNG, FERTON, DESLY, E.L. BOUVIER, MARCHAND, GIARD, E. RABAUD (ce dernier adversaire de FABRE "de si médiocres expériences") ont réalisé des expériences et ont écrit sur l'orientation des hyménoptères et en particulier des abeilles, sans découvrir les points majeurs .
    "Des faits bien établis relatifs aux hyménoptères volants permet une conclusion ferme. L'orientation de ces insectes ne met en jeu que des repères sensoriels. Ces repères sont sûrement, et peut-être exclusivement, d'ordre visuel, dès l'instant où l'insecte part en direction du nid, jusqu'au moment où il arrive sur l'emplacement du nid."
    J-H.FABRE a expérimenté sans conclure, et c'est K.V. FRISCH qui mit tout le monde d'accord en découvrant le rôle du soleil, de la lumière polarisée, de l'odorat et de la danse frétillante dans l'orientation des abeilles. (voir bibliographie).
     
  • Les abeilles vendangent... hic !... hic !
    Un grand viticulteur téléphone à un oenologue de grande réputation :
    "Je crois que je vais commencer à couper. Les abeilles n'ont jamais été aussi virulentes ! Elles attaquent les raisins les plus mûrs. Vous devriez venir voir ça ! Bientôt ce ne sera même plus la peine de vendanger." (Emile PEYNAUD, voir bibliographie).
     
  • l'avenir de nos grands vins, et des autres, passe par la sélection olfactive. À nos amis ampélographes d'avoir enfin du nez !
    NDLR : et si on embauchait les abeilles ?
     
  • Le miel et le vin :
    On a des raisons de penser que l'usage du sucre existait avant CHAPTAL. ROZIER conseillait, dans le cas des moûts trop aqueux, d'ajouter, outre le moût bouilli et concentré, ce qu'il appelait du "muqueux doux" et le miel de préférence. Il préconisait une livre de miel pour cent litres de moût, ce qui ne fait qu'à peine cinq grammes par litre et donc un gain d'alcool insignifiant. (Emile PEYNAUD)
     
  • DJEBAHS : ruches cylindriques utilisées en Afrique du Nord. (1974).
     
  • Le congrès APIMONDIA a eu lieu pour le première fois en France du 8 au 14 septembre 1975 à Grenoble. Karl Von FRISCH faisait partie du comité d'honneur.
     
  • Inutile de taper sur des casseroles !
    Pour arrêter un essaim en vol il suffit de projeter dessus, en le bougeant, le faisceau lumineux du soleil reflété par un miroir. (M.CRENILLIER, apiculteur, 1974)
     
  • Ils ont chanté les abeilles :
    VIRGILE, Fernand GREGH, Mme. L. ACKERMANN, MICHELET ("Les annales " 1890,1900)
    ....
    Une fleur est pour elle une mer de délices,
    Elle sort trébuchant sous une poudre d'or.
    Son fardeau l'alourdit, mais elle vole encor
    Dans son enchantement, au fond de cent calices.
    (Mme L. ACKERMANN, extrait de "L'abeille" in "Les annales  1890)
     
  • L'abeille africaine :
    L'abeille africanisée, race hybride de l'abeille domestique, en compétition avec d'autres abeilles locales, les élimine progressivement. Au Brésil en 1956, l'introduction d'une abeille africaine, envahissant le continent sud-américain, s'est tristement rendue célèbre pour le nombre des victimes humaines suite à des réactions allergiques consécutives à des piqûres.
     
  • Vols... d'abeilles !
    Le 10.08.2006, la télévision régionale Provence-Alpes-Côte d'Azur, diffusait des images d'apiculteurs en colère : des bandes organisées volent les ruches dans les Alpes-de-Haute-Provence ! La nuit sans doute...
     
  • D'où provient l'expression "Lune de miel" ?
    Une coutume vieille de 4000 ans, à Babylone, voulait que pendant le mois qui suivait un mariage, le père de la mariée devait offrir à boire à son beau-fils autant de "mead" qu'il pouvait. Le "mead" était une bière à base de miel, et comme le calendrier était basé sur les cycles lunaires, cette période était appelée le mois du miel, et d'où, de nos jours la "Lune de Miel" ! (source Internet, avec autorisation)
    Et chez les Goths, les nouveaux conjoints devaient se nourrir presque exclusivement de miel pendant les 30 jours qui suivaient leur mariage.

     
  • Météo ;
    Il va pleuvoir si les abeilles s'éloignent peu de la ruche.

    Puisque je vous parle de météo, sachez, pour la petite histoire, qu'il a fait 38°4 à Paris le 19 juillet 1881 et on a relevé 75°2 sur un thermomètre posé sur une pelouse sèche en plein soleil ! Il a fait aussi 43°6 à Montpellier en 1907 et 40° à Paris le 26.08.1765.
    (source : " les Annales ", août 1900, nr 896)
     
  • A propos de Jean-Henri FABRE : une jolie image.
    "Il a butiné comme un miel les plus neuves, les plus poétiques observations sur l'étrange existence des petites bêtes" (Edouard HELSEY, " les annales " nr.1453)
    Et notre grand entomologiste a écrit : "Nous regardons les ruches, autour desquelles les abeilles font comme une fumée rousse"
     
  • Pacem in terris !
    Une équipe dirigée par Jerry BROMENSHENK à l'université du Montana est parvenue, en 2002, à entraîner des abeilles au déminage. Après que leur ration d'eau sucrée alimentaire ait été associée à la diffusion d'effluves d'explosif, les insectes se dirigeaient naturellement vers les zones où l'odeur est perceptible : détectée par radar, la concentration des insectes trahit alors la présence de mines.
    C'est maintenant au tour des guêpes "Microplitis croceipes"  de renifler drogues et explosifs !
    ("Science et vie" nr. 1066, juillet 2006)
    NDLR : le système avait déjà été entrevu en Russie dans un rucher de Kolkloz dans les années 50.Expliquation dans le livre "les abeilles" de khalifman, éditions russes en français, 1955, page 229.

    Une fois ce réflexe conditionné acquis, les insectes ont pu reconnaître des substances explosives comme la dynamite, le plastique C-4 ainsi que le TATP (triacetone-triperoxide), souvent utilisées par les terroristes kamikazes.
    Les scientifiques ont également pu prouver que les abeilles pouvaient renifler ces explosifs en la présence de substances pouvant potentiellement faire interférence tels des parfums, l'huile de moteur ou des agents répulsifs pour les insectes.
    "Les abeilles ont un odorat aussi développé que celui des chiens", souligne Tim Haarmann, le responsable de ce projet de recherche de 18 mois.
    Le dressage prend deux heures et les abeilles peuvent être déployées immédiatement après. (Nouvel Observateur 30.11.2006)
     
  • La Fontaines-aux-fées (1911)
    À côté de la maisonnette, s'étend un long rucher presque complètement abandonné. Seule une ruche de bois garde encore des abeilles. La Fontaine-aux-fées est dans l'enclos même. (E.HINZELIN)
    NDLR : lieu où vécu Jeanne-d'Arc.
     
  • Les abeilles essaiment au printemps, les fourmis en automne. Essaimage d'une colonie de fourmis dans mon jardin le 27.09.2006, ce qui a attiré... un vol de mouettes ! Toutes les années en cette période, c'est le grand départ des "aludes" (fourmis ailées en provençal) .
     
  • Les abeilles ont une sainte horreur de l'odeur du cheval !
     
  • Le rossignol aime fréquenter les ruchers parce que les abeilles jettent dehors leurs larves mortes dont cet oiseau est friand . Il remplit ainsi le rôle d'agent de nettoyage.
     
  • Malentendu
    Marcel ROLAND décrit dans son ouvrage "Appel au bercail" des abeilles qui se posent sur l'eau : "Les abeilles doivent se faire aussi vaporeuses que des flocons de neige pour que l'air emmagasiné dans leurs petits ongles leur serve de flotteur. Alors, sans bouger, elles boivent".
    Les guêpes se posent sur l'eau (voir album "hyménoptères") mais pas les abeilles. À moins que celles du Quercy.... j'en doute.

     
  • "Abeillauds" c'est le nom donné dans certaines régions de France aux faux-bourdons de la ruche.
     
  • "Calice de gland"  autre nom des cellules royales.
     
  • Les ailes de l'abeilles battent à 440 coups à la seconde soit 25.000 à l'heure. Le rythme de la respiration est de 150 contractions à la minute (KHALIFMAN)
  • NDL : en fait elles battent à 190/200 coups !
     
  • Super bee !
    L'abeille nr.15 de l'observatoire de Toula (URSS) s'est envolée à plusieurs mètres de la ruche 5 jours seulement après sa naissance ! (J.HALIFMAN)
     
  • Dorothy HODGES
    Dorothy HODGES (1758 - 1800) était une excellente dessinatrice anglaise qui réalisa de merveilleuses planches sur les abeilles et illustra des ouvrages. À voir sur le Web mondial.
     
  • Supertitions :
    - Les abeilles ont la moralité tatillonne et répugnent absolument à s'établir en Irlande et, même, sur un lopin de terre que l'on aurait fait venir de là-bas.
    - Sur le toit des ruches vides il ne faut pas manquer de placer, en croix, deux brins de paille que seul le vent ensuite pourra toucher. (R.MOREL et S.WALTER, voir bibliographie 2)
 
Abeilles-domestiques/chrono70_1
 
 
  • Quel est le seul aliment qui ne se gâte pas ?
    Le miel
  • Les abeilles ne se plaignent pas de Paris !
    Elles y trouvent tant d'espaces verts bien entretenus, si peu d'insectes concurrents, qu'elles produisent en moyenne plus de miel (excellent) par ruche que leurs soeurs campagnardes. ("science et vie" nr.887, août 1991)
     
  • Un petit goût d'éternité !
    Bacillus subtilis est une bactérie qui survit dans l'espace !
    On l'a aussi retrouvée, vivante, dans l'organisme d'une abeille emprisonnée dans l'ambre depuis plus de... 20 millions d'années ! (Science et vie, nr.239, hors série "les nouveaux mondes", juin 2007)
     
  • Le rat est un des rares êtres vivants à ne pas craindre l'abeille !
     
  • Petits échos : (docteur Maurice MATHIS, "l'exploitation rationnelle des abeilles", voir bibliographie 2)
    - Au-delà de 2 mètres 50 de la ruche les abeilles ne piquent jamais.
    - On cite des exemples de ruches ayant subsisté 25 ans
    - Des charretiers de Provence m'ont affirmé avoir déniché des colonies d'abeilles dans des trous d'arbre ayant accumulé plusieurs centaines de kilos de miel.
    - l'apier était l'ancien nom du rucher.
  • La glande de Nasanoff sécrète une phéromone qui est l'odeur de la colonie. Une glande située sur le segment apical de l'abdomen de l'abeille.

    - Le marronnier d'Inde butiné par les abeilles donne un miel dépourvu de parfum qui peut servir à édulcorer le café ou le thé sans dénaturer le parfum.
     
  • Dans le livre "les insectes" de Jean ROSTAND (1936), page 59, on voit la photo d'un essaim d'abeilles sur des gâteaux nidifiés en plein air sans protection sur les branches d'un arbre.
     
  • Informatique : Une méthode de communication entre les serveurs d’un réseau, inspirée de la danse des abeilles, augmente leur efficacité !  revue "Pour la science"
     
  • L'utilité du rossignol en apiculture :
    Un spécialiste, Mr MORAUD, a communiqué au journal "l'apiculteur", une observation curieuse sur l'utilité qu'il peut y avoir, pour un apiculteur, à posséder des rossignols près de ses ruches. Il a pu en effet surveiller les rossignols qui avaient coutume de se poster à l'entrée de ses ruches, et il a constaté qu'ils capturaient uniquement les mâles. Il fit une expérience probante : il tua une douzaine de bourdons et six ouvrières, et les posa devant la ruche sur une planche; quand la rentrée des abeilles mâles fut terminée, les rossignols se mirent à rôder, aperçurent la planche, enlevèrent tous les mâles, mais ne touchèrent à aucun corps des ouvrières. (Source : CNAM et OPIE, juin 2008)
     
  • L'abeille paraît présenter une véritable dépravation de l'odorat, puisqu'elle préfère, c'est un fait bien établi, les eaux sales à l'eau pure : il n'est mare si infecte qu'elle ne recherche pour venir s'y désaltérer. Les apiculteurs parisiens (il en existe beaucoup) n'ignorent pas que leurs chères avettes vont s'abreuver dans les urinoirs. Les allemands ont prouvé que c'étaient les traces d'indol et de sestol, substances tout spécialement malodorantes, présentes dans l'eau sale, qui attirent ainsi les chastes buveuses de rosée !
    (Remy CHAUVIN, voir bibliographie)
     
  • "La joie des abeilles" : un peu de coke, tant pis si le sirop est mauvais, leur danse est frénétique.
  • "La peur des abeilles" : leur vrombissement suffit à faire claquer certaines chenilles des mandibules. (OPIE)
     
  • Une tenue pleine de piquants !
    On n'a pas battu le record du monde de 40 kg d'abeilles depuis 1998, mais un jeune apiculteur chinois, de la province de Hunan, en short et lunettes de piscine, a attiré plus de 230.000 insectes contre lui. Comment ? En accrochant la reine dans une petite boite en plastique juste en dessous de son menton. Les abeilles de la ruche vont alors naturellement s'agglutiner près d'elle. Comme pendant l'essaimage, lorsqu'elles partent en quête d'un nouvel habitat en suivant leur souveraine. Un apiculteur de l'Hérault, Bernard FRAYSSE, a pratiqué l'expérience à plusieurs reprises..
    (In revue "ça m'intéresse", nr.367, septembre 2011)

      abeille robot telegramme-de-Brest-.06.2012 

  Document "le télégramme de Brest" du 22.06.2012
par Julie LALLOUÊT-GEFFROY 
 

Les requins tuent moins que les abeilles !

Quelques chiffres communiqués par l'ISAF (International Shark Attack File) toutes espèces confondues :

1990 - 35 attaques dont 2 mortelles dans le monde -
1995 : 65 attaques dont 10 mortelles -
2000 : 78 attaques dont 11 mortelles -
2005 : 59 attaques dont 4 mortelles.

 Chaque année plus de 1200 personnes sont tuées par les abeilles
et 2500 dévorées par les crocodiles !

in "la gazette des pontons" Toulon - nr 55.

 

Les abeilles aiment le café.

Le café améliore la mémoire des abeilles. Des chercheurs de l'université de Newcastle  ont découvert la présence de quantités infimes de caféine dans le nectar d'orangers et de citronniers. Des tests ont prouvé qu'à très faibles doses la caféine stimule la mémoire des abeilles qui, du coup, retrouvent plus facilement le chemin de la plante.
Ainsi en distillant de la caféine dans son nectar, la plante s'assure une meilleure fréquentation, et donc une meilleure pollinisation. (Science)

LE LIN

Les fibres du lin sont tellement fines, qu'une trentaine de grammes de filasse travaillée au rouet fournissent plus de cinq mille mètres de fil. La toile d'araignée peut seule rivaliser de finesse avec certains tissus de lin. (J-H.Fabre - la plante)

Au village de Bicorp, prés de Valence, Espagne, se trouve "la grotte de l'araignée" découverte en 1919 où sont représentées les premières peintures rupestres de la chasse aux abeilles.(J.Khalifman)

 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:08
Un tiercé sur un sedum spectabile.

Un tiercé sur un sedum spectabile.

* "Dans l'année 2010 pas moins de 20.000 tonnes d'imidaclopride (néonicotinoïdes))  ont été utilisés dans le monde toutes catégories confondues (insecticides, fongicides et herbicides)...que valent 20.000 tonnes d'imidacloprides  ? Une telle quantité du toxique peut tuer instantanément 3 milliards de milliards d'abeilles. A raison de 30.000 abeilles par ruche en moyenne cela représente 100.000 milliards de colonies...et en réalité infiniment plus qu'il n'en existe à la surface de la planète."  (Stéphane Foucart "et le monde devint silencieux")
 
* "Un milliardième de thiaméthoxame ( néonic) administré  à une abeille suffit à réduite jusqu'à 30% la probabilité qu'elle retrouve le chemin de sa ruche"
 
* Comme tous les poïkilothermes, les abeilles entrent en léthargie  aux températures basses, et tombent en coma (chill-coma) sous les 10° C environ. 
 
* 89124 : c'est le nombre de ruches qui ont ériclité entre le début de l'hiver et aujourd'hui sur les 544879 mises sous surveillance dans 36 pays (16%). L'an dernier, la perte était de 21 %. (journal of apicultural reseach 2019)
 
* 571 : C'est le nombre d'espèces végétales disparues depuis 250 ans. Soit 500 fois le rythme d'extinction qui existait avant la présence humaine. (Nature, Ecology and Evolution 2019)* Les abeilles peuvent réagir à la lumière UV jusqu'à 3500 A au moins (Khn 1925) 
 
 
* 208000 tonnes de miel importées par l'Union Européenne !
Selon Eurostat, les pays de l'UE ont importé 208000 tonnes de miel en 2018 et en ont exporté 21000 tonnes. Avec 80000 tonnes, la Chine arrive largement en tête des pays exportateurs de miel vers l'UE, devant l'Ukraine (41000) et l'Argentine (25000). C'est l'Allemagne qui a importé la plus grande quantité de miel d'origine extra-européenne (60000), suivie par le Royaume-Uni (45000) et par la Belgique (22000). La France en a, pour sa part, importé 8100 tonnes . ( Pierre-Antoine Delhommais in revue "le point" 2439 )
 
*****************************************************************

1-  Par une journée d'été on compte sur le corps velu d'une abeilles, soixante-quinze mille grains de pollen..

Pollens et spores ont des tailles très variables. La longueur de la plus grande dimension va de 2,5 microns (1 micron = 1 millième de millimètre) chez les myosotis jusqu'à 200 microns chez la courge. Toutes les dimensions intermédiaires sont observée (A.Pons "le pollen" 1958)

2- La métamorphose de l'oeuf en abeille dure 21 jours. En voici les étapes les plus importantes : oeuf (1-3), larve (4-9), nymphe imparfaite (10), nymphe (11-12), insecte parfait (13).

3- Les appareils d'enregistrements des départs et retours des abeilles de la ruche  notèrent 2.434.666 sorties et 2.357.769 entrées, c'est-à-dire prés de 5 millions de passages en tout.
 
NDLR : Donc 76.897 abeilles sont mortes !
 
4- Un kilogramme de miel, cela représente le nectar récolté sur plus de cent mille têtes de pissenlit, ou prés de deux millions de fleurs d'acacia, quatre à cinq millions de fleurs de sainfoin, six à sept millions de fleurs de trèfle rouge.
 
5 Lorsqu'elle pique, l'abeille inocule à son adversaire environ trois dix-millième de gramme de venin.
 
- 6 -  Certaines générations d'abeilles vivent six semaines, d'autres six mois et même d'avantage. .
 
"les abeilles" de J.Khalifman - Moscou 1951.

1 à 6 : J.Khalifman - "les abeilles" 1955 - prix Staline 1951.

* L'abeille parcourt 2,7 à 3,7 mètres/seconde, alourdie ou pas de pollen (Demoll)

* Une abeille qui pèse 100 milligrammes  brûle 50 milligrammes de sucre par heure. (Repère : 180 grammes de sucre décomposés libèrent 700.000 calories)

* Une fleur peut donner 1 milligramme de nectar dans une journée ( Kléber 1935 ).  

* Le pollen des abeilles : On a calculé qu'une étamine d'érable donnait 1000 grains de pollen, celle du seigle 19.000, un pin sylvestre âgé  6455 milliions par an et que les épicéas de la Suède méridionale fournissaient annuellement 75.000 tonnes de pollen !  ("le pollen" A.Pons - 1958)

* En pleine miellée , il peut être impossible de découvrir une seule exploratrice. Sur 159 ouvrières individuellement marquées, 9 seulement sortirent sans avoir suivi auparavant les évolutions des danseuses. Parmi les 150 autres, 79 revinrent avec des pelotes de pollen identiques à celles des danseuses allées sur les mêmes fleurs (observation de Theresa  Oettingen-Spielberg et Bonnier)

* 2013 : il y avait  60 milliards d'abeilles en France. ( S et V. 175 )

* Biomimétisme : Deux mois et 60.000 abeilles, c'est ce qu'il aura fallu pour fabriquer "Vessel #1" ("récipient nr. 1"), le vase présenté à Paris par Tomas Libertiny, artiste slovaque. (S et A .nr 175)

* Il y aurait 20.000 espèces d'abeilles dans le monde...

On a pu calculer que le remplissage du jabot d'une abeille demande l'exploitations de 193 fleurs de trèfle , et que l'élevage d'une larve exige 0,15 grammes de pollen, ce qui donne une idée du lourd labeur des abeilles.

* Chaque jour, une larve d'abeille domestique est inspectée à plus de 7000 reprises et nourrie 1100 fois (S et A)* 

1 - Sur prés de 10.000 gènes (l'abeille en compte environ 15.000), plus de 40% voient leur expression modifiée lors du passage du stade nurse au stade butineuse.

 2 - Les colonies sont fragilisées par de nombreux pathogènes : 3 champignons, 5 parasites dont le Varroa, 6 bactéries et une vingtaine de virus venus des USA, d'Israël ou encore du Cachemire. 
 
3 - Apiculture française : nombre d'apiculteurs 85.000 en 1995, 70.000 en 2012 - Production nationale de miel : environ 32.000 tonnes en 1995, 16.000 tonnes en 2012 - importations : 6000 à 7000 tonnes en 1995, 26.000 tonnes en 2012.
1 - 2 et 3 Revue "sciences et avenir" - HS les abeilles - août 2013.
 
* L'intelligence des abeilles : elles comprennent la notion de zéro, elles résolvent des problèmes mathématiques, elles sont capables d'abstraction. (science et vie - août 2018)
 
*"L'énergie transportée par un quantum dépend de la fréquence de la lumière dont il est partie prenante ; plus cette fréquence est élevée, plus sont énergie est grande ; les quanta présents au sein d'une lumière bleue contiennent plus d'énergie que la lumière rouge"
Etienne Klein "le pays qu'habitait Einstein" 
 
NDLR : Ce qui expliquerait que l'abeille, si elle a le choix, fréquente beaucoup les fleurs bleues et moins les rouges (coquelicots, par exemple)
Couleur bleue : fréquence 650 thz , longueur d'onde 462 à 500 nm - couleur rouge : fréquence 533 thz ,625 à 670 nm.
 
* "Une seule ruche d'abeilles à miel compte 50.000 ouvrières ou plus et il est courant pour les apiculteurs de placer 20 ruches dans un même endroit - soit 1 million d'abeilles. Un seul nid récolte jusqu'à 60 kilos de pollen et 150 kilos de nectar par an. Avec une forte densité de ruches, les abeilles à miel peuvent récolter jusqu'à 22.500 kilos de miel par kilomètre-carré"
"ma fabuleuse aventure avec les bourdons" Dave Goulson. 2019.
 
* Les vergers, les jardins et champs cultivés péricliteraient  faute d'insectes effectuant la fécondation des plantes ; les chômeurs pourraient être employés à la fertilisation avec de petits pinceaux***, mais leur nombre serait à coup sûr insuffisant. Une seule abeille visite peut-être 4000 fleurs dans une journée, et on peut admettre qu'en Allemagne, avec ses 2.700.000 ruches, ayant chacune 10.000 ouvrières, chaque abeille faisant 40 voyages par jour en visitant 100 fleurs par voyage, il y aurait  11 trillions de fleurs visitées par jour. C'est une tâche pour laquelle l'homme ne peut entrer en compétition.***
In "la menace des insectes" de L-O Howard - 1941 -
*** Comme le font les chinois au 21 eme siècle !
 
* Le pollen des abeilles : On a calculé qu'une étamine d'érable donnait 1000 grains de pollen, celle du seigle 19.000, un pin sylvestre âgé  6455 millions par an et que les épicéas de la Suède méridionale fournissaient annuellement 75.000 tonnes de pollen !  ("le pollen" A.Pons - 1958)
 
 L'abeille ne répond pas à une lumière d'une longueur d'onde plus grande que 650 nanomètres. Elle distingue 4 bandes spectrales principales : 650 à 500 nanomètres (rouge + jaune + vert) - une de 500 à 480 nanomètres (bleu + vert), une de 480 à 400 nanomètres (bleu + violet) et enfin une de 400 à 310 nanomètres l'ultraviolet. ( Wigglesworth)
Abeille butinant sur une fleur de chèvrefeuille - juin -

Abeille butinant sur une fleur de chèvrefeuille - juin -

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:06
Une abeille en vol avec sa récolte devant un jacinthe. 14.03.2016. Battements d'ailes 190/200 coups seconde.

Une abeille en vol avec sa récolte devant un jacinthe. 14.03.2016. Battements d'ailes 190/200 coups seconde.

 

Mes abeilles ont découvert l'Eldorado ! 
 

  • Lorsqu'il faisait beau et qu'elles venaient nombreuses à ma soucoupe de ravitaillement, il fallait environ deux ou trois heures pour la vider des deux ou trois cuillères à café de miel que j'y déposais. Alors, quand on sait qu'une ouvrière doit visiter 1000 à 1500 fleurs de trèfle pour remplir son estomac une seule fois, quelle somme de travail représente une cuillere à café de miel que je déguste !
  • L'abeille peut distinguer l'essence d'orange de 43 autres huiles volatiles. Il y a beaucoup de points communs entre le sens de l'olfaction de l'abeille et celui de l'homme, elle a du "nez" ! 
  • Avec 1 kilo de cire l'abeille peut construire 80.000 alvéoles. Il leur faut 8 à 10 kilos de miel pour fabriquer 1 kilo de cire.(Hardouin)
  • L'abeille réagit à une longueur d'onde de 297 nm, à la limite inférieure du spectre solaire. Et elle ne répond pas à une lumière de longueur d'onde plus grande que 650 nm. Elle a une très forte sensibilité dans l'ultra violet lointain à 360 nm, et une autre dans le vert à 540 nm. 690 nm est la plus grande longueur d'onde signalée comme visible par les insectes.
    (in "la vie des insectes" de V.B.Wigglesworth")
  • L'abeille a un angle ommatidien de 1°, chez le perce-oreille de 8°, de sorte que pour le même objet ce dernier insecte n'obtiendra qu'un seul point lumineux alors que l'abeille le résoudre en 64 points.
  • En saison, 1000 abeilles naissent chaque jour et presque autant meurent de manière naturelle ou par les prédateurs.
  • Une fleur de sedum acre, de lavande ou de thym peut donner 1 mg de nectar par jour, le maximum vers 5 heures ( Bonnier - 1878 )
  • Un puceron donne une goutte de miellat en 3 heures (Bûsgen)
  • L'épaisseur d'une cellule est de 0,073 mm -  0,094 mm pour le mâle.
abeille sur jonquille 


Abeille butinant sur une jonquille,
une des premières fleurs écloses au printemps
avec les lamiers et les pissenlits.

 

« L'Europe a seulement deux tiers des colonies d'abeilles dont elle a besoin », c'est ce qu'indiquent les auteurs britanniques d'une étude publiée le 8 janvier 2014 dans la revue Plos One. Ils soulignent que les besoins de pollinisation ont augmenté cinq fois plus vite que le nombre d'abeilles entre 2005 et 2010. Les chercheurs de l'Université de Reading mettent en cause le développement des cultures oléagineuses, notamment utilisées dans les agrocarburants. Parmi les pays ayant un nombre insuffisant d'abeilles pour polliniser leurs cultures, on compte la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie. (Noë-conservation - actualité février 2014)

9000 tonnes : C'est la récolte de miel français en 2016. Jamais elle n'avait été aussi faible. C'est une baisse de 60 à 80 pour cent par rapport à l'an dernier. La faute, surtout, aux événements climatiques extrêmes (Unaf). 29.09.2016.

...et aux pesticides !

* Les ruches bientôt cotées en bourse !
Si la technique des ruches itinérantes est très ancienne, elle se pratique désormais à l'échelle industrielle et son but n'est plus tant la fabrication du miel que la pollinisation des cultures. C'est ainsi le cas en Californie, depuis les années 1960. Chaque année, prés de 1,6 millions de ruches sont acheminées en camions pour y féconder les amandiers : chaque ruche est louée 150 dollars (environ 110 euros). L'enjeu financier est devenu tel, qu'une sorte de marché boursier dédié à cette transhumance s'est même organisé. En france aussi les apiculteurs s'organisent. Ils sont de plus en plus nombreux à déplacer leurs ruches pour aider à la pollinisation (pour un prix moyen de 30 à 50 euros par ruche). 
In revue "science et vie" - juin 2014.
* Les besoins couverts par les abeilles en France : 25-50 %
* Toutes les abeilles ont disparu des vergers du Schuan en Chine ; le nombre des ruches a diminué de 60% en Europe depuis 1960 ! (science et vie) 

*Une étude a révélé que plus des deux tiers du pollen prélevé dans les champs et ramené à la ruche par les abeilles ouvrières ont été contaminés. Dix-sept produits chimiques toxiques différents ont été enregistrés et un total de 53 substances chimiques ont été détectées au cours de cette étude.(greenpeace - newletter avril 2014)
Merci pour le miel !

* Une colonie normale d'abeilles consomme 36 kilos à 38 kilos de pollen et 6 kilos de nectar par an...( " l'élevage moderne des abeilles" Biri - 1974)

* Record : une seule inflorescence de petite oseille (Rumex acetosa) produit plus de 400 millions de grains de pollen !.  

* D'après ce que nous avons vu dans la colonie du vivarium du Musée d'Histoire Naturelle de Paris ( MHNP ), il semble qu'une colonie puisse atteindre une population de 500.000 abeilles. Il n'est pas déraisonnable de penser que l'on puisse atteindre des chiffres encore plus élevés et constituer des colonies géantes d'un à deux millions d'abeilles ( Dr. Maurice Mathis ).

  • La température normale de la ruche est de 35° (celle du corps humain 37°). Les abeilles sont capables, par accélération des processus vitaux à l'intérieur de leur corps, d'élever passagèrement leur température de plus de 10 degrés au dessus de la température ambiante (Von Frich).
  • Une colonie d'abeilles domestiques compte entre 40.000 et 70.000 individus.
  • Une abeille peut porter jusqu'à 500.000 grains de pollen.
  • Dans un champ de trèfles, les abeilles produisent de 100 à 150 kilos de miel à l'hectare. Une abeille spécialisée dans le trèfle doit visiter 1000 à 1500 fleurs successives. 
  •  4480 abeilles font à peu prés une livre anglaise soit 453,59237 gr ! C.Buttler
  • Le spermathèque de la reine compte 200 millions de spermatozoïdes environ.
  • Un oeuf de la reine : longueur 1,5 mm , largeur 0,5 mm (partie centrale)
  • On peut compter 75.000 grains de pollen sur le corps d'une abeille en été. Un gramme de pollen compte 7 milliards de fois 1 million de molécules (Droschen)
  • Il y a entre 2000 et 4000 mâles(faux-bourdons) dans une ruche ; la reine a le choix !
  • En une saison les abeilles d'un rucher visitent 250 millions de fleurs et parcourent ainsi plusieurs fois la distance de la terre au soleil (KHALIFMAN)
  • 21 jours de l'oeuf à l'abeille ouvrière nouvelle, 24 jours pour le faux-bourdon et 16 jours pour la reine
  • Les abeilles apportent 35% de la production mondiale de fruits et légumes.
  • 2014 : La France manque de miel et en importe 22.000 tonnes par an ! Vous cherchez à vous installer à votre propre compte ? L'occasion.
  • On compte entre 150.000 et 200.000 abeilles sur un champ de tournesols de un hectare.
  • Il faudra attendre 16 siècles pour voir remise en cause la masculinité du souverain (la reine). Le texte majeur sur ce point s'intitule "the feminime monarchie or the history of bees" de Charles Butler. La première édition date de 1609.
     
  • Le Da Vinci Code vu par les abeilles ! 
    PHI = 1,618. Lu dans le fameux (?) roman de Dan BROWN : la Divine Proportion de la Nature qui traduit les pensées du Créateur de l'Univers : si l'on divise, par exemple, le nombre des ouvrières d'une ruche par le nombre de faux-bourdons, on obtient toujours la même proportion de 1,618 ..
    Que l'apiculteur patient et noctambule (la nuit toutes les abeilles sont au lit) me donne confirmation ! lol.
  • Pour trouver leur route, les abeilles font le point avec le soleil et la lumière polarisée. Elles ont la notion du temps.
  • On admet en général que le pourcentage des visites des insectes aux fleurs de différentes plantes se répartit de la manière suivante sur 100 visites : abeilles domestiques 76,6 ; bourdons 7,6 ; mouches 3,9 ; fourmis 3,7 ; coléoptères 3,4 ; abeilles sauvages 2,6 ; guêpes 0,5 ; autres insectes 1,7.
  • Grâce à son puissant appareil de propulsion, l'abeille peut parcourir 500 mètres par minute soit 30 kilomètres/heure.
  • La danse en rond est pratiquée pour une source de nourriture située à 100 mètres environ. Si la source est plus éloignée, jusqu'à 3 kilomètres et plus, l'abeille pratique la danse de l'abdomen ou frémissement, la «danse du ventre» quoi ! 
  • La reine de la ruche pond environ 1500 oeufs par jour en pleine saison et 800.000 oeufs au cours de sa vie, chiffre considérable.
  • On a compté à plusieurs reprises jusqu'à 100, 200 et même une fois 250 cellules royales dans une seule colonie ( Maurice Mathis).
     
    1400 abeilles à une température de 25 à 30 degrés ont sécrété 1500 cellules de petite taille pesant 15 gr.
    Par contre, 1700 abeilles à une température de 20 degrés n'en ont pas sécrété un gramme.( M.Mathis)
     
    8 pelotes de pollen pèsent 1 grain, soit 6 mg 62 par pelote et 13 mg environ par charge d'abeille. ( Réaumur)
  •  
    "La fécondité de la reine, c'est-à-dire le nombre d'oeuf qu'elle peut pondre, est très variable. Réaumur l'estime à 200 oeufs par jour, au cours des mois d'avril et de mai ; François Huber à plusieurs centaines sans préciser ; en utilisant la photographie hebdomadaire, Watson trouve 1200 oeufs et Nolan 1380, comme moyenne quotidienne en bonne saison ; Ch. Dadant porte cette moyenne à 2800 et Doolittle à 5000. Une fois nous avons observé une reine qui avait pondu 20.000 oeufs en trois jours, soit une moyenne de 7000 oeufs par jour" (M. Mathis) 
  • Un gramme de miel fournit 3,264 calories. Il est composé de dextrine, glucose, fructose, saccharose, sels minéraux, traces de résines, de pollen, de fer, de calcium, de potassium, de phosphore, de l'albumine. Il ne possède pas toujours la même couleur. Son poids spécifique est de 1,44 (inférieur suivant le miel). Pour fabriquer un kilo de miel les abeilles doivents accomplir 50.000 vols et visiter des millions de fleurs. L'abeille en consomme 3 milligrammes par jour (valeur unitaire sur l'année). 
  • Il faudrait 10 kilos de nectar pour produire un kilo de cire.
    L'invention de la cire gaufrée a bien aidé les abeilles ! 
  • Une ouvrière à jeun pèse 105-106 milligrammes.
  • Une goutte de venin pèse 0,3 milligramme environ. Il faudrait 50 piqûres pour tuer une personne bien portante. Les abeilles ne piquent jamais hors de la ruche à moins que ce ne soit pour se défendre. C'est l'hyménoptère le plus inoffensif avec le ... frelon ! (voir page "Frelon gourmand" du "journal entomologique").
  • Une colonie bien peuplée consomme un demi-litre d'eau par jour.
  • Il faut 35 jours à partir de l'oeuf jusqu'à l'ouvrière au travail. 
  • Une ruche produit en moyenne 30 kilos de miel, de 50 à 80 en milieu favorisé (climat, flore). 
  • Au sixième jour, la larve pèsera 5000 fois plus que le jour de sa naissance (Strauss). Chaque larve recevrait plus de 10.000 visites de sa naissance à sa transformation en nymphe (Linkburg).
  • Les bâtisses entières d'une ruche de 36 litres (30 kilos de miel) ne rendent pas à la fonte plus d'un kilo de cire (Hommel) .
  • «Comme une écaille de cire pèse en moyenne 0 mg 8, il en faut 1250 pour faire un gramme de cire et un million un quart pour faire un kilogramme, ce qui représente, pour une production unique, le travail de 150.000 abeilles.» (Buttel-Reepen)
  • La cire d'abeille fond à 62 / 63 degrés.
  • Vision : 
    L'abeille possède trois types de cônes : ultra-violet, bleu et vert avec une perte de sensibilité dans le rouge. Elle voit les ultraviolets. Angle de vision monoculaire : 270°. Angle de vision binoculaire. Oeil à facettes composé d'ommatidies (des petits récepteurs visuels indépendants). Ils sont au nombre de 4500 par oeil chez l'ouvrière, 3500 chez la reine et 7500 chez le mâle. L'oeil de l'abeille perçoit très bien les mouvements et, comme déjà dit, la lumière polarisée.
  • Mathématiques : 
    L'angle des losanges au fond de l'alvéole de la ruche a une valeur de 109° 28'. Les spécialistes humains, pour calculer avec précision ce fameux angle, ont besoin de tables de logarithmes !
    Affinée à l'ordinateur, la réponse des abeilles mathématiciennes : 109° 28' 16'' (cos-1/3). Résultat : un dodécaédre rhomboïdal : 12 faces, dont 6 carrés latéraux et deux fois 3 losanges de fond. Argument confirmatif : l'angle de 120° du prisme hexagonal est (invariant) l'angle d'équilibre des membranes liquides dans le bouillenement cahotique, par exemple, les bulles de savon soufflées au chalumeau. (Fernand CLERC - voir bibliographie) .
    C'est la construction géométrique qui est édifiée avec le moins de matière ! Capacité maximale avec utilsation d'un poids minimum de cire. Papuus d'Alexandrie avait déjà signalé le fait au IVeme siècle de notre ère.
  • A quoi pense une abeille qui survole un champs ?
  • "Elle résout des problèmes mathématiques ! Grâce à ses aires sensorielles primaires ultrasensibles et à des corps pédonculés sur-développés .On peut affirmer que l'abeille résout des problèmes en manipulant des concepts abstraits. Son système cognitif effectue des opérations qui, traduites dans notre langue, ressemblent à un raisonnement dit transitif"(Martin Giurfa, directeur du centre de recherche sur la cognition animale de Toulouse, in "science et vie" nr. 1192)
  • Autres calculs : Alvéole de l'abeille : 70 degrés pour les deux angles aigus et par conséquent 110 degrés pour les deux angles obtus (Giacomo F.Maraldi en 1712)
    109 degrés et 26 minutes angle obtus du losange et l'angle aigu de 70 degrés 34 minutes ( Samuel Koening - 1740)
  • Les alvéoles des abeilles sont aussi d'une grande perfection et constituent le chef-d'oeuvre de l'industrie des insectes. Leur axe étant oblique par rapport à la cloison verticale, leur ouverture est plus élevée que le fond ; de la sorte, le miel encore liquide ne peut s'écouler en dehors.
  • On ne trouve que 200 milligrammes de gelée royale dans une cellule. «C'est un cocktail de vitamines naturelles» (A.Caillas). Les analyses ont révélé aux moins 10 vitamines.
  • Les abeilles mesurent l'épaisseur de leurs alvéoles au millième de millimètre prés. Les écarts ne dépassent pas deux millièmes de millimètre ! 
  • Suivant Alphandéry, pour produire 1 kilo de miel, les abeilles doivent visiter 125.000 fleurs de pissenlits ! Mais comme cette plante fleurit trés tôt à la sortie de l'hiver, les apiculteurs laissent le miel produit aux abeilles. C'est pour cette juste raison que vous ne trouverez jamais du miel de pissenlit.
  • La trompe (proboscis) des bourdons est plus longue que celle des abeilles : 9/14 mm (19/21 mm pour Bombus hortorum) contre 6 mm pour l'abeille.
  • C'est aussi le flux optique qui dirige les abeilles vers la nourriture et, soyons précis, 270 millisecondes de frétillement veut dire : nourriture à 157 mètres ! («Insectes", Nr.123)
  • Les ailes des abeilles battent à 190 / 200 coups à la seconde.
    Voici à titre de comparaison les diverses vitesses des battements d'ailes des principaux insectes aériens :
    Le papillon du jour : 8 à 12 battements seconde, la grande libellule : 20 à 30 battements seconde , les papillons sphingides (colibris) : 50 à 70 battements en vol stationnaire, 190 à 200 battements seconde pour notre abeille et 1000 par seconde pour certains petits moucherons (Chironomides) .
  • En période normale de repos une grappe dans la ruche consomme de 750 grs à 1 kilo de miel par mois.
  • Chez l'ouvrière de l'abeille, les 6000 sensilles de l'antenne comportent en tout plus de 65000 cellules sensorielles dont la très grande majorité (95%) sont olfactives.
     
  • Danse des abeilles en chiffres : 
    Karl Ritter Von Frisch a calculé les rapports entre distance et vitesse. Pour un temps de mesure égal à 15 secondes, il a trouvé les valeurs suivantes :
    11,0 figures = 50 mètres, 9,2 figures = 100 mètres, 6,4 figures = 300 mètres, 6,0 figures = 500 mètres, 4,5 figures = 1000 mètres, 2,2 figures = 5000 mètres et 1,3 figure = 10.000 mètres. C'est-à-dire que plus la source de nourriture est proche, plus la danse est rapide. (VITUS B.DRÖSCHER, voir bibliographie)
  • Rendement ! 
    Au cours d'une saison, une abeille récolte en moyenne 7 grammes de miel ; il lui faudrait 140 ans pour en récolter 1 kilo. (revue " science et vie ").
  • A vos marques ! Prêts ? Partez ! Bzzzzz....
    Le 25 juillet 1888 à 16 heures, 12 pigeons et 12 abeilles, ces dernières roulées dans de la farine (!), furent déposés à une lieue  (4 kilomètres) de la ville de Rhynern, prés de Hamme (Belgique). C'est une abeille qui arriva la première, 15 secondes avant le premier pigeon ; le reste arriva en même temps. (" l'éleveur " 1888) 

    NDLR : je serais porté à penser que l'abeille a fait le point plus vite que le pigeon. 
     
  • L'hiver, la température constante de la ruche est de 18°, même s'il fait très froid dehors.
  • Production et consommation :
    Production mondaile du miel en 1998 : Chine (217.000 tonnes), Etats-Unis (87.000 t), Mexique (56.000 t), Russie (48.000 t), Canada (33.000 t) et France (32.000 t).
    Consommation par habitant en 1997 : Grèce (1,6 kg), Suisse (1,5 kg), Allemagne (1,3 kg) , France (0,7 kg). (source : Time-Life )
  • 500.000 abeilles , c'est la population d'une colonie forte mais peu courante, 1000 à 2000 abeilles le minimum mais peu viable.
  • 200 millions environ, c'est le nombre de spermatozoïdes contenu dans la spermathèque de la reine fécondée (MATHIS)
  • Par ici la sortie ... et l'entrée : 
    Au moyen d'une installation adéquate automatique fonctionnant du matin au soir pendant 105 jours, on a comptabilisé pour une ruche : 2.434.666 sorties et 2.357.769 entrées, ce qui donne 4.792.435 passages, soit environ 500 kilos d'abeilles. (KHALIFMAN)
    76.897 abeilles se sont donc perdues dans la nature, accidents et prédateurs !
  • Pour produire une livre de miel, les abeilles doivent faire une sortie générale de 80.000 kms, soit deux fois le tour de la terre (1)
  • Sans l'aumône des abeilles, plus de cent mille espèces de fleurs disparaîtraient. (2) STUART
  • Un kilo d'abeilles représente 10.000 abeilles.
  • Une fleur peut donner un milligramme de nectar par jour : sédum acre, thym, lavande… (KLEBER, 1935)
  • L'abeille possède 4800 appareils olfactifs sur ses antennes.
  • Il faut 7000 heures de travail aux abeilles pour produire 500 grammes de miel.
  • Pour qu'une abeille puisse retrouver au cinéma l'illusion du mouvement (en admettant qu'elle y comprenne quelque chose) il faudrait que le film passe à prés de 300 images par seconde ! 
    NDLR : nous, 24 images/seconde.
  • Une abeille pesant à peine 100 milligrammes peut brûler 50 milligrammes de sucre par heure de vol.
  • La reine abeille, sur une moyenne de 102 millions de spermatozoïdes (6 millions issus de quelque 17 partenaires), n'en conserve qu'environ 5,3 millions pour féconder ses oeufs. (Olivia JUDSON, voir bibliographie)
  • l'épaisseur d'une cellule d'ouvrière fait 0,073 mm et celle des mâles 0,094 mm. (Karl VON FRICH)
  • l'abeille transporte du nectar dans son "estomac à miel", ce qui lui donne une autonomie de vol d'un quart d'heure, soit environ 6 km.
  • "Un rayon de miel de dimension 37 x 22,5 cm peut contenir plus de 2 kilogrammes de miel. Il faut noter que pour fabriquer un seul rayon, les abeilles n'ont besoin que d'environ 40 grammes de cire" - "La distance entre deux cloisons de cellules d'ouvrière est de 6,2 millimètres pour les cellules du mâle. L'épaisseur de la cloison cellulaire est d'une précision étonnante : elle est de 73 millièmes de millimètre, l'écart vis à vis de cette norme n'étant jamais supérieur à deux millièmes de millimèttre" (KARL VON FRISCH)
  • "Supposons que 12.000 insectes sortent  4 fois seulement chaque jour de beau temps pour aller à la cueillette du pollen et du nectar. Au bout de 100 jours de beau temps, elles seront sorties 48.000.000 fois. Si, dans chaque sortie, une abeille s'arrête sur 100 fleurs seulement, les butineuses de cette ruche auront visité dans le cours d'une année 480.000.000 de fleurs" P.GALLET, in journal "la prospérité à la campagne" .nr.16 - 1932.
  • Il y a 60 milliards d'abeilles en france, moyenne calculée sur une base de 1.250.000 ruches comprenant 48.000 abeilles  (science et avenir - HS abeilles - juillet 2013)  
  • 8.700.000 heures butinaient pour produire 500 grammes de miel en 7000 heures de travail, représentant 17.000 voyages - 10 à 30 mg de pollen par voyage - 70000 habitants de la ruche en été, 25 à 30000 en hiver - 10 kilos de miel consommés pour fabriquer 1 kilo de cire. (science et avenir. HS les abeilles - juillet 2013) 
  • Les abeilles domestiques de la zone atelier (ECOBEE - INRA) ont visité 240 espèces végétales différentes au cours de cinq années .
  • L'interdiction européenne de l'emploi des pesticides concerne de 272 milliards à 1088 milliards d'abeilles (en moyenne 680 millions d'abeilles en Europe), soit 13,6 milliards de colonies de 20000 à 80000 individus selon les saisons (science et vie - HS abeilles - juillet 2013)  
  • J'ai observé quelques abeilles actives à 8° avec soleil en novembre et... 5° en décembre (- 4 / + 5) ! C'est-à-dire qu'elles savaient qu'elles ne sortaient pas pour rien, coupe de sirop au miel en prime ( voir «Observations hivernales 2006»)
     
  • Les abeilles de la génération automnale vivent environ 5000 heures, soit environ 208 jours (6 mois) contre 45 jours pour les autres générations printanières.
  •  " Un cerveau d'abeille doit gérer la perception visuelle, et bien d'autres affaires encore : les mouvements du corps, la construction de la ruche, la vie sexuelle, la communication sociale...il dispose de 800.000 neurones qui pèsent, en tout et pour tout, un milligramme. Combien faut-il en rajouter pour loger une conscience ? " ( Jacques NINIO , voir bibliographie )
    NDLR : une ruche ? Si l'on compte 43.000 abeilles pour un essaim ( expérience de Réaumur ), cela représente un "cerveau" de 34 milliards et 400 millions de neurones ! Alors, pour une colonie entière au maximum de son développement....

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Abeille sur cédum spectabile 

 

 

 *Aux Etats-Unis, plus de la moitié des colonies d’abeilles d‘élevage sont mobilisées pour polliniser les amandiers de Californie, soit environ 2 millions de colonies. (cf: Le silence des Abeilles, Vincent Tardieu - 2009 )

*" Un seul plein de nectar oblige une abeille à exploiter près de deux cents fleurs.L'abeille vole à la vitesse phénoménale, pour sa taille, de trois mètres à la seconde, même quand elle rentre chargée et fatiguée, après une dure journée de travail pendant laquelle elle a visité des centaines de fleurs ! "

(Jean-Marie PELT)

*Un rayon composé d'environ 40 grammes de cire peut supporter prés de deux kilos de miel - La paroi de la cellule est uniformément amenée à une épaisseur de 0,073 mm.

*Le phéromone de l'aiguillon est un mélange de 13 molécules différentes dont le composé majoritaire est l'acétata d'iisoamyle.

* L'antenne du mâle (faux-bourdon) possède cinq fois plus de cellules sensorielles que l'ouvrière (dimorphisme sexuel).

* 32 molécules pour le phéromome sexuel de la reine.

* Chez l'abeille, comme chez d'autres espèces d'insectes, l'organisation glomérulaire est globalement invariante , le nombre des glomérules est constant ( 166 chez l'ouvrière, 107 chez le mâle, 155 chez la reine) ainsi que leurs positions et leurs dimensions.

* Le salaire d'une abeilles ! (copier/coller)

https://www.capcampus.com/actualite-473/avez-vous-une-idee-du-montant-du-salaire-annuel-d-une-abeille-a39350.htm

1 - "Pendant le vol, l'aile de l'abeille accomplit plus de 25.000 palpitations par minute, soit 440 à la seconde"

2 - "En marchant l'abeille déploie une force assez grande : sur une surface rugueuse, elle est capable de traîner un fardeau de vingt fois supérieur à son propre poids"

3 - "Les mouvements ininterrompu de l'abdomen, 150 contractions respiratoires à la minute, pompent l'air dans des sacs aériens"
 
4 - "La ponte d'un oeuf, le chemin parcouru pour le pondre et le repos prennent un peu plus de 40 secondes."
 
5 - "Pour apporter 100 grammes d'eau, 3000 voyages aller-retour de la ruche à l'abreuvoir sont nécessaires." 
 
1 à 5 :"les abeilles" J.Khalifman - Moscou 1951.
 

 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:04
Abeille butinant les fleurs d'un chèvrefeuille. Pas pratique !

Abeille butinant les fleurs d'un chèvrefeuille. Pas pratique !


Abeilles - Ethologie - 2 -

 

chrono2433 1 4 fluctuation maladie

 

*En observant les mécanismes du cerveau de l'abeille avec des outils d'imagerie médicale, les scientifiques espèrent comprendre comment fonctionne la mémoire humaine ("les échos" - 13.10.2009) 

* Chez l'abeille, les sucres alimentaires (glycogène, tréhalose) contenus dans le jabot peuvent être utilisés directement pour les besoins de l'activité en vol. (1) 

**** Les abeilles possèdent en arrière du cou et de la jonction thorax-abdomen, des sensilles sensibles à l'orientation des courants d'air et qui contribuent à l'orientation et l'équilibre durant le vol (2)

(1-2- : souce «fabuleux insectes» HS «Science et vie» entomologie 1984.) 

*Parmi les Pompiles, les Pseudagenies font des nids en mortier que l'on trouve quelquefois dans les vieilles ruches. 

*Les frelons pénètrent parfois dans les ruches pour piller les abeilles ou les attaquer pour leur faire dégorger le miel (BERLAND). 

Longévité : 

Le Dr PHILLIPS a fait remarquer que le fait que les ouvrières d'abeilles se nourrissent en grande partie, sinon uniquement, d'un carbure d'hydrogène (sucre) et non de protéines, explique probablement pourquoi la durée de la vie des ouvrières est déterminée par le travail qu'elles fournissent. La coutume d'une nourriture spécialisée a modifié tout le métabolisme, et le résultat est une diminution de la longévité. En compensation, une fécondité excessive est nécessaire pour en maintenair le nombre. (HOWARD) 

*La durée de l'existance de l'abeille dépend, pour une grande part, de l'âge et de l'état des éleveuses qui la nourrissait à son état de larve. 

Nota : la durée de vie des abeilles à la belle saison et d'environ 45 jours, de plusieurs mois pour celles qui hibernent à la ruche, jusqu'à 5000 heures soit aux alentours de 6 mois. 

*Les glandes thoraciques, si utiles dans la digestion, ont changé de fonction chez l'abeille, et fournissent un ferment digestif, ou enzyme, qui prédigère le nectar. Le résultat en est que le miel, composé de sucre interverti au lieu de simple saccharose, ne cristallise pas dans les rayons. (HOWARD d'après PHILLIPS) 

*Les reines des fourmis et des abeilles peuvent conserver le sperme de leurs amants plusieurs années ! 

Les abeilles préfèrent la nicotine et la cafeine : 

Les abeilles butinent volontier les fleurs de citronnier ou du tabac.
Sont-elles attirées par la caféine ou la nicotine (nocive) qu'elles recèlent ? Oui, selon une étude israélienne qui révèle qu'elles préfèrent les nectars où la concentration en nicotine et en caféine est modérée, comme c'est le cas dans la nature. Cela a dû favoriser la pollinisation de ces fleurs. Prochaine étape : vérifier leur éventuelle addiction à ces substances ("Science et vie " - F.G - nr. 1111 - avril 2010) 

Les abeilles affectionnent les fleurs à odeurs aminoïdes, faiblement dégagées par les Spirées et les aubépines, ou celles à odeurs terpénoïdes produites par plusieurs Labiées. (HARDOUIN) 

Chez le docteur ! (humour... scientifique) : 

Chère docteur Tatiana,

Je suis une reine abeille et me sens très inquiète. Tous mes amants abandonnent à l'intérieur de mon corps leurs parties génitales, puis décèdent immédiatement. Cela est-il normal ?

En toute perflexité. 

Le docteur : "Pour vos amants, c'est la manière normale de quitter le monde : non dans l'agonie mais par une sorte d'explosion. Le mâle de l'abeille, au moment de l'orgasme, éclate brusquement ; ses parties génitales se détachant avec un violent craquement.
Je comprends bien que vous en soyez démoralisée. A quoi est dû ce phénomène ? Hélas, Majesté, cette explosion n'a rien de fortuit. Laisser leurs parties dans votre orifice génital, c'est l'obstruer. Chacun de ces mâles espère ainsi empêcher votre accouplement avec un autre. En d'autres termes, ce membre mutilé est l'équivalent d'une ceinture de chasteté".  

* Olivia JUDSON, doctorat à Oxford, chercheur en biologie évolutive à l'impérial collège de Londres, journaliste scientifique ( voir bibliographie)  

"La langue ou "glosse" de l'abeille est un organe suceur formé par l'extrémité du labium qui s'est allongé en une tige flexible, avec lequel le nectar est récolté dans les fleurs et le miel manipulé dans la ruche. Les côtés de la langue sont retournés en dessous et vers l'axe de celle-ci, jusqu'à former un tube qui est engainé par les maxilles et les palpes labiaux" (V.B.WIGGLESWORTH, voir bibliographie

Barrières chimiques : 

Les plantes à fleurs se protègent des abeilles comme de leurs prédateurs en dressant des barrières chimiques. Car si elles sont indispensables à la pollinisation, les abeilles pillent à chaque visite jusqu'à 90% du pollen d'une fleur pour nourrir leurs larves. Pour comprendre ce mécanisme en jeu l'équipe suisse de Claudio SEDIVY a administré à des larves de "Osmia bicornis" et "Osmia cornuta" un régime constitué uniquement d'un type de pollen. Etonnament, les larves se sont développées plus ou moins bien à partir d'un même pollen. La preuve, selon les chercheurs, que toutes les espèces d'abeilles ne possèdent pas les adaptations physiologiques nécessaires à la digestion des composés toxiques de certains pollens" (E.H, in "science et vie" avril 2011) 

Les abeilles contrôlent leur vitesse :

A l'inverse des humains, les abeilles sont dotées d'une vision dorsale leur permettant d'esquiver les obstacles situés au-dessus de leur tête. Cette vision dorsale participe-t-elle au contrôle de leur vitesse ? Eh bien oui ! L'abeille se révèle capable d'ajuster sa vitesse en fonction des distances qui la séparent des obstacles, y compris dorsaux (CNRS) 

Emotives ! 

Apis mellifica, selon des auteurs d'une étude menée à l'université de Newcastle (Royaume-Uni) est capable d'émotions ! 

Chez les abeilles, la "royalactine" sacre les reines :

Masaki KAMAKURA de la Toyama Prefectural University au Japon, a découvert une proteine baptisée "royalactine" chez l'abeille. Elle favorise la croissance corporelle, le développement des ovaires et améliore l'espérance de vie. V.E in "science et vie" août 2011 - écho -

Même les abeilles maitrisent les concepts abstraits.

Malgré un cerveau de moins d'un millimètre cube, les abeilles sont dotées d'incroyables facultés cognitives. Une équipe du Centre de recherches sur la cognition animale, à Toulouse, a démontré que les butineuses savent maîtriser les concepts abstraits qui leur permettent de s'orienter comme le fait un automobiliste avec les panneaux sur la route ! "Science et vie" nr. 1139 - 2012.

Les abeilles secrètent un violent anesthésique naturel.

La morsure d'une abeille s'accompagne de la sécrétion d'une molécule, la 2-heptanone, dont le rôle était jusqu'alors inconnu. Une étude européenne vient de révéler que cette molécule sert à paralyser temporairement les intrus - Aussi efficace que la lidocaïne, l'anesthésique local le plus courant, elle présente une toxicité plus faible." (E.D, "science et vie", janvier 2013) 

La défense des fleurs :

Beaucoup de plantes produisent des substances chimiques toxiques pour se protéger contre les herbivores, des chercheurs suisses apportent aujourd’hui la preuve expérimentale que les plantes à fleurs peuvent également utiliser des défenses chimiques pour protéger leur pollen des abeilles. (Revue "science et vie")

Champs électriques :

Les abeilles communiquent par des champs électriques. Cette capacité leur servirait à communiquer dans les ténèbres de la ruche. (science et vie.L.C - nr. 1149. juin 2013)

Elles savent même compter

Les abeilles ont des facultés cognitives étonnantes pour des animaux dotés d’un si petit cerveau. L’étude des mécanismes neuronaux sous-jacents pourrait inspirer certains dispositifs d’intelligence artificielle. (Pour la science- nr.429)
 
Vitesse :
"l'abeille dispose de deux "compteurs de vitesse" entièrement différents. Dans l'articulation des antennes, l'organe de Johnston mesure la vitesse de vol de l'insecte, à une certaine altitude par rapport à l'air environnant, tandis que les yeux à facettes, en relation avec des dispositifs nerveux spéciaux, déterminent la vitesse prés du sol au moyens de sondages comparés" (Pr. Herbert Heran - 1964 )
 
Glu royale
Les larves des futures reines de l’Abeille domestique, alias mellifère, sont élevées à cette dignité et surtout à leur fonction de reproductrices par leurs nourrices qui les pourvoient, au-delà du 3e jour, en une alimentation spécialement riche, la gelée royale. Celle-ci est produite par deux organes pairs situés dans la tête des ouvrière, les glandes mandibulaires et les glandes hypopharyngiennes qui fournissent respectivement des acides gras (pH = 3,9) et des protéines principalement. ("épingle" 1144 - OPIE)
 
Suspendues
Ce qu’on a jusque-là beaucoup moins étudié, c’est la position particulière des futures reines. Les cellules royales, contrairement à celles du tout venant, sont grandes, verticales avec l’ouverture en bas. La larve puis la nymphe sont donc pendues au plafond. Elles sont pourtant dépourvues de tout système d’accrochage mais la gelée royale les retient.
 
Des chercheurs rajeunissent le cerveau des abeilles :   link 
En comparant les génomes de 11 espèces de fourmis, d'abeilles et de guêpes, des chercheurs américains ont eu une surprise : malgré leur similitude anatomique avec les guêpes, les abeilles sont génétiquement beaucoup plus proches des fourmis (L.C "science et vie" nr.1155)
 
Le diesel brouille la piste qui mène les abeilles jusqu'aux fleurs !
Robbie Girling (université de Southampton, Angleterre) vient de montrer que le dioxyde de carbone émis par les moteurs diesel masque l'odeur des fleurs, perturbant la pollinisation. ("science et vie" - E.H - nr.1155)
 
 La reine des abeilles est une amante indiscrète !
Les phéromones de la reine dévoilent la teneur de ses débats. Des biologistes américains et israéliens ont montré que leur composition varie en effet selon la qualité des accouplements, modifiant le comportement des ouvrières. En effet, si la reine a été bien fécondée, l'avenir de la ruche sera assuré. ("science et vie" - nr.1157 - E.H )
 
Défense d'entrée !
Un correspondant m'envoie cette photo d'abeilles qui refusent l'entrée de la ruche à une congénère.
"Les attaquantes apparemment ne piquent pas la victime  qui est une butineuse qui rentre au bercail à vide. Elle est empêchée de rentrer à l’intérieure de la ruche captée au passage.  Elles semblent l’étouffer en la serrant de très près . La victime écarte les ailes et est ensuite poussée par les autres hors de la planche d’arrivée."
Réponse d'un apiculteur :

"2 réponses possibles :

- Soit les ruches sont trop faibles et dans ce cas il s’agit de pillage

- Soit les abeilles sont allées dans un endroit infecté et dans ce cas les gardiennes leur empêchent de rentrer dans la ruche"

 
 
 
 
 
  
L'abeille du centre attaquée et rejetée par ses consoeurs. 16.01.2017. Hyères (83) Photo : Ramon Brunelière

L'abeille du centre attaquée et rejetée par ses consoeurs. 16.01.2017. Hyères (83) Photo : Ramon Brunelière

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:02
Les abeilles - Éthologie - 1 -
 
 
Abeilles-domestiques/chrono72_1
Abeille faisant une récolte de pollen sur un ciste cotonneux en Provence.
 
  • C'est REAUMUR qui créa le premier l'éthologie à propos des abeilles et qui eut, après ARISTOTE, la première intuition sur la parthénogenèse.
     
  • 23 Royales dans une ruche !
    Un biologiste français, le docteur M. MATHIS de l'institut Pasteur de Tunis, a réussi à faire nourrir 23 reines par les habitants de la même ruche à feuillets (genre HUBER) d'abeilles «Apis mellifica» variété «Punica». Ce résultat n'a pu être obtenu qu'en provoquant par deux «orphelinages» successifs un nouveau reflexe éducateur, qui modifie radicalement le comportement habituel des abeilles.
    (source : collection revue «Science et vie», septembre 1948, nr.372, par Georges PAULET)

    ****
  • Guidage précis par la danse, le son et l'odeur.
    «Pendant longtemps on a cru que les abeilles communiquaient entre elles que par le geste ou, plus exactement, en exécutant des danses soigneusement réglées et précises (VON FRISCH, 1920). Bien que la valeur de ces ballets plein de sens ne soit toujours pas discutée, on sait aujourd'hui qu'elles joignent la parole au geste, ou plus exactement qu'elles émettent des messages sonores. Ceux-ci perment aux abeilles de faire connaitre des renseignements précis sur les sources de nourriture qu'elles ont découvertes. Ce sont vraisemblablement les antennes qui sont l'organe de cette communication. Mais elles font aussi appel aux odeurs pour échanger des informations entre elles. Danses, sons, odeurs, c'est donc à trois niveaux que se situe ce qu'on a appelé le langage des abeilles. De récents travaux permettent enfin de dévoiler un peu leur mystère.» M.C.BUSNEL, maître de recherche à l' INRA.

    Travaux et expériences de WENNER et de son élève JOHNSON aux USA, ESCH en Allemagne et du professeur LOBASHEW en Russie. (source : revue «Science et Avenir» Nr. 252, février 1968).
    Odeur : perception spatiale d'un message olfactif.
     
  • Capable d'identifier le moindre principe actif d'une molécule odorante, diffusant elles-mêmes des substances qui sont autant de messages de sexualité, d'alarme ou de marquages, les abeilles ont atteint au plus haut niveau de la communication olfactive («fabuleux insectes» in «Science et vie» HS entomologie 1987)
     
  • Si l'homme trouve insolite les moyens de communication des abeilles qui se palpent le corps, les antennes, émettent des phéromones (ou phéro-hormones) et dansent en rond , qu'en est-il quand on voit le moyen de se saluer des thibétains : ils ôtent leur chapeau, tirent la langue et se grattent l'oreille droite, tout cela en même temps ! (source : Alexandra David-Néel, voir biblio).
     
  • Si les abeilles peuvent sortir à l'isotherme avoisinant les 10°, par contre les fourmis sont frileuses. Il leur faut une température comprise entre 15 et 20° pour être actives. Depuis 10 ans j'ai une colonie de fourmis installée sous le toit de mon garage, dans des briques creuses du mur sans doute. Elles sortent dans la première quinzaine du mois de mars.
     
  • «Aethina tumida» est un scarabée parasite des abeilles. Elles ne peuvent s'en débarasser parce que cet insecte est insensible à leurs piqûres. En Afrique du Sud, les abeilles ont trouvé la parade : elles enveloppent le vivant scarabée dans du propolis !

    ****
  • Les abeilles ont la mémoire des odeurs et du temps, la mémoire d'un lieu (voir mes observations).
    L'abeille calcule la vitesse de vol au sol et la vitesse de vol loin du sol. Des dispositifs nerveux du cerveau comparent les deux mesures de vitesse et calculent d'après elles l'angle de vol qu'elle doit suivre pour ne pas se laisser détourner. (Herbert HERAN, 1964)

    **
  • Les abeilles possèdent deux yeux et trois ocelles. Les abeilles sont fortement astigmates, elles voient les objets très allongés verticalement et distinguent mieux les objets en mouvements, contrairement à l'homme. Les abeilles sont très peu sensibles à la couleur rouge. Si elles vont sur les coquelicots, rarement, en cas de pénurie dans ma région, c'est parce qu'elles sont sensibles au rayonnement ultraviolet. Par contre, les bourdons visitent régulièrement les coquelicots. Les abeilles peuvent réagir à la lumière ultra-violette jusqu'à 3500 A au moins (Khün.1927). On a constaté que le «minimum visible» de l'oeil composé d'une abeille et d'environ 1 degré, elle résoud les objets en 64 points lumineux (Hecht et Wolf.1929).
    L'abeille réagit à la lumière d'une longueur d'onde de 297 angströms à la limite inférieure du spectre solaire et ne répond pas à une longueur d'onde plus grande que 650 angströms.

    * L'ultraviolet est un rayonnement électromagnétique de longueur d'onde comprise entre 10 et 2000 angströms (10-7 cm et 2 x 10-5 cm), intermédiaire entre la lumière visible et les rayons X.

    **
  • Il est difficile d'affirmer qu'un animal perçoit les mêmes qualités chromatiques que nous. C'est pourquoi nous avons usé systématiquement des guillemets lorsque nous disions que l'abeille percevait le "rouge" ou le "jaune". (J-C.FILLIOUX, voir biblio)

    **
  • Beaucoup de fleurs que nous croyons rouges comme celles des bruyères, du trèfle incarnat, des rhododendrons et des cyclamens sont en fait plus pourpre que rouges ; les abeilles n'y voient que le bleu qu'elles contiennent et les visitent comme des fleurs bleues ! (J-M.PELT, voir biblio)

    NDLR : Personnellement, sur la nappe de coquelicots qui fleurit sur mon terrain, je n'ai jamais vu des abeilles butiner sur ces fleurs. Par contre, elles sont très visitées par les bourdons des prés (Bombus pratorum) , quoique la distinction entre bourdons des champs, bourdons des prés, bourdons des jardins et bourdons des bois soit assez difficile sans recourir à la loupe, donc sans les tuer pour les distinguer. Bourdons qui, quelle que soit l'espèce, semblent avoir une autre vision de cette fleur que l'abeille... mais cela peut aussi vouloir dire qu'à l'époque des coquelicots les abeilles, qui sont sélectives dans leur choix de l'espèce à butiner, ont d'autres plantes plus attractives à visiter.
     
  • Les abeilles sont attirées par l'iridescence des fleurs, qui dépend de la structure de la surface des pétales. Elle les attire plus que les couleurs.
    (Science et vie, nr. 1098, mars 2009)
     
  • «Philanthus triangulum» est une guêpe solitaire des sables qui attaque uniquement les abeilles. Ce fut le premier insecte que Niko Tinbergen étudia dans le Hulshorst en Hollande. Cette guêpe repère l'abeille par l'odeur.

    ****
  • Pour se repérer, les objets en relief sont plus provoquants pour les abeilles que les objets plats.
     
  • C'est DZIERZON, apiculteur-naturaliste de Silésie qui découvrit la parthénogénese facultative normale chez les abeilles.

    ****
  • Les abeilles ont un sens de l'heure extraordinairement développé et savent exactement à quel moment une fleur qui les intéresse vaut la peine d'être visitée.

    1955 : une expérience conçue par le savant autrichien Von FRISCH, et seulement réalisée l'an dernier par un de ses élèves, a permis de trancher la question : elle a démontré sans ambiguité l'existence d'un sens interne de l'heure chez l'abeille. («Sceince et vie» in HS : «200 ans de science», 1989)
     
  • L' abeille pêtrit le pollen entre ses pattes, elle le «musse» comme le dit un vieux mot.
     
  • Les premières sorties des abeilles sont réservées à l'approvisionnement en eau.

    ****
  • En 1927, le biologiste J.B.S. HALDANE écrivait : «Nous serons un jour capable de dire à nos abeilles de féconder tels pommiers, situés à cinq minutes de vol vers le sud-est. Pour cela, nous aurons probablement besoin d'une maquette d'abeille, capable de mouvements corrects et, peut être, d'émettre le son et l'odeur appropriés. — C'est fait en 1989 ! On a parlé abeille — Grâce à une abeille artificielle, qui bat des ailes et vibre, des chercheurs (Michelsen , Andersen, Kirchner et Lindauer) ont réussi à communiquer avec des abeilles et à leur donner des instructions qu'elles ont exécutées.» («Science et vie», nr.872)
     
  • Les abeilles construisent leurs alvéoles en fonction du nord magnétique, elles se comportant comme des boussoles vivantes.
     
  • La température critique de la grappe des abeilles en hiver est de 8 degrés. Les abeilles maintiennent la ruche à la température interne constante de 35° valeur proche de la température optimale de l'activité enzymatique.
     
  • Pour qui travaille l'abeille ?
    À en croire certains sociobiologistes, les abeilles, travailleuses infatigables et modèles de dévouement altruiste, sont en définitive bien plus égoïstes qu'il n'y paraît. Ainsi, elles nourriraient préférentiellement leurs soeurs, qu'elles reconnaîtraient parmi les dizaines de milliers d'individus que compte une ruche («Science et vie» Nr.879, 1990)
     
  • Comparées à l'homme, il faut donner aux abeilles une solution sucrée d'une concentration 10 fois supérieure pour qu'elles en perçoivent le goût ! (Von Frisch). La sensibilité de l'abeille est du même ordre de grandeur que celle de l'homme pour les substances à goût salé et pour les acides ; en revanche, l'abeille est nettement moins sensible aux corps amers.

    On constate que les capacités olfactives de l'abeille est tout à fait comparable à celles de l'homme et tiennent sans doute un rôle très important dans la recherche alimentaire (E.BAUMGARDT, voir biblio)

    **
  • Le principe de la lumière polarisée à laquelle sont sensibles les abeilles a été découvert en 1815 par le physicien écossais David BREWSTER.

    Nota : la polarisation est une des caractéristiques de l'onde lumineuse, invisible à nos yeux : elle détermine en quelque sorte le plan dans lequel se font les oscillations de l'onde.

    ** Comment l'abeille interprète la lumière polarisée :
    Dans les yeux à facettes de l'abeille, les bâtonnets conducteurs de lumière apparaissent comme un «casier à bouteilles», tuyaux vitreux de 60 millionièmes de millimètre de diamètre accolés avec la cellule visuelle qui correspond. Ces minuscules tuyaux microscopiques et parallèles renferment une substance optique qui transforme la lumière en stimulation nerveuse. Si l'on prend la coupe, transversale d'un oeil simple avec ses 8 bâtonnets, les couches des petits tuyaux («les bouteilles») ne sont pas disposées dans le même sens. La lumière polarisée vibre dans le sens des couches superposées d'un petit tuyau, les quatre cellules visuelles qui lui appartiennent sont excitées au maximum et les autres très peu. Une partie des cellules voit «clair» et l'autre «sombre». cela suffit pour définir en gros le sens de la polarisation. L'action conjuguée de plusieurs yeux simples voisins permet ensuite de se définir plus précisément.

    Source : docteurs T.H.GOLDSMITH et D.E.PHILPOTT, «The microstructure of the compound eyes on insects». 1957 - in «Le merveilleux dans le règne animal» de V.B.DRÖSCHER.
     
  • Fécondation
    Après de nombreuses expériences, j'ai reconnu que le bourdon est presque indispensable à la fécondation de la pensée (Viola tricolor). J'ai reconnu également que les visites des abeilles sont nécessaires pour la fécondation de quelques espèces de trèfles : 20 pieds de trèfles de Hollande (Trifolium repens) ont produit 2299 graines, alors que 20 autres pieds, dont les abeilles ne pouvaient approcher, n'en avaient pas produit une seule. (C.DARWIN). Le trèfle végéte fort bien dans la nature en Australie mais ne produit pas de graines.
     
  • Génétique :
    L'abeille méllifère aurait un hétérochromosome (chromosome Y) mais la chose n'est pas certaine (1976). Les hyménoptères n'ont pas d'hétérochromosome.

    Les cellules reproductrices de l'abeille (ovule, élément mâle) portent chacun 16 chromosomes. L'oeuf fécondé en contient 32, et c'est le même nombre que l'on trouve dans toutes les cellules de l'abeille femelle. Les bourdons se développent avec 16 chromosomes seulement. Une objection à cette théorie, suivant Jules CARLES (voir bibliographie), objection encore irrésolue (1963), vient de ce que dans les hybridations les mâles devraient toujours être du type permanent maternel, puisque les oeufs proviennent de la seule mère et ne sont pas fécondés : or, une partie des mâles semble assez souvent hériter des caractères nettement paternels ! Quoi qu'il en soit, ce type de parthénogénese facultative arrhénotoque est assez répandue chez les hyménoptères.
     
  • «...dans les cellules des mâles chez les fourmis, les abeilles et les guêpes, les chromosomes de sont pas organisés par paires et ne possèdent que le stock transmis par la mère. Les mâles n'ont donc pas de père, et leurs cellules contiennent donc moitié moins de chromosomes que chez les femelles...ce système génétique peu courant est appelé l'haphodiploïdie.» (S.J. GOULD, voir biblio)
     
  • Haplodiploïdie : mécanisme de déterminisme de la sexualité qui caractérise tous les hyménoptères.Ces insectes ne possèdent pas de chromosome X et Y. C'est le nombre global des chromosomes qui détermine le sexe. La femelle est diploïde (2 n) et le mâle haploïde (n).

    NDLR : Suivant GOULD, la fougère «Ophioglossum réticulatum» possède 630 paires de chromosomes et la fourmi... une ! Rappelons que l'homme en possède 23 paires. Cela laisse rêveur.
     
  • «Ni les abeilles ni le vent n'obéissent aux règlements» Prince Charles, opposant aux OGM.

    **
  • L'apparence du monde échappe au consensus :
    «S'imaginer, par exemple, que l'on peut se représenter ce que voit une abeille sous prétexte que l'on connait l'organisation de ses yeux et son spectre de sensibilité visuelle est une sorte de leurre anthropomorphique. Cela revient en effet à imaginer ce que verrait une abeille si ses yeux étaient connectés à un cerveau humain. Drôles de chimères sensorielles ! Si l'on voit avec ses yeux, on voit aussi avec son cerveau. Et le cerveau de l'abeille est évidemment fort différent du cerveau humain, même si les deux sont faits de neurones. » («La stratégie du caméléon», J-F.BOUVET)
     
  • «une espèce de lémures (famille de mammifères quadrumanes) partage son nid avec les abeilles et se nourrit de nectar» (Lynn MARGULIS).
    Nota : l'auteur ne dit pas de quel lémure il s'agit et je ne le connais pas.

    **
  • «L'abeille et la guêpe comptent jusqu'à deux. Pour l'abeille, toutes les figures pleines sont pareilles, les cercles, les carrés, les triangles ou les barres forment une seule classe. Les mêmes figures, mais à l'état de contours, formeraient une autre classe. À l'intérieur d'une classe, l'abeille ne fait aucune distinction, mais toute forme d'une classe est distinguée de toute forme de l'autre» (expériences de Mathilde HERTZ de 1929, in «L'empreinte des sens»).
     
  • «Les biologistes parlent» d'innovation redondante» lorsque la nature produit des éléments reproductibles supplémentaires devenus libres pour accomplir des fonctions nouvelles... Des innovations sociales redondantes se produisirent lorsque les sociétés des termites et des abeilles se scindèrent en ouvrières, soldats et reines.» (Lynn MARGULIS).
     
  • «Même les comportements animaux complexes, la communication et les interactions sociales sont contrôlés par les «champs moteurs». Ceci est particulièrement troublant quand on en vient à l'organisation des fourmis, des abeilles, des guêpes et des termites, qui fait que des individus génétiquement identiques remplissent des rôles tout à fait différents. Le contrôle de cette société par un champ moteur expliquerait comment des insectes peuvent accomplir en parfaite coordination des tâches relativement nouvelles et changer de rôle au sein de la société en cas de besoin.»
    (Rupert SHELDRAKE, voir bibliographie)

    ****
  • L' OSMOGUIDAGE (Von Frisch) consiste à distribuer aux abeilles à l'intérieur de la ruche un sirop dans lequel on a fait macérer des fleurs, de trèfle par exemple, pour diriger les abeilles vers un champ de trèfles.
     
  • Similitude de comportement :
    «On admet en général, depuis les observations de l'italien JUCCI sur les termites Flavicolle et Lucifuge, que l'élection des nymphes de seconde ou de troisième forme à la fonction reproductrice est le résultat d'une alimentation spéciale....on pourrait donc comparer l'action de l'aliment stomodéal servi par les termites aux nymphes élues à celle de la gelée royale que les abeilles offrent à leurs futures reines.» (Jean de FEYTAUD, voir bilblio)
    NDLR : il y a une autre théorie.
     
  • Charles MICHENER est le plus grand de nos taxinomistes (classification des espèces) en matière d'abeilles (Gould).
     
  • Les primates, dont l'homme, sont doués d'altruisme. Comportement «noble» qu'on retrouve chez les fourmis et les abeilles.
     
  • La proportion des ganglions cérébroïdes a un rapport de 1/174 chez l'abeille, 1/280 chez la fourmi et 1/3290 chez le hanneton (DUJARDIN)

    ****
  • Les abeilles découvriraient les points d'eau ou les endroits humides à seulement 4 ou 5 mm. selon Mathilde HERTZ.
     
  • Transportées dans des régions où le climat est perpétuellement au beau fixe, les abeilles ne font plus des provisions. À la Barbade (Petites Antilles), autour des raffineries où l'on traite la canne à sucre, les abeilles ne visitent plus les fleurs ! (source M.MAETERLINCK, voir biblio)
     
  • Au niveau de l'atome !
    Les atomes de carbone d'une particule de graphite sont disposés en couches superposées, chaque couche formée d'une série de cellules hexagonales accolées les unes au autres comme les cellules d'un gâteau de cire d'abeilles. (J.BRONOWSKI, voir biblio.)
     
  • Les noces de l'abeille se déroulent dans les airs, à grande altitude, où personne n'a pu les suivre. Jusqu'ici l'on avait pensé que la Reine - ainsi que l'a conté Maeterlinck - n'acceptait qu'un seul époux au cours du vol nuptial ; mais nous croyons savoir aujourd'hui que plusieurs mâles concourent à lui fournir l'ample provision de semence dont elle aura besoin pour assurer le peuplement de la ruche (Jean ROSTAND.1958.voir bibliographie)
     
  • Cette vie qui loge dans le minuscule cerveau d'une abeille la mémoire d'une danse langagière (J. ROSTAND)
     
  • Ectogenèse :
    Un jour peut-être quelque savant trouvera le moyen de produire des grands hommes à l'aide d'enfants ordinaires, comme les abeilles transforment leur larve commune en reine à l'aide des aliments qu'elles savent lui préparer (Alexis CARREL)
     
  • Une abeille peut explorer un point sur une superficie de 7200 hectares autour de sa ruche (PARTOT).
    D'où le danger d'employer des pesticides dans les environs d'un rucher !

    **
  • Un oeil artificiel d'abeille !
    Un oeil d'abeille entièrement en plastique. C'est l'exploit réalisé par l'équipe KI-HUN JEONG de l'université de Californie (Berkeley). L'oeil artificiel est un hémisphère de 2,5 mm comportant 8370 cellules optiques constituées d'une microlentille hexagonale large de 20 micromètres, d'un cône repliquant le cône cristallin de l'oeil biologique et d'un «guide d'onde» véhiculant la lumière jusqu' au photorécepteur électronique.
    (Revue «Science et Vie», Nr.1065, juin 2006)
     
  • Insolite !
    Chez les insectes mordre son prochain peut être une forme de communication. L' éthologue Américain Sean O'DONNELL a découvert le rôle de ce comportement chez les abeilles : inciter les "feignants" à se mettre au travail ! En retirant les butineuses actives d'une colonie de "Polybia occidentalis" il a observé que les matériaux vitaux se faisant rares, les ouvrières se mettaient à mordre les butineuses habituées à rester au nid pour les forcer à travailler. (E.H)
    (Revue «Science et Vie», Nr. 1065, juin 2006)
     
  • L' acide ceto-9 - décène 2 - transoïque (ainsi que d'autres substances) est l'hormone sociale chez les abeilles...
     
  • Il existe chez les abeilles un langage odorant : elles marquent ce qui les intéresse avec des substances d'acceptation (épagines) - Rémy CHAUVIN

    **
  • Vision dynamique :
    La faible acuité visuelle des insectes est partiellement compensée par un grand pouvoir de résolution dans le temps : leur fréquence de fusion ne sont pas, comme chez les vertébrés, de l'ordre de quelques dizaines par seconde, mais peuvent atteindre trois cents. L'abeille peut distinguer des variations rapides de stimulations visuelles, telles qu'elles se présentent justement pendant son vol, lui-même très rapide. Plus le champ de vision d'une ommatidie est étendu, plus est élevée la vitesse de vol permettant encore une résolution satisfaisante, la fréquence de fusion étant élevée mais toutefois limitée par les propriétés du système nerveux. Ainsi, l'ommatidie de l'oeil de l'abeille est allongée dans la direction horizontale (direction du vol) et rétrécie dans la direction verticale. (E.BAUMGARDT, voir bilio)
    * Ommatidie : chaque facette de l'oeil composé d'un insecte.
     
  • ** Vision (suite)
    Les trois ocelles de l'abeille, yeux frontaux, forment un photomètre pour déterminer la lumière absolu pour fixer l'heure du départ et de l'arrivée à la ruche. La vision de l'abeille comprend 12 gradations de couleur différentes.

    Je fus fort étonné quand les lavandes furent venues ....
    ....de ne voir presque pas d'abeilles sur leurs épis fleuris. Je sais maintenant pourquoi : sur la façade sud de ma maison grimpe une vigne semi-vierge dont je ne connais pas l'espèce. Elle produit de toutes petites grappes de quelques grains de couleur bleuâtre (comme le prunellier) et, vers la fin juin, de minuscules fleurs jaunes. Ce sont ces minuscules fleurs qu'ont choisi mes abeilles de préférence aux lavandes pour y butiner le pollen et de la miéllure ! Elles sont d'ailleurs accompagnées de bourdons et de colonies de fourmis

    «Similitudes entre choses dissemblables aux yeux du commun des mortels.»

    D'ARCY Thompson WENTWORTH. professeur à l'universite de Saint-Andrews en Ecosse, au début du XXeme siècle. Des alvéoles d'abeilles aux bulles de savon, il a multiplié les parentés inattendues
    Surfaces : l'hexagone.

    «Prenez une bulle de savon. Elle va forcément adopter la forme qui lui permet de minimiser sa surface, et donc les tensions entre ses molécules. Isolée, elle prendra alors la forme d'une sphère. Mais lorsque plusieurs bulles de même taille sont entassées, elles se mettent spontanément en hexagone. La raison est d'ordre mathématique ; les structures hexagonales permettent de recouvrir un plan avec des cellules de surface identique en minimisant la longueur des frontières. On comprend alors mieux pourquoi les ruches regorgent d'hexagones : puisque la chaleur dégagée par ces insectes au travail ramollit la cire et la met dans un état semi-fluide assez proche de celui des bulles, il suffit que les abeilles construisent des cellules à peu prés rondes et de la même taille pour qu'émergent des hexagones.»

    Source : revue «Science et vie», supplément gratuit au nr. 1067 d'août 2006. «Le monde comme vous ne l'avez jamais vu .»
 

Il n'y a pas que les abeilles qui construisent des alvéoles hexagonales. Les guêpes aussi. Ici un nid abandonné de Polistes méridionales (Polistes nympha Chr). Ce nid est souvent aérien et attaché au support par un pédoncule.
Abeilles-domestiques/chrono74_1
 
 


L'abeille.

Par nos cercles d'essaims la rose est couronnée.
L'air est suave, il faut commencer sa journée ;
Notre labeur est doux , puisqu'il s'achève en miel.
Mouillons-nous, sur les fleurs, aux gouttes d'arc-en-ciel,
Et nous enlèverons dans un vol d'étincelles,
Le poids de la rosée au tulle de nos ailes.

Pierre COURTOIS (voir bibliographie)
Abeilles-domestiques/chrono76_1
 
 
  • Les prémices :
    C'est au Dévonien actuel (- 340 à - 280 millions d'années, durée 60 ma) qu'apparaît le sens social chez les insectes. La régularité de son expansion fait qu'il n'y a pas d'ère des insectes.
    (E. Basse de MENORVAL)
     
  • «Ce qui appelle les insectes, c'est uniquement le pollen et le nectar» - «Avouons que nous ne savons pas encore en quoi les parfums sont utiles à la fleur.»
    (M. MAETERLINCK in «les Annales»1907, Nr. 1243)
     
  • Disette :
    Dans le Lubéron (04), la sécheresse est tellement présente (août 2006) que j'ai observé des abeilles qui essayaient de butiner sur l' éperon, sorte de cornet très nectarifère des ancolies (Aquilegia). Quand on connait la difficulté qu'ont les abeilles pour butiner ce genre de fleurs...

    Seuls les bourdons fréquentent ces fleurs en les malmenant. Les abeilles se contentaient de sucer la queue de l'éperon, dépitées ! Photos ci-dessous.
 
Abeilles-domestiques/chrono78_1
Ce petit bourdon terrestre a courbé l'éperon de l'ancolie
pour le forcer.
 
  • Un exemple de confusion sur le raisonnement collectif des abeilles :
    Gaston BONNIER, de l'institut, appâte des abeilles avec du sirop de sucre. Puis il change la nourriture et présente des gouttes de miel. Les abeilles, auparavant peu nombreuses, arrivent en masse. Une fois le miel épuisé, elles reviennent autour de lui, bourdonnantes et furieuses (? . Le comité directeur de la ruche aurait dit : «S'il y a du miel c'est qu'il y a une ruche à piller !»

    Au bout d'un moment, puisqu'il n'y a plus rien à butiner, tout redevient calme.

    Confusion de Mr BONNIER : averties (voir K. Von FRISCH) , je crois plutôt que les abeilles «furieuses» lui tournaient autour pour quémander du miel. (Tiré d'un article de G.BONNIER, in «les Annales», Nr.1257 de 1907).

    Voir l'article "le seigneur des abeilles" dans la même catégorie.
     
  • Chauffage fleuri :
    Les insectes pollinisateurs peuvent évaluer la température d'une fleur à sa couleur. L'insecte butine plutôt les fleurs plus chaudes, et apprend à les reconnaître de loin à leur couleur et à préserver ainsi sa température corporelle. L'expérience des chercheurs de l' université de Cambridge a été effectuée sur des bourdons. (Source : «Science et vie», Nr.1069 - 2006).
    Sans doute que l'abeille doit opérer de même...
     
  • Déclin des abeilles dans le Nord-Ouest de l'Europe :
    Les abeilles sont bien sur le déclin en Europe. Depuis 1980, la biodiversité des abeilles est en baisse, tout comme les fleurs qui dépendent d'elles pour se reproduire. Constat établi par l'équipe de Jacobus BIESMEJEIR de l'université de Leeds. La biodiversité des abeilles diminue de 52% sur les sites britanniques, 67% sur les sites néerlandais. Aux Pays-Bas, les plantes pollinisées exclusivement par les abeilles reculent. Le phénomène touche d'autres régions de l'Europe du Nord-Ouest, mais il n'y a pas d'hypothèse sur les raisons de ce déclin. (source : «Science et vie», Nr.1069-2006)
     
  • Les abeilles mesurent l'hygrométrie de l'air (HERZ, 1935)
     
  • La reine des abeilles secrète un parfum (phéromone) qui empêche la maturation des ovaires des fourmis, des mouches, et des termites et tue même les moustiques. Il s'agit donc d'un insecticide à l'usage de la ruche (New scientist.nr 453.1965).

    Chez les abeilles, la substance royale phéromone émise par la reine inhibe le développement ovarien des ouvrières. Elle n'est pas uniquement ingérée par ces dernières mais agit aussi en stimulant les organes sensoriels portés par leurs antennes. On parle d'effet psychosomatique. (Pierre JAISSON, voir biblio)
     
  • ** Si elles empruntent plusieurs fois le même chemin pour aller, par exemple, vers un lieu bien fourni en fleurs, les abeilles préfèrent s'orienter par les reliefs du terrain : arbres, maison, haie,etc. plutôt que par la position du soleil.

    Les abeilles mesurent l'angle latéral du soleil, mais pas la hauteur. Les pigeons voyageurs, eux, mesurent les deux.
     
  • La sociabilisation :
    La théorie du super-organisme a été élaborée par William Morton WHEELER (1911) à partir des sociétés d'insectes (abeilles, fourmis,termites,guêpes), leur fonctionnement étant assimilé à celui d'un organisme multicellulaire.

    HAMILTON s'est appuyé sur le modèle des insectes sociaux, l'individu stérile mais altruiste assure la propagation de son propre patrimoine héréditaire en favorisant sélectivement la reproduction de congénères fertiles avec lesquels il est apparenté de façon suffisamment étroite. Grâce à lui, la génétique et le comportement allaient valider le postulat darwinien de la sélection familiale, proposé un siècle plus tôt.

    WILSON a perçu les implications du raisonnement d' HAMILTON, celui-ci, pour la première fois, apportait un modèle d'explication génétique à l'apparition du comportement social au cours de l'évolution, «l'évolution génétique du comportement social», soit la théorie de la parentèle.
    Les abeilles et les bourdons étant les hyménoptères les plus récents passés à la sociabilisation.
    Sur les 27.500 espèces d'hyménoptères que comptent probablement cet ordre, 16.500 sont vraiment sociables : 13.500 fourmis, 2500 abeilles et bourdons et 1000 guêpes. Le coopéron social est apparu chez les insectes il y a 200 millions d'années
    (sources : Pierre JAISSON, «La fourmi et le sociobiologiste» , voir bibliographie)
     
  • Polyandrie bénéfique :

    La reine de la ruche s'accouple avec plusieurs mâles (polyandrie) et sa spermathèque peut contenir jusqu'à 6 millions de spermatozoïdes. Le mâle en fabrique environ 10 millions. L'ancêtre de la reine de l'abeille devait être monandre (un seul mâle).

    La polyandrie produit un brassage favorisant des prédispositions individuelles différentes mais complémentaires, pour les comportements sociaux essentiels à la survie de la société. Ces données devraient inciter les apiculteurs à veiller encore plus attentivement à la pratique de l'insémination artificielle des jeunes reines pour favoriser l'hétérogénéité génétique. (P.JAISSON, voir bibliographie 2)
     
  • Martin LINDAUER, élève de K.V.FRISCH, démontra que les abeilles étaient sensibles au champ magnétique terrestre.
     
  • D.B.S.HALDANE après VON FRISCH, pour la danse des abeilles :
    «Le savant anglais bien connu D.B.S.HALDANE, membre de la Royal Society, est un généticien, un biochimiste et un mathématicien qui est venu là pour faire part de ses conceptions sur l'aspect physico-chimique du comportement des êtres vivants. Les travaux de FRISCH, qu'il considère comme un chef-d'oeuvre de l'esprit humain, lui ont permis, en collaboration avec Mme SPURWAY-HALADANE, d'étudier les graphiques de danse des abeilles. Ainsi a été mise en lumière une relation linéaire simple entre la quantité des frémissements de l'abdomen effectués par l'abeille pendant la danse, et la distance entre la ruche et le lieu de récolte d'où revient la récolteuse dansante. Quant au rythme de la danse, c'est-à-dire le nombre de tours accomplis par l'abeille par unité de temps, il représente une fraction linéaire du logarithme de la distance.» (1985)

    (J. KHALIFMAN et E.VASSILEVIA «La lumière qui dure, cent ans après», cité par Yves DELANGE dans sa préface des «Souvenirs entomologiques» des éditions «Bouquins» de R.Laffont, 1989.
     
  • J'ai observé quelques abeilles actives à 8° avec soleil en novembre et... 5° en décembre (- 4/+ 5) ! C'est-à-dire qu'elles savaient qu'elles ne sortaient pas pour rien, coupe de sirop au miel en prime (voir «Observations hivernales 2006»)
     
  • Les abeilles de la génération automnale vivent environ 5000 heures, soit environ 208 jours (6 mois) contre 45 jours pour les autres générations printanières.
     
  • Sur certaines plantes (rosier, anémone, pavot, etc) l'interaction entre le revêtement velu de l'abeille et le stigmate mûr de la fleur peut contribuer au développement de graines même en l'absence de pollen, c'est-à-dire sans fécondation. (J.KHALIFMAN)
     
  • L'intelligence en essaim :
    Chez les insectes sociaux (abeilles, fourmis, termites), le comportement collectif qui émerge des comportements simples des individus est nommé intelligence en essaim. Ces phénomènes d'intelligence en essaim sont de plus en plus étudiés en informatique et en robotique, où des systèmes de contrôle centralisés gagnent à être remplacés par d'autres, plus autonomes et plus flexibles, fondés sur les interactions d'éléments simples.

    (source : «Pour la science» (scientific american), mai 2000. Eric BONABEAU et Guy THERAULAZ.)
     
  • L'éthologie cognitive :
    «Notre observation concorde avec celle de J.GOULD et suggère que les abeilles disposent d'une carte géographique cognitive. Pourquoi ne seraient-elles pas capables, dans certaines limites, de penser ? Et si les résultats diffèrent selon les abeilles, ne devrait-on pas considérer ces insectes comme individus distincts ? D'aucuns objecteront qu'il s'agit d'un anthropomorphisme peu fiable : il n'en est rien. Si nous pensons et si nous descendons d'animaux, alors la pensée doit être un instrument issu de la sélection naturelle. L'évolution de l'homme est incluse dans l'évolution générale des êtres vivants et n'est pas une oeuvre des «esprits», comme le croyait encore le naturaliste britannique Alfred WALLACE ( 1823-1913)...»
    (In revue «Pour la science» - les génies de la science -1983 -voir bibliographie 2)
     
  • Fallait y penser !
    Si Karl POPPER ne nie pas le langage des abeilles qui constitue une forme remarquable de communication, il lui reproche ses limites : les abeilles ne peuvent pas mentir !
     
  • Calcul ajusté :
    Les abeilles surestiment parfois la distance qui sépare la ruche de la source de nectar qu'elles ont repérée : lorsqu'elles reviennent à la ruche en volant contre le vent, elles communiquent ensuite à leurs congénères, par leur danse frétillante, une distance surévaluée. Plus les efforts furent importants, plus la distance est agrandie.
     
  • Trichoderma harzanium :
    Pour protéger les fraises de la pourriture grise, les maraîchers doivent investir dans les ruches ! C'est le conseil de chercheurs de l'Université de l'Ohio et de l'Université Cornell (état de New-York).

    Il suffit de placer un fongicide à la sortie de la ruche : les abeilles y trempent les pattes et le répandent ensuite sur les plants de fraisier, c'est mieux que la pulvérisation. Ce produit serait sans danger pour les abeilles... («Science et vie» nr.999, décembre 2000)
     
  • Un «nez» !
    Parmi 34 sucres et substances voisines, 30 nous paraissent sucrées mais seulement 9 le sont pour l'abeille, substances qui sont d'ailleurs présentes dans leur nourriture naturelle. Le sens de l'odorat chez l'abeille a été clairement prouvé par LEFEBVRE en 1838. Elle peut, par exemple, distinguer une essence d'orange parmi 43 autres huiles volatiles et son acuité olfactive ne semble pas très différente de celle de l'homme (WIGGLESWORTH, voir bibliographie)
     
  • Cognition *** :
    Les abeilles savent faire la différence entre récompense et punition. Les abeilles étirent leur trompe et retirent leur dard selon l'odeur présentée, sous l'effet respectivement de l'octopamine et de la dopamine.
     
  • Organisation *** :
    La vitellogènine, protéine principale des réserves énergétiques de l'embryon qui se retrouve chez les abeilles ouvrières stériles, est la clé de l'organisation sociale des abeilles.
     
  • Frelon tueur *** :
    Venu d'Asie, le frelon noir (Vespa velutina) a envahi en quelques mois le Sud-Ouest de la France, où il menace de décimer les ruchers. Les chercheurs sont actuellement sur la brèche afin d'établir le profil exact de ce super prédateur. Les abeilles organisent d'elles-mêmes la résistance...

    Le premier frelon, découvert l'été 2004 dans le Lot-et-Garonne, aurait été ramené de Chine par un horticulteur. Les abeilles asiatiques «Apis cerana» luttent contre le frelon «Vespa mandarina» en produisant une «boule de chaleur», c'est-à-dire en l'encerclant et en contractant leurs muscles alaires, ce qui fait monter la température à 47° autour du frelon et celui-ci meurt par choc hyper thermique ! Peut-être que nos abeilles «Apis mellifera» apprendront à en faire autant...

    (Sources *** : revue «Science et vie», nr.1076 de mai 2007, «frelon tueur» de Marie LESCROART)

    NDLR : Notre frelon (Vespa crabro) est un cousin placide et utile. Introduit intentionnellement en Amérique du Nord pour lutter contre les insectes ravageurs ; il est protégé en Allemagne, sauf en France, bien sûr...
     
  • Accouplements multiples de la reine :
    On pensait que la reine ne s'accouplait qu'une seule fois au cours du vol appelé «vol nuptial» ; on admet maintenant qu'elle subit des accouplements multiples aussi bien pendant le premier vol qu'au cours de sa vie. La quantité de spermatozoïdes contenus dans son réceptacle séminal ou spermathèque, est, en effet, beaucoup plus grande que celle que peut émettre un mâle (Robert TOCQUET, voir bibliographie)
     
  • La glande qui émet des phéromones a été découverte en 1833 par NASSANOF, elle est située entre les deux derniers anneaux abdominaux.
     
  • Il existe dans la ruche une défense sociale contre les infections (LAVIE).
     
  • La mémoire des abeilles :
    "On avait posé en automne, du miel sur une fenêtre, les abeilles y vinrent en foule : on enleva le miel, et le contrevent fut fermé tout l'hiver ; au printemps suivant, lorsqu'on le rouvrit, les abeilles y revinrent, quoiqu'il n'y eût point alors de miel sur la fenêtre... un intervalle de plusieurs mois n'avait point effacé l'impression reçue"(François HUBER, in «Nouvelles observations sur les abeilles», 1814)
     
  • Les abeilles découchent !
    J'ai pu constater de façon irréfutable qu'à la fin d'une journée très favorable à la miellée, 5000 à 8000 abeilles par ruche restaient sur les fleurs du tournesol toute la nuit pour ne revenir à la ruche que le lendemain vers 9 ou 10 heures. En cas d'orage, les abeilles ne revenaient pas, créant une sérieuse dépopulation en butineuses (Gil RIVIERE-WEKSTEIN, voir bibliographie)
     
  • La magnétite pourrait expliquer le sens de l'orientation des abeilles («la Recherche» 1984)
     
  • Les bourdons des abeilles ont une sorte de mot de passe qui leur permet d'entrer dans n'importe quelle citée, alors que leurs soeurs et même leur reine seraient immédiatement tuées si elles tentaient l'expérience (STUART, voir bibliographie)
     
  • L'absence de pluie et de rosée retarde la sécrétion du nectar des fleurs.
     
  • Il ne suffit pas d'avoir lu les auteurs ayant traité des abeilles, il faut les étudier elles-mêmes de nouveau, les suivre avec une grande attention, s'assurer d'abord si tout ce qu'on en dit est vrai (HUBERT)
     
  • Sur le sens olfactif...
    J’ai mis du très bon miel parfumé (AOC de Corse !) sur une soucoupe au milieu de rares fleurs mellifères par temps de disette, les abeilles ne l’ont pas trouvé. C’est par le plus grand des hasards qu’elles le trouvent, ou si je leur pose la langue dessus ! Et cela à plusieurs reprises…
     
  • Le génome de l'abeille domestique "Api mellifera" a été décrypté en mars 2006 par plus d'une centaine de scientifiques.
     
  • Le cerveau à deux faces des abeilles :
    Même les abeilles ont un cerveau droit et un cerveau gauche ! Cette division affecte la façon dont elles retiennent les informations affirment les chercheurs dans "PLOS Biology".
    Des expériences suggèrent que l'antenne droite et les structures cérébrales dédiées constituent la base de la mémoire temporaire à court terme, alors que la gauche est dévolue à l'apprentissage à long terme. (source : " science et avenir " juin 2008 )
     
  • Chez les abeilles, les organes du goût se trouvent sur les antennes et les tarses.
     
  • Comment l’essaim de l’Abeille domestique est-il guidé vers sa nouvelle ruche par celles des ouvrières – 5% de l’effectif - qui en ont repéré l’emplacement ? Selon une première hypothèse, les éclaireuses s’installent au cœur de l’essaim et leurs voisines, s’efforçant d’éviter les collisions, volent ainsi de concert avec ces consoeurs déterminées. Autre proposition : les guides volent au-dessus de la masse à une vitesse supérieure, entraînant ainsi la troupe (plus ou moins soudée par les phéromones de cohésion).
    D’après « Bee Swarms Follow High-speed 'Streaker' Bees To Find A New Nest », ScienceDaily, 3 octobre 2008, lu à www.sciencedaily.com/
     
  • La OLA protège les abeilles !
    Les abeilles géantes d'Asie font la "ola"... pour faire fuir les prédateurs ! Sous la menace d'un bourdon qui approche à moins de 50 cms de leur nid, les insectes lèvent leur abdomen les uns après les autres, enchaînant ainsi des vagues d'une durée moyenne de 700 ms. L'effet visuel effraie le prédateur qui se détourne alors de sa cible. Découverte de Gerald KASTBERGER, chercheur autrichien.
    ("science et vie" - nr .1094.novembre 2008. L.F)
     
  • La technique d'insémination artificielle qui consiste à injecter la semence dans la poche copulatrice de la femelle a été mise au point pour l'abeille domestique par WATSON et NOLAN (biologie des abeilles, PUF 1942)
     
La naissance d'une abeille (au centre) et les alvéoles désoperculées et celles à couvain. Photo N et B 1960 !

La naissance d'une abeille (au centre) et les alvéoles désoperculées et celles à couvain. Photo N et B 1960 !

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:01

 

Abeille sur laser de france 13.06 Lubéron

Abeille sur fleurs de Laser de France (Laserpitium gallicum). Juin.

 

A travers l'Histoire et la Géographie.

" Dans le Wadi hadramawt désertique du Yemen les abeilles butinent les rares arbres à encens "Boswellia sacra" qui donne un des miels les plus réputé du monde" (Théodore Monod)

*Soyons plus précis sur l'ancienneté des abeilles et citons P-P.GRASSE : «Les observations faites par Melle Kelner (1969) sur les abeilles de l'ambre nous montrent une des plus fortes évolutions effectuées par les insectes au cours des 30 derniers millions d'années. Ces hyménoptères ont des pièces buccales courtes, des brosses à pollen peu étendues et peu fournies. Ces particularités mises à part, elles sont forts proches des quatre espèces actuelles d'apis.»

*La doyenne des abeilles (décembre 2006) Elle mesure 2,95 mm de long est son âge vénérable est estimé à 100 millions d'années. Elle repousse de prés de 60 millions d'années la date supposée de l'apparition des insectes. Baptisée «Mellitosophex burmensis» par Georges POINAR, de l'université de l'Oregon, l'abeille a été trouvée exceptionnellement préservée dans un cercueil d'ambre. Ce fossile, qui affiche à la fois les caractéristiques des guêpes et des abeilles, pourrait être le chaînon manquant entre ces deux familles d'hyménoptères. La présence si précoce de cet hyménoptère expliquerait aussi la propagation rapide des plantes à fleurs à cette époque. (B.B, «science et vie», 1071, décembre 2006) 
 

*Le père de VIRGILE (70 av. J-C) élevait des abeilles. 

* Le Néerlandais Antoni Van Leeuwenhoek ( 1632 - 1723 ) inventa le microscope et fut le premier à étudier l'anatomie des abeilles.

*«La Fontaine n'a eu qu'à l'imiter pour animer ses personnages d'une vie merveilleuse. Le meilleur de sa fantaisie est sortie des ruches de Virgile» (André BELLESORT).
 

*La «reine» chez nous, était anciennement nommée «la mère» et «le bey» en Orient. Aristote et ses successeurs, pendant presque deux millénaires, désignèrent du nom de «roi» la grosse abeille au centre de l'essaim. C'est SWAMMERDAN, au 17eme siècle seulement qui découvrit le sexe de la reine. 

*Démocrite est mort à 109 ans et Anacréon à 115 ans. Ils attribuaient leur longévité à la consommation de miel...

"Le Mont Athos, ce massif rocailleux de Macédoine, peuplé de moines orthodoxes, qui culmine à 2000 m d'altitude à la pointe d'une péninsule du nord de la Grèce. Aucune femme n'y est admise dans cette communauté monacale où, m'a-t-on affirmé, on préfère se passer de miel plutôt que d'y admettre ces femelles, pourtant stériles, que sont les abeilles !"
(Roger Regoudy, in "quand le Norway s'appelait France" - Pacaud 1980)

 

*Bien avant l'exploratrice Alexandra-David Neel, le révérend père Huc visita la Tartarie et le Thibet (1840). Il dit dans son récit que le miel était très abondant dans la plaine de Bathang.
 

*Dans le Centre-Ouest de la France, une pittoresque expression locale désignait par «pêcheur de miel» la personne chargée de récolter le miel dans les ruches. 

*Le savant-praticien Joseph Meister étudia et publia sur les abeilles. C'est lui qui a été le premier à être traité pour la rage par Pasteur. Il est mort accidentellement. 

*On a trouvé à Aix-en-Provence un fossile d'abeille intact dans un terrain du tertiaire. 

*En 1995, le biologiste californien Raul CANO est parvenu a réveiller une bactérie qui dormait dans l'abdomen d'une abeille piégée dans l'ambre, il y a au moins... 25 millions d'années ! (Science et Vie, nr.1060,janvier 2006) 
 

 

La famille HUBER : François Huber (1750-1831), le naturaliste aveugle de Genève, étudia et découvrit beaucoup de choses sur les abeilles grâce à «ses yeux» : son fidèle serviteur Burnens. Il guidait aussi le scalpel de sa collaboratrice et dessinatrice mademoiselle Jurine. Son fils Pierre HUBER (1777-1840) fut aussi naturaliste. François HUBER, dit «Huber des abeilles» (aveugle à 20 ans), publia ses premières observations sur les abeilles en 1792 et son second ouvrage «nouvelles observations sur les abeilles» 20 ans après en 1814. Pour ses observations, il employait une ruche de son invention : la «ruche livre» ou «la ruche à feuillets». Charles BONNET l'aida beaucoup à ses débuts. Le père de François, Jean HUBER (1721-1786), était un peintre suisse qui se fit connaître par ses tabelaux de genre dont certains furent achetés par Catherine II. Il écrivit aussi sur l'étude comparée des aérostats et du vol des oiseaux (1783-1784).

François HUBER - travaux -

François HUBER découvrit le secret de la fécondation de la reine abeille, l'origine de la cire, le rôle que jouaient les antennes dans le comportement des ouvrières, l'existence des abeilles pondeuses et pressentit même les phéromones.

Le jeune homme qui prêtait ses yeux pour guider les travaux de François HUBERT, devint juge dans un canton Suisse à la mort de son maître entomologiste.  

*«La colonie de Cécrops tirait son origine de la ville de Saïs en Egypte. Sous le règne d'Erichthonius, la colonie de Cécrops accoutuma les chevaux, déjà dociles au frein, à traîner péniblement un chariot, et profita du travail des abeilles, dont elle perpétua la race sur le mont Hymète. 

 

*Ces insectes se plaisent infiniment sur le mont Hymète, qu'ils ont rempli de leurs colonies, et qui est presque partout couvert de serpolet et d'herbes odoriférantes. Mais c'est surtout dans le thym excellent qu'il produit qu'ils puisent ce suc précieux dont ils composent un miel estimé dans toute la Grèce. Il est d'un blanc tirant sur le jaune ; il noircit quand on le garde longtemps, et conserve toujours sa fluidité. Les Athéniens en font tous les ans une récolte abondante ; et l'on peut juger du prix qu'ils y attachent, par l'usage où sont les Grecs d'employer le miel dans la pâtisserie, ainsi que dans les ragoûts. On prétend qu'il prolonge la vie et qu'il est principalement utile aux vieillards. J'ai vu même plusieurs disciples de Pythagore conserver leur santé en prenant un peu de miel pour toute nourriture.» (BARTHELEMY in «Voyage du jeune Anacharsis en Grèce», voir bibliographie)

*Mont Hymette, ; montagne du centre de la Grèce, au sud-est d'Athènes, s'élevant à 1 027 m d'altitude. Elle est célèbre pour le miel que l'on y récolte. 
 

 

Le Mont HYMETTE au XXeme siècle :

Autrefois, la montagne était couverte de plantes aromatiques, thym, térébinthe, menthe, lavande, sauge, etc... d'où la renommée du miel parfumé de l' Hymette. Aujourd'hui (1962), la bruyère domine et les abeilles ont émigré vers le Pentélique et la Tourko Voumi. Il y a cependant encore des ruchers à Pigarti , près de Liopési. ("les guides bleus" - La Grèce.1962)


*Jadis en Haute-Savoie, au moment de la fenaison, les enfants, renseignés par les faucheurs, collectaient des nids de bourdons qu'ils plaçaient ensuite dans des ruchettes à l'abri d'un auvent. Avec des pailles, les gosses suçaient le miel qui, paraît-il, est meilleur que celui des abeilles...
 

*En 1941, sous le régime nazi, Von Frich fut menacé de suspension. Il réussit à continuer ses recherches grâce à une épidémie qui décima les abeilles allemandes ! Elles étaient atteintes d'un parasite des intestins, «Nosema apis», qui est normalement latent mais qui était devenu agressif.
 

*«En Australie (NDLR : début du XIXème siècle), l'abeille que nous avons importée extermine rapidement la petite abeille indigène dépourvue d'aiguillon. » (C. DARWIN) 

 

***Albert EINSTEIN prophétisait : « Si les abeilles venaient à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre». On en est pas là mais les abeilles sont en voie de raréfaction. Le nombre des ruches en France est passé de 1.500.000 en 1994 à 1.000.000 de nos jours. Principale responsable : l'agriculture industrielle «Science et vie» de juin 2005) 

***Nota : La première apparition de cette fausse citation attribuée à Einstein remonte à janvier 1994, dans un communiqué de presse de l’Associated Press rédigé par le journaliste Paul Ames à l’occasion d’une manifestation d’apiculteurs lors d’une réunion des ministres européen de l’Agriculture à Bruxelles. Il a repris cette citation d’un tract distribué à l’occasion par le syndicat d’apiculteurs - Rendons à César....

 

DZIERZON, curé de Carlsmarx, un apiculteur Silicien, fut le premier à mettre en évidence la manière dont la reine, suivant sa volonté, pondait des oeufs qui donnaient des mâles, ou des oeufs qui donnaient des femelles. 

 

Esotérisme apicole : A vos casseroles ! Manière de faire un sirop pour conserver la vie longtemps : «Prenez huit livres de suc mercurial, deux livres de suc de bourrache — tiges et feuilles — douze livres de miel de Narbonne ou autre, le meilleur du pays, mettez le tout bouillir ensemble. Un bouillon pour l'écumer et passer par la chauffe à Hypocras et le clarifier. Mettez à part à infuser, pendant vingt quatre heures, quatre onces de racine de gentiane, coupée par tranche, dans trois chopines de vin blanc sur des cendres chaudes. Agitant de temps en temps, vous passerez ce vin dans un linge, sans l'exprimer. Mettre cette colature dans lesdits sucs avec le miel, faisant bouillir doucement le tout et cuire en consistance de sirop. Vous les mettrez à rafraîchir dans une terrine vernie, après dans des bouteilles que vous conserverez en lieu tempéré, pour vous en servir comme il est dit, et en prenant tous les matins une cuillerée.» (Le grand et le petit Albert - Alberti Parvi Lucii Mirabilibus Naturae Arcanis) Et vous pouvez aussi employer une pâte de fèves fricassées, du cumin et du miel pour engraisser les pigeons !

Au Kilimandjaro Monseigneur LE ROY, accompagné de Monseigneur Raoul de COURMONT, missionnaires-explorateurs du Kilimandjaro (1890) , notait lors de sa visite au peuple Parés (famille des Bantou), prés du lac Dyipé : «Il y a beaucoup d'abeilles, moitié domestiques, moitié sauvages, comme le peuple. Celui-ci leur dresse des ruches faîtes de troncs d'arbres évidés, qu'on pend aux branches des arbres avec des lianes. Les abeilles y fixent le siège de leur gouvernement, y accumulent leurs familles et leurs biens, et, quand le tout prospère à souhait, la race humaine l'enlève». Le peuple Massaï consommait de l'hydromel mais ce dernier était interdit aux jeunes gens. Les Massaï achetaient ou mendiaient le miel aux tribus agricoles voisines.
 

 

A Towéta *** : "Le miel est recherché avec ardeur et on établit pour le recueillir de ces ruches formées d'un billot creusé qu'on attache aux branches d'un arbre au moyen d'une corde et d'un crochet ; mais ici on travaille ce bois avec soin, avec art, et nul de peut se marier s'il n'a pas au préalable fourni la preuve que de temps en temps il apportera du miel à la case" (Monseigneur LE ROY)

Towéta : village de la région du Kiliman-djaro. 
 

 

*La ruche de la «Grande chartreuse» : en 1733 à la «Grande chartreuse», prés de Grenoble, où il rencontre M. de VELIN et sa soeur, amis du marquis d'AUBAIS au service duquel il est, Pierre PRION pourra tout y voir accompagné d'un frère lai *, et, notamment «Une ruche de bronze doré, toute garnie de glaces ; on voit, à travers des cristaux, les mouvements et le travail des mouches à miel. Ces vénérables pères en ont fait présent d'une semblable à Louis XIV, roi de France.» (in «Pierre PRION, scribe» - voir bibliographie)
* frère lai : domestique d'origine modeste qui portait l'habit religieux et faisait les travaux manuels dans les monastères.
 

*En 1826, au départ de Marseille, des navires marchands transportaient de la cire à destination du Chili -brick Alzire- («Marseille», Nnr. 123, 1980) 
 

 

*Des grands noms amis des abeilles avant le XXeme siècle : SWAMMERDAM (1637-1689), naturaliste hollandais ; MARALDI, naturaliste ; REAUMUR (1683-1757), SCHIRACH, HUBER François (1750-1831) né à Genève, publia «Nouvelles observations sur les abeilles -1792» WILHELMI, John HUNTER (1728-1798), Jean DZIERZON (1811-1909), apiculteur et naturaliste allemand de Silésie ; FEE Antoine-Laurent- Apollinaire, naturaliste français né à Ardentes (Indre) ; JESSE, Francis PARWIN, Maurice GIRARD, écrivain-naturaliste ; Jean-Henri FABRE (1828-1915), Charles BONNET, biologiste ; Anton JANTSCHA, apiculteur autrichien ; M.SENEBIER, physiologiste.

 

 

*L'abeille est une figure décorative se rencontrant sur les monnaies grecques. Elle était l'emblème du travail, et fut le symbole de l'empire français choisi par Napoléon Premier, abeilles d'or sur fond d'azur. C'est aussi une petite constellation de l'hémisphère austral voisine du pôle figurée pour la première fois dans l'atlas de Beyer (1603) - s'appelle aussi «la mouche» - LAROUSSE du XX eme. siècle. 
 

 

*Des savants australiens ont produit des pommes sans l'aide des abeilles ; elles sont sans pepins. Les fleurs avaient été vaporisées avec de l'acide giborellique. (Science et vie - avril 1962) 
 

 

*Confusions historiques ! Les légendes du chant IV de VIRGILE et du passage de la Bible (Juges. ch XIV. versets 5-8) ne décrivent pas en vérité des abeilles domestiques mais des Eristales - Diptère (Eristalis), mouches qui ressemblent aux abeilles mais dont les larves naissent dans les chairs en pétrufaction ! Par contre les imagos des éristales fréquentent les fleurs (voir l'Eristale tenace dans la catégorie «hyménoptères» du site). ARCHELAÜS écrivit : «que les mouches à miel sont la génération ailée d'un veau mort». «SAMSON (bible) vit dans le cadavre d'un lion qu'il venait de tuer un essaim d'abeilles et du miel». (VIRGILE, voir bibliographie). Et MICHELET aussi a fait la confusion. («Les abeilles de Virgile» in «les Annales», 2eme semestre 1900.
 

 

*On a cru jusqu'au siècle de Louis XIV que les abeilles sortaient de la charogne !

...et Aristée aussi !

"Le célèbre berger Aristée était fils d' Apollon et de la nymphe Cyrène ; il apprit aux hommes l'art d'élever les abeilles. Ayant été la cause de la mort d'Euridice, les nymphes, pour venger leur compagne, tuèrent toutes les abeilles. Aristée immola un taureau aux mânes d'Euridice, et de ses flancs sortirent des nuées d'abeilles qui le dédommagèrent de ses pertes" (Clarisse JURANVILLE, voir bibliographie )

NDLR : des abeilles qui sortent des flancs d'un taureau, histoire à rapprocher de celle de Samson dans la Bible et de Virgile...
 

 

*L' éristale imite l'abeille par sa taille, sa couleur et le son de la fréquence de ses battements d'ailes.  
 

 

*C'est seulement à la fin du XVIIme siècle que remonte l'usage du sucre. Sous le règne de Henri IV, il était si cher qu'on ne le trouvait qu'en pharmacie ! Il était remplacé par le miel. 
 

 

Conrad SPRINGEL (1793) - puis plus tard Von FRISCH - découvrit le premier que les fleurs avaient une «piste d'atterrissage balisée» pour guider les insectes butineurs vers le nectar. 
 

 

MELITTA la cité des abeilles, au pays des Lixites visité par HANNON au Veme siècle avant Jésus-Christ (côte ouest du Maroc, les Lybiens du Couchant)
 

*En Afrique, un oiseau proche du pic est nommé «guide-miel» car il a l'habitude d'alerter un ratel, sorte de blaireau, pour l'aider à dénicher le miel des colonies d'abeilles sauvages. Mais il s'adresse parfois aussi à l'homme, comme au missionnaire portugais Jao Dos SANTOS (1569) qui rapporta le fait pour la première fois. (docteur P. de WAILLY, voir biblio) 
 

 

*Paul MARCHAL (1862-1942), scientifique et médecin, découvrit chez les abeilles le rôle de l'alimentation sur la stérélité des ouvrières et la fécondité de la reine. Il fut aussi le premier à élever des coccinelles pour la lutte contre une cochenille en Australie. (Alix DELAGE, voir bibliographie). 
 

 

*Sir John LUBBOCK, membre de la chambre des lords et ami de DARWIN, naturaliste et homme politique, publia des travaux sur les abeilles et les fourmis. 
 

 

*« Et Saint François d'Assise (XIIème), en hiver, jamais il ne manquait à porter du miel dans les ruches des abeilles». 
 

 

*COOK, en Australie, mai/juin 1770 à Botany bay : Les indigènes (aborigènes d'Australie) se procuraient du miel ainsi que des vers, des opossums et des oiseaux en coupant des entailles dans le tronc des arbres et en grimpant dans les branches hautes... le miel était facile à prendre car les abeilles ne possédaient pas d'aiguillon.
(A.MOOREHEAD,voir biblio) 
 

 

Abeilles sahariennes : «Le miel sauvage, brun, ambré, foncé, âpre à la langue et fort, qu'on apporte par jarres entières - en arabe cela se nomme bourma -, odorante bouillie de miel, de cire, de rayons brisés, de larves engluées et d'abeilles noyées : mais tu ne vas pas au Soudan, ô mieux-aimée, pour faire la délicate ! - Coucher de soleil d'un mauve exquis ce soir. Gazelles bondissant entre les mimosas en fleurs où bourdonnent encore des abeilles noires» (Théodore MONOD.1928.voir bibliographie). Théodore MONOD a testé un passage des Ecritures et confirme qu'il est mauvais de manger du miel pendant la forte chaleur et qu'il convient d'attendre la fraîcheur de la nuit pour le faire. 
(Proverbes XXIV, 13 et XXV, 27). 
 

 

*La «ruche d'abeilles» est un magnifique geyser de 70 mètres de haut dans le parc national de Yellowstone dans les Montagnes Rocheuses (1908). 
 

 

*Charles DARWIN a écrit à Jean Henri FABRE pour lui demander de contribuer à ses propres expériences sur l'instinct d'orientation des abeilles. Il l'appellera plus tard «l'incomparable observateur.» (Donald Culross PEATTIE, voir biblio). 
 

 

*Sur la route de Tombouctou (1824) René CAILLE mange des gâteaux de riz au miel et les délicieux « cagnans», pains au miel. Le miel y est abondant en pays FOUTAH et en pays SANGARAN (Soudan). Les danseurs, le soir, boivent de l'hydromel ce qui les rend joyeux. (Source : René Caillé, voir bibliographie). 
 

 

Histoire de langues ! (1) Les langues des abeilles Bretonnes sont trop courtes pour butiner certaines espèces de fleurs Méditerranéennes, le calice étant plus profond que celui des bruyères ; ce qui avait valu des déboires sérieux au rucher de Marcel SCIPION en Provence. Mais les abeilles, par la suite, ont pratiqué d'elles-mêmes un brassage de sang par le renouvellement de leur reine. Excellente leçon d'apiculture pratique !

 

Miracle ! Lou pichot marcho ! (le petit marche !) (2) Un paysan des Alpilles, paralysé dans sa jeunesse par de graves rhumatismes, a été sauvé miraculeusement par les abeilles d'un essaim caché dans une ribe (haie) et sur lequel il était tombé... toutes les piqûres qu'il reçut l'ont guéri de sa maladie. Depuis, il prête ses terrains aux ruches de Marcel SCIPION. (voir bibliographie
 

 

Abeilles sahariennes (suite) : Le miel d'ici est un poème : c'est une bouillie de miel, de fragments de rayons, de bouts de bois, d'abeilles etc... Cela ne m'empêche pas, repris par mon impertinente mélophagie et ma tenace hydromellolâtrie, de faire des débauches de cet excellent aliment. (Th. MONOD, Saadje,29 avril 1926) 
 

 

*Je viens de relire le texte d'El-Dekri sur Aoudaghost ; cela a bien changé en mille ans : plus de marché «à toute heure rempli de monde», plus de «macarons au miel», plus de «miel très abondant»... (Th.MONOD, Tegdaoust, 1er. septembre 1934) - Voir biblio. 
 

 

*Surnom de métier devenu un nom de famille (Nans-sous-Thil en Côte-d'or) : Môché (Litt. «mouchier») parce qu'il élevait les abeilles (en patois «moche è mié»). Paul LEBEL.
 

*Mais ça ressemble à du whisky ! Au Bélérion (actuel cap Land's End dans le Pays de Galle), Pythéas et ses hommes, en route pour Thulé, au cours d'un banquet avec les guerriers du coin, boivent de l'hydromel fait d'orge fermentée mêlée à du miel. (F.LALLEMAND, voir bibliographie)

...et à du punch ! Chicha : boisson fermentée des indiens Mbwihas du Paraguay, à base de maïs, de miel et de fruits sylvestres. (VELLARD)
 

*Du vent ! la «tour des vents» édifiée sur l'Acropole en Grèce. Parmi les 8 vents, Apheliotes (vent d'est) est représenté par un jeune homme qui porte des fruits, des épis de blés et des rayons de miel. Un vent signe d'abondance. (J.ROUCH, biblio)

 

CORBIERES en Aveyron ou les abeilles montagnardes : C'était une douce messe. Les prières des oraisons y louent le travail des abeilles dont la cire donne les cierges - PELHAIRE, O PELHAROT, celui dont le commerce est de ramasser les chiffons, ou «pehlas», ramassait aussi la cire des abeilles dont on avait retiré le miel - les ruches sauvages dans les troncs des arbres étaient appelées «les chambres» par les enfants - On mettait du propolis sur les joues des enfants pour éviter les dartres - Plusieurs personnes du village avaient le «don» pour les abeilles et récoltaient du miel. Mercadier leur parlait et elles ne le piquaient pas (NDLR : voir à ce sujet «le seigneur des abeilles») - Il était bon d'avoir du miel, reconstituant sous un petit volume, bon pour presque tout, comme magique puisque venu des fleurs, fruit d'une industrie incompréhensible, gardé dans la géométrie transparente des alvéoles, produit d'un travail si intense que les montagnards l'admiraient, eux portant si travailleurs, si rarement au repos. (In APOLLONIE, voir bibliographie)

La civilisation du miel des indiens GUAYARIS : 

Une civilisation basée sur le miel et le travail de la cire : les indiens GUAYARIS du Paraguay oriental Le miel est la base de l'alimentation de ces indiens nomades. Ils appellent l'abeille : «Bwé eytükwé». Ils tirent le miel de l'espèce Nectarina et espèces de Polybia, mais surtout de la Kamuati (Polybia scutellaris). L'abeille domestique a été introduite il y a longtemps (?). Le miel le plus précieux est celui des Mélipones (Yatei, Tapesuha, Eyre-apura, Eyre-ybyguy), abeilles noires et velues, au corps ramassé et à l'aiguillon atrophié. Elles ne piquent pas mes mordent légèrement. Le miel d'une guêpe, Lechignana colorada, est très dangereux, un poison. Une cuillerée de ce miel peut tuer un homme ! - Abwihas et Guaranits, peuples voisins, récoltent aussi le miel mais en complément de leur alimentation. (Source : J. VELLARD. 1939 ) 
 

*Dans toute l'Amérique tropicale les métis et les indiens connaissent ces miels toxiques (miels de certaines abeilles Mélipones et guêpes) ; le botaniste SAINTE-HILAIRE, au cours de ses voyages dans le centre du Brésil, fut empoisonné par du miel avec plusieurs de ces compagnons et il attribuait aux suites de cette intoxication une partie des souffrances qui devaient amener sa mort (J.VELLARD, voir bibliographie) 
 

Chasseurs de miel Dulong du Yunnan 

La tribu des Dulong (Yunnan- Chine) savent depuis toujours voler le sucre aux abeilles. Récolte délicate, d'une manière presque identique à celle des chasseurs de miel du Cameroun, du Népal et des Guayaris du Paraguay .

La récolte se fait également en forêt le long des hautes falaises et le produit sera équitablement partagé entre tous les villageois. Par contre, le sel est aujourd'hui (1992) distribué au Dulong par le gouvernement chinois.

L'agave de CORTES : L'agave ou sisal (1), emblème des Mayas, Maguey chez les mexicains, était inconnu en Europe lors de la conquète du Mexique par Fernand CORTES (1485-1547). Ce dernier le signale à l'empereur Charles QUINT : «Il a vu, dit-il, sur le marché de Ttaltelolco vendre du miel d'abeille, de la cire, du miel de canne à sucre, du miel de plusieurs plantes et de l'agave qui est meilleur que les autres ; de cette plante on extrait et l'on vend du sucre et du vin.» (Source : René BOUVIER,voir bibliographie). (1)

NDLR : Agave (Amarylidacées) : c'est cette plante grasse aux immenses feuilles terminées par une pointe noire acérée et à la hampe florale de plusieurs mètres. Elle possède une sève sucrée ("eau de miel" chez les Aztèques) très abondante. On la rencontre quelquefois en fleurs dans le Midi de la France, au bord de mer en général , sur la Côte-Bleue et la Corniche de Marseille dans ma région (voir dans album «plantes sauvages»). À noter que le sucre ne fut utilisé en Europe qu'au XVIIeme siècle, lire ci-dessous :

L' emploi tardif du sucre à la place du miel : En France, il fut question du sucre en 1333 (maison d'Humbert) puis en 1353 (ordonnance du roi Jean). En 1420 , le poète Eustache Deschamps place le sucre dans les plus fortes dépenses d'un ménage aisé, aussi pendant longtemps le miel des abeilles demeura-t-il sans concurrence. Les procédés de fabrication entrèrent dans la pratique en Europe vers 1760 par Karl Franz ACHARD. D'après des textes forts anciens, les habitants des Indes buvaient du «jus sucré d'un roseau». D'antiques poteries nous montrent des chinois occupés à une opération analogue. Plus tard, ce jus fut bouilli et concentré pour obtenir un sirop que les Egyptiens et les Phéniciens transportaient en méditerranée. Alexandre le Grand contribua aussi à la diffusion du «sel indien», considéré surtout comme un produit pharmaceutique, par Doiscoride, Galien et Pline, qui l'appellent le «miel des roseaux». Ainsi, pendant longtemps, le miel des abeilles demeura-t-il sans concurrent. (source : René BOUVIER, voir bibliographie).

Cameroun : chasseurs de miel.

Le miel et l'épouse avaient autrefois la même valeur ! Au centre du Cameroun, sur le haut plateau de l' ADAMAOUA, quelques Gbayas continuent de sillonner les immenses forêts. Leur objectif : s'emparer du miel des ruches sauvages. Cette chasse ancestrale reste une extraordinaire cérémonie. Jadis, la valeur de la récolte était égale à celle d'une femme ! Les chasseurs de miel déposent une drogue qui endort provisoirement l'essaim. Un oiseau, le «Gba sara» (Indicator maculatus) guide les hommes vers les ruches. L'oiseau a sa part, un morceau de couvain avec ses délicieuses larves. Jusque-là, cette chasse était une tradition secrète jamais révélée à un étranger, en l'occurence l'auteur de l'article, Jean-Yves DURAND. Source : revue «GEO», nr. 266, voir bibliographie.

Les chasseurs de «croissants d'or» au Népal .

Les GURUNG sont les derniers chasseurs de miel au Népal. Les cueilleurs de miel opèrent dans des falaises qui ont plus de 120 mètres de haut. Les nids sauvages des abeilles les plus grosses du monde (Apis laborica, 2 cms. vit jusqu'à 3500 mètres d'altitude) font 1, 60 mètre de haut sur 1,30 mètre de large, accrochés dans les infractuosités de la roche. Une partie du miel récolté est vendu, tandis que la cire est proposée aux artisans de Katmandou pour couler le bronze de leurs statuettes. Eric VALLI, l'auteur de ce reportage vrombissant et aérien, a été piqué plus de 200 fois ! (GEO, voir biblio)

Hollande : Dans les années 20, les fermiers apportaient de 30 kilomètres leurs ruches en paille dans les landes de bruyère de la région de HULSHORST (Hollande). Les abeilles méllifères de la région y étaient surtout la proie des abeilles-loup (Philanthus triangulum) qui nichaient dans les sables en importantes populations. (source : N.TINBERGEN.voir biblio).

 

*Au Japon, «Apis indica japonica» a été remplacée par notre «Apis mellifera» qui y a été introduite en 1877.

 

Insolite ! Pratiquement dans le centre de Marseille bien urbanisé, sur le parking d'un grand magasin, poussait quelques arbustes de Cotoneaster sur lesquels butinaient des abeilles ! Où pouvaient-elles habiter ?

Lois sur le miel C'est la loi du 15 juillet 1921, rédigée par Géo GERARD et 85 de ses collègues de la Chambre qui protégea les apiculteurs français et le miel produit de la falsification et des commerces frauduleux. Le professeur allemand HERZFELD en avait répandu la production dans toute l 'Allemagne et l'acheminait chez nous par l'Espagne et la Suisse. L' hydromel a été réglementé le 2 mai 1921 (10 à 12° d'alcool). (source : A.L.MARCHANDIER, voir bibliographie)
 

*Il n'y avait pas que les tulipes ! C'est à VEENENDAAL, en Hollande, que se tenait le marché des abeilles le plus important (1923) et la France en importa 229 essaims... ce qui n'est pas très important pour un grand pays ! 
 

 

*2000 ans avant Jésus-Christ en Assyrie, les corps des morts célèbres étaient vernis à la cire, puis embaumés dans le miel, coutume qui s'est perpétuée en Grèce pendant 20 siècles. Quant à la pollinisation des fleurs elle était connue 5000 ans avant Jésus-Christ dans le pays de Sumer.

 

*Le miellat était collecté par les israélites dans les temps bibliques et est encore ramassé par certains indigènes. Pline, au premier siècle avant Jésus-Christ, le considérait comme un phénomène météorique ! C’est Réaumur qui, le premier, vit le rapport avec les pucerons Aphididés. Les fourmis en sont très friandes. Les abeilles le collectent et l’introduisent dans le miel (C.SOUCHON, voir bibliographie)

 

*«Il y a dans une planète, que je vous nommerai pas encore, des habitants très vifs, très laborieux, très adroits. Du reste, ils sont entre eux d'une intelligence parfaite, travaillant sans cesse de concert et avec zèle au bien de l'état, et surtout leur chasteté est incomparable. Il est vrai qu'ils n'y ont pas beaucoup de mérite ; ils sont tous stériles, point de sexe chez eux... ils ont une reine qui ne les mène point à la guerre, qui ne paraît guère se mêler des affaires de l'état, et dont toute la royauté consiste en ce qu'elle est féconde, mais d'une fécondité étonnante. Elle fait des millions d'enfants ; aussi ne fait-elle autre chose. Elle a un grand palais, partagé en une infinité de chambres, qui ont toutes un berceau préparé pour un petit prince, et elle va accoucher dans chacune de ces chambres l'une après l'autre, toujours accompagnée d'une grosse cour, qui lui applaudit sur ce noble privilège dont elle jouit à l'exclusion de tout son peuple...

 

On reconnait quelques étrangers en fort petit nombre, qui ressemblent beaucoup par la figure aux naturels du pays, mais qui d'ailleurs sont forts paresseux, qui ne sortent point, qui ne font rien, et qui, selon les apparences, ne seraient pas soufferts chez un peuple extrêmement actif, s'ils n'étaient destinés aux plaisirs de la reine, et à l'important ministère de la propagation. En effet, si, malgré leur petit nombre ils sont les pères de dix mille enfants, plus ou moins, que la reine met au monde, ils méritent bien d'être quittes de tout autre emploi... aussitôt qu'elle est entièrement remplie, aussitôt que la reine a fait ses dix mille couches, les habitants vous tuent sans miséricorde ces malheureux étrangers, devenus inutiles à l'état...

Tout cela se passe ici sur notre terre, sous nos yeux... Vous voilà bien étonnée ! Oui, sous nos yeux; ce ne sont que des abeilles et des feux-bourdons puisqu'il faut vous le dire.»

Bernard LE BOVIER DE FONTENELLE - Entretien sur la pluralité des mondes, 1686. 
 

L' abeille attique : 

Xénophon se distingue par des talents universels. Philosophe profond, littérateur distingué, puissant orateur, général consommé, il fut de bonne heure le disciple docile de Socrate. Sa Retraite des dix mille l'a illustré comme guerrier et comme écrivain. La douceur continue de ses écrits, la pureté et l'élégance de son style lui valurent le surnom d'Abeille attique.

TRIMELITTA : c'est le nom d'abeilles pirates brésiliennes incapables de ramasser le pollen et qui pillent les abeilles domestiques.

*Les Mayas avaient des ruches, de simples troncs d'arbres creux.

*Les propriétés antiseptiques du miel et celles du propolis pnt été connues de tout temps, avant même qu'on eût la moindre idée de ce qu'était l'aseptie : Assyriens et Romains avait constaté que le miel protégeait contre la putréfaction (M.REBOUX, voir biblio) 
 

Les indicateurs : l 'oiseau à miel. 

Les indicateurs sont des oiseaux apparentés aux pics. Deux espèces africaines, le Grand Indicateur et l'Indicateur mange-miel, sont friands de cire d'abeille. Hélas, les nids d'abeilles se trouvent parfois hors de portée, sous une pierre ou au coeur d'un arbre. L'oiseau demande alors l'aide de l'homme ou du ratel, blaireau mangeur de miel. L'oiseau lance des appels répétés (Ouit-ah, ouit-ah) et vient voler à proximité, déployant sa queue blanche pour attirer l'attention. Puis il conduit la personne (qui aura répondu «Koumbé !») ou le ratel jusqu'au nid. Les chasseurs de miel africains donnent des morceaux de cire à l'oiseaux pour le remercier. Quant au ratel, il pille le nid et répand des morceaux de cire, que l'oiseau peut manger. L'oiseau aide donc la personne ou le ratel,et, en retour, ceux-ci aident l'oiseau. Ces dernières années, les ratels se sont raréfiés en raison de la destruction croissante de leur habitat. De plus en plus souvent, les indicateurs s'adressent aux humains, mais ceux-ci ne leur répondent pas toujours. En effet, le miel est produit à la ferme et de moins en moins de gens recherchent les nids d'abeilles sauvages. Près des villes, où les citadins ne connaissent pas bien les cris des oiseaux, certains indicateurs ont complètement cessé d'appeler. C'est pourquoi, si vous rencontrez un indicateur, répondez-lui : Koumbé !

In «L'oiseau à miel» de April PULLEY SAYRE, avec l'aimable autorisation des éditions «Archimède» ( voir bibliographie)

 

Les abeilles de NOSTRADAMUS : 

( Insignes de la dynastie Napoléonienne). 
«Le grand essaim se lévera d'abeilles (abelhos)
Qu'on ne saura d'où elles sont venues ;
De nuit d'embûches : le geai sous les Treilhes ;
Ville livrée par cinq langues non nues.»
(NOSTRAMUS, voir bibliographie et comprenne qui pourra !)

Horticulture. 

Dédié aux apiculteurs :

Un horticulteur des Ardennes, Mr DENAIFFE, s'est aperçu qu'une plante de sa collection attirait un nombre extraordinaire d'abeilles. Il s'agit du Panicaut à feuilles entières, Eryngium planum qui fleurit de juillet à septembre. Cette plante, très décorative, originaire de l'Europe Orientale, résiste à la sécheresse sur les terres sablonneuses ensoleillées.

Medicago sativa, nommée aussi Alfalfa, la «luzerne», plante très mellifère aussi ; les californiens ont pris cette dénomination aux mexicains dont les ancêtres espagnols l'avaient empruntée aux arabes.

(«Les annales» , Nr. 874 et 885 , 1900) 
 

Les insectes fabriquent des fruits ? Tiens, tiens...

«En Saxe, il y a certains districts où les cultivateurs ne font que du blé qu'ils vendent au plus haut prix comme blé de semence. Ces cultivateurs possèdent des ruchers qu'ils installent sur des charriots et, au moment de la floraison, ils promènent le rucher au milieu des champs. Ce sont les abeilles qui feraient ce blé exceptionnel.»

(Eugène JOBART in «De l'utilité des abeilles» 1888, directeur de «bien public» à Dijon.)

*Le maire de Langres, grand agriculteur de la Haute-Marne, sur les conseils de Mr l'abbé E.TERRASSE, entoura ses champs de blé de ruchers, et il affirme qu'il augmente ainsi très notablement ses récoltes. Le curé de Niaville (Haute-Marne) plaçait en 1883 quelques ruches dans les murs de son jardin, où depuis vingt ans 30 pieds d'arbres lui refusaient des fruits. Or, à partir de l'introduction des abeilles, pommes et poires abondèrent comme par enchantement sur ses arbres auparavant improductifs.

*Il semble donc, comme le dit Mr JOBART, que l'abandon de la culture des abeilles en France soit une faute. En Autriche, en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Hongrie et en Russie, cette culture est encouragée. A Vienne, on a fondé une véritable académie apicole et c'est l'empereur qui en est le président.

NDLR : à cette époque, on commençait à lire DARWIN, mais pas trop en France !

in «les Annales» - Académie des sciences - 02.12.1888, nr.284)


IBOUIRI : 

Les indigènes de l' Ibouiri (Les pygmées, 1887) se procurent de la viande, du cuir pour boucliers, les fourrures et l'ivoire ; le miel sauvage et les plumes d'oiseaux.

(H.M.STANLEY in «Dans les ténèbres de l'Afrique», 1890) 
 

Les abeilles tueuses d'Amérique : 

Un fleuriste tondant sa pelouse a été piqué 162 fois par des abeilles tueuses en Amérique. Il n'en est pas mort ! Les insectes avaient été irrités par le bruit de sa tondeuse.

Les abeilles dîtes «tueuses» sont originaires de la Tanzanie, Afrique de l'Est. Elles ont été introduites au Brésil en 1956 pour améliorer le rendement du miel, et elles sont apparues au sud du Texas en 1990, puis en Californie.

Dans leur pays d'origine, les abeilles tueuses, qui sont identiques aux autres abeilles, sont pacifiques. Elles sont attirées par les indigènes qui leur placent des troncs creux suspendus pour faire leur nid. Le miel est récolté la nuit et une simple torche suffit pour les calmer.

(source : Zébra-films production BBC and National Géographic Society - ARTE)

 

Les découvreurs du Pacifique privés de miel ?  

WALLIS, découvreur de Tahiti, BOUGAINVILLE (1768), COOK (1777), troisème voyage), WATTS et BLIGHT (1788) , MORRISON (1789 , VANCOUVER (1791), WILSON (1797) ; ainsi que les visiteurs célèbres : BANKS (1769), DARWIN (1835), MELVILLE (1842), GAUGIN (1891), Jack LONDON (1916)...

Dans les comptes-rendus de leurs explorations, tous ces célèbres navigateurs ne mentionnent pas la présence du miel dans les îles, donc pas d'abeille (plantes pollinisées par d'autres insectes). Pourtant les polynésiens sont gourmands et préparent tout un éventail de goûteux desserts, mais pas de mention du miel.

Il est certain que les mouches à miel ne pouvaient franchir des milliers de kilomètres d'océan pour rejoindre les îles. Mais, de nos jours, y ont-elles été implantées quelque part ? Si vous avez la réponse, merci.
Il est toutefois surprenant que pour ces voyages au long cours, les explorateurs n'aient pas emporté du miel sur leur bâteau au départ de l' Europe... je ne l'ai jamais lu, sur aucun commentaire.

(«Le voyage en Polynésie» Jean-Jo SCEMLA, voir bibliographie).

NDLR : J'étais dans le Pacifique en 1956, mais je m'intéressais plus aux vahinés qu'à la faune entomologique à cette époque là ! Souvenirs loin dans l'espace et le temps : Espiritu Santo, Lambrym, Vanikoro, Tahiti, Efaté, Lifu, Nouvelle-Calédonie, îles Banks.... à bord de l'aviso" Francis GARNIER ", amiral de TOULOUSE-LAUTREC...

La croix des ruches-troncs :

Dans l'Ardèche, l'apiculture est une pratique très ancienne. Les essaims sauvages étaient installés dans des morceaux de tronc de châtaignier évidés, posés verticalement sur un socle et recouverts d'une lauze. Au premier tiers de la hauteur se trouvaient deux trous pour laisser passer les butineuses et une croix de saint-André en châtaignier était fixée de part en part (Time-Life)

Erreur humaine :

C'est un gardien du labotratoire du généticien brésilien Warwick KERR qui libéra malencontreusement, en octobre 1957, 26 reines d' abeilles tueuses au Brésil. qui essaiment quatre ou cinq fois dans l'année. Une colonie génère 16 à 22 autres colonies. L'abeille européenne n'essaime qu'une seule fois dans l'année.


*Au Gabon, entre «la forêt de Mingouli» et «la forêt de Lopé», se trouve «la forêt des abeilles»...

 

*JOHANNES vivait dans le désert de sauterelles et de miel sauvage nous dit l'évangile de saint Mathieu : «Esca autem ejus erat locustae e mel sylvestre». Où trouvait-il le miel dans le désert ?

 

*En Egypte au XXeme siècle, les apiculteurs se servents de cylindres creux en terre séchée au soleil et empilés à l'ombre sous un arbre.

 

Comme les pompiers... avec des grandes échelles ! 

Du post-mésolithique, au mésolithique et jusqu'à nos jours, des hommes se sont servis de grandes échelles pour cueillir les essaims d'abeilles sur les grands arbres ou les falaises, en témoignent les peintures rupestres. En Afrique du Sud , au Zimbabwé , au Natal (-9000 ans ). En Inde centrale près de Bhopal  Mahadeo Hills. En Espagne : Cueva de la Arana (- 6000 ans), Barranc Fondo (- 4500/- 4000 ans), Altamira (- 20.000 ans) et, plus près de nous, les apiculteurs allemands au 18eme siècle, des peuplades d'Amazonie et du Népal (lire "les chasseurs de miel" dans cette page) ou d'Afrique (idem)

(Source " L'apiculture de la préhistoire à l'histoire" par Bernadette DARCHEN, éditions P.L.B - Bugue en Périgord - 2003)

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Une ruche d'observation vitrée au musée de la maison natale de Jean-Henri FABRE à Saint-Léons, près de Millau (Aveyron - 10.2006)

 

*La première étude anatomique de l'abeille, d'après nature, a été entreprise par Francesco STELLUTI (1577-1652) à l'aide d'un microscope de sa fabrication ou prêté par Galilée suivant les sources. Son étude de l'abeille a été insérée à la fin de l'ouvrage de Wenceslas HOLLAR (1646)

Enduit à la bouse de vache, pratique généralisée : 

C'est surtout en Irénésie et en Gourie (Géorgie) qu'on s'adonne à l'élevage des abeilles ; on se sert de caissons (ska) ou de billots (kodi), troncs d'arbres avec une encoche comme trou de sortie évidés. Les Tcherkess, comme en Abkhazie, on élève beaucoup d'abeilles. Les ruches ressemblent aux notres ; elles sont découpées dans l'écorce de tilleul ou de frêne avec des ramilles d'osier et enduites de bouse de vache, pratique extraordinaire que l'on retrouve aussi bien en Bretagne que dans les Landes en France, dans les pays d'Afrique du Nord, les régions tropicales, Soudan, Guinée française (Arthur BYHAN, in «la civilisation caucasienne»).

*Avant l'introduction de l'abeille mellifère d'Europe, c'est l'abeille Mélipone qui habitait l' Amérique, le Nouveau Monde, au Mexique, par exemple, dans des ruches en terre cuite.

*Les fresques murales de la «grotte de l'araignée», aux environs de Bicorp, prés de Valence en Espagne, représentent les premières images de la chasse aux abeilles (J. KHALIFMAN)

*Il existe un «miel enivrant» qui faillit causer la défaite du grand Pompée. Les abeilles le fabriquent avec le nectar du laurier et des azalées. (Maxime GORKI) .

*Piotr PROKOPOVITCH, en 1828, fonda, dans la région de Tchernigov, la première école d'apiculture connue, son rucher compta jusqu'à environ dix mille colonies. (KHALIFMAN)

*Les abeilles de la toundra de Moursmansk hivernent 9 mois et travaillent «jour et nuit» 3 mois pendant l'été polaire (KHALIFMAN)

Le chouchenn, élixir des dieux : 

En Bretagne, il existe un nombre impressionnant de noms pour désigner l'hydromel, le plus connu est celui de chouchenn ou chouchen. Le plus souvent retenu dans les ouvrages anciens, était celui de dourvel ou dourmel, de dour = eau, et mal = miel, traduction littérale en breton du mot hydromel. On ne sait pas qui, le premier, remarqua que l'eau de pluie tombant sur du miel en brêche provoquait une transformation ; ni qui, le premier, goûta le résultat. Peu importe, l'homme découvrit un jour la fermentation et le travail prodigieux de ces «mouches à miel» observé dans le creux des arbres où elles se réfugiaient. C'est Rosporden qui était la capitale du chouchenn. Voir une recette dans l'article «recettes».

(Source : Patrick DENIEUL, le chouchenn, voir bibliographie)

Rencontre bénéfique : 

VON FRISCH avait jusque-là à peine feuilleté un seul ouvrage d'éthologie. Après avoir lu il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons de Konrad LORENTZ, il a littéralement dévoré tout ce qui concernait l'éthologie (A.NISBETT, voir biblio)

Erreurs mais vérité de sa peinture :

Le sexe des reines ne fut découvert, comme je l'ai dit, qu'au XVIIeme siècle par SWAMMERDAN. Les anglais les appelaient tantôt rois, tantôt reines, selon que le souverain de l'Angleterre était un roi ou une reine. VIRGILE dans ses «Géorgiques» commet pas mal d'erreurs. Il se trompe sur l'origine du miel et de la cire, sur la malfaisance de l'if, sur le pillage des ruches ; Il s'imagine que les abeilles aiguisent leur dard quand elles nettoient leurs antennes, la dispute entre deux rois (reines) provoque une guerre civile, etc. Un curieux petit livre de Thomas FLETCHER , «the beasts and bees of Virgil» (Oxford 1918) en parle.

Ces erreurs ne compromettent pas la vérité générale de la peinture de VIRGILE.

Source : «Virgile» par André BELLESSORT, voir bibliographie.

 

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Un berger dédicace son ouvrage !
Armand LANOUX in «le berger des abeilles»

 

Abeilles (involontairement) kamikazes ! 

On a utilisé l'abeille militairement. Virgile s'en servait pour protéger ses biens. On peut exciter ou calmer les abeilles, si l'apiculteur est expérimenté. Il y a des exemples de projection de ruches contre l'assiégeant d'une fortification, par catapulte. (Armand LANOUX, voir bibliographie)

*C'est sur la paroi d'une grotte espagnole datant de 20.000 ans que l'on trouve la plus ancienne image de l'abeille.

*Les abeilles n'aiment pas les bettues aux... babouins !

*Kindia en Nouvelle-Guinée (1930) : L'explorateur Jean PERRIGAULT reçoit l'autorisation d'une battue aux babouins dans la région. L'expédition se rend sur un site ; quelques babouins finissent par être capturés puis tout est stoppé car une nuée d'abeilles s'abat sur les épaules des noirs et les museaux des babouins, obligeant l'arrêt des captures.

In «Bêtes et gens de brousse» de Jean PERRIGAULT.

 

Secret divulgué avec l'approbation du... Roi ! 

Secret fort simple contre les piqûres des abeilles. A l'instant qu'on a été piqué de ces Mouches, il faut chercher des pavots blancs, qui ne sont pas rares à la campagne, en prendre une tête, l'inciser, et faire couler sur la piqûre quelques gouttes du suc laiteux qui sort du pavot. La douleur se calmera sur le champ, et il ne surviendra point d'enflure comme il arrive presque toujours. Ce secret est infaillible.

In L'ALBERT MODERNE 1768 - «Nouveaux secrets éprouvés et licites» - Recueillis d'après les découvertes les plus récentes - chez la veuve Duchesne, libraire, avec approbation et privilège du Roi. 
 

Sur les chemins de Katmandou : ces hommes qui vivent avec les abeilles :

Au sud de Katmandou, les Rajis ne sont plus que quelques-uns à parcourir les forêts de la plaine du Tiraï. À 20 mètres du sol, ils plongent à mains nues dans les essaims de l'abeille Apis dorsata, 18 millimètres de long, la généreuse et terrible abeille sauvage de l'Himalaya, des kamikazes de la taille de nos frelons.

On a découvert ici, sur des peintures rupestres datant de 12.000 ans, les mêmes gestes des hommes qui grimpent dans les arbres pour récolter le miel.

*Les abeilles migrent avec les floraisons et les Rajis les suivent. Les plus grands nids peuvent produire 20 litres de miel qui seront répartis à parts égales entre tous les membres de la tribu. (Eric VALLI , in «Paris-Match», voir bibliographie)

Du côté du Bengadesh : 

Un des métiers les plus dangereux de la jungle des Sundarbans (Bengladesh) c'est apiculteur. D'avril à fin mai, les Mowalis, après une cérémonie pour les bénir, eux et leurs canots, s'enfoncent dans la mangrove pour récolter le miel d'abeilles sauvages d'une espèce de grande taille et très agressive. Mais nos intrépides apicoles se rient des aiguillons d'Apis dorsata. Le plus dangereux pour eux ce sont les tigres ! (Science revue, voir bibliographie).

*C'est mademoiselle JURINE, en 1814, qui, prouva, par la dissection, que les ouvrières sont des femelles réduites (VANDEL)

Apiculture interdite ! :

En parcourant des petites revues professionnelles d'apiculture du XIXeme siècle, on trouve des récits de procès qui sont faits aux apiculteurs en raison des "dégats" que font les abeilles dans les récoltes, ou encore des mesures d'exclusions prises par les maires, qui vont parfois jusqu'à interdire l'apiculture sur le territoire de leur commune.

*En 1948 , le célèbre naturaliste Remy CHAUVIN accède à la direction de la station apicole de Bures-sur-Yvette qui devient une section apicole de la station centrale de Zoologie Agricole. (RIVIERE-WEKSTEIN)

 

Les apiculteurs alpinistes :

En Turquie, au bord de la Mer Noire, les apiculteurs fixent leurs ruches dans les arbres à une grande hauteur.

 

*À peine a-t-il vu le jour (PLATON), que ses parents vont faire un sacrifice sur le mont Hymette et consacrer leur fils à Pan, aux Muses et à Apollon. C'est là, pendant le sacrifice, que des abeilles viennent déposer leur miel sur la bouche de l'enfant endormi, afin que se vérifiât en sa personne ce vers d'Homère. (PLATON in Une introduction à la vie de l'esprit de R.VERON)

 

*"AMBROISE était un grand homme éloquent et courageux, dont le berceau avait vu, comme celui de PLATON, un essaim d'abeilles posé sur les lèvres de l'enfant prédestiné le présage d'une persuasive et irrésistible éloquence" (M. de MONTALEMBERT, cité par Clarisse JURANVILLE)

 

*Le philosophe allemand SCHIRACH a été le premier à réaliser l'essaimage artificiel.

 

*Le premier apiculteur qui proposa la culture de certaines plantes pour les abeilles est LOMBARD, en 1812, dans son «Virgile» par André BELLESSORT, voir bibliographie.

 

«Manuel des propriétaires d'abeilles». Le miellat était collecté par les israélites dans les temps bibliques et est encore ramassé par certains indigènes. Pline, au premier siècle avant Jésus-Christ, le considérait comme un phénomène météorique ! C’est Réaumur qui, le premier, vit le rapport avec les pucerons Aphididés. Les fourmis en sont très friandes. Les abeilles le collectent et l’introduisent dans le miel (C.SOUCHON, voir bibliographie)

Mettre : «les insectes et les plantes» de C.SOUCHON, collection PUF, que sais-je ? 1974. Voir si pas déjà…

 

La terre promise : «Pays de vignes, de figuiers, et de grenadiers, pays d'oliviers, d'huile et de miel» (Deutéronome VIII, 8)

 

Le roi éthiopien LABILELA qui régna probablement entre 1190 et 1121 av. J-C voulu faire dans sa montagne une reproduction des monuments de la Terre Sainte. Selon la tradition, la construction de la cité dura 25 ans (100 ans pour les archéologues) car il fut aidé par les anges qui lui rendaient visite sous forme d'abeilles. Ces mêmes abeilles qui lui donnèrent son nom - et plus tard le nouveau nom de la capitale - en le recouvrant tout enfant de leur essaim. Le site de Lalibela se trouve à 400 kms au nord d'Addis Abbeba. (R.CHAUVIN et P.SERRES in "le bal des abeilles" Goral 2001)

 

Les abeilles et l'art 

Dans un caisson, José Maria CECILIA fait couler de la cire vierge entre deux épaisseurs de cire, il glisse une page de fac-similé du Codex de "Sanlucar de Barrameda" ainsi que des photographies d'abeilles, seules ou en groupe. La photographie de l'abeille devient ainsi embaumée dans la cire qui, en refroidissant, se transforme et prend divers aspects allant du translucide à une certaine opacité. La magie de la cire, la calligraphie du manuscrit fine et régulière, les abeilles figées pour l'éternité nous amènent, avec l'artiste, à la méditation qui était celle de Jean de la CROIX, de sa nuit "obscure" à son "cantique spirituel", et nous portent naturellement à la réflexion sur notre mort inéluctable. (Madeleine PINAULT SORENSEN in " De l'homme et des insectes" jean-Henri FABRE, voir bibliographie)

 

Le pasteur Johann Luchwig CHRIST (1739-1813) rédigea le premier ouvrage entièrement consacré à l'étude des abeilles, des guêpes et des fourmis, moins superficiel que les études générales.

 

Tanzanie : les Hadzabés et les abeilles :

Guidés par le chant de l'oiseau, l'enfant a repéré la colonie d'abeilles installée dans un acacia creux. Déjà, Ann K'aah frappe le bois pour déterminer, au son, la taille de la ruche sauvage. Avant d'entailler l'écorce à coup de pierre, les chasseurs vont l'enfumer. Engourdies, les abeilles volent encore, mais elles ne piquent personne lorsque Ann K'aah extrait les premiers rayons gorgés de miel et nous les distribue. Le miel de juillet manque de goût, même dégusté à la manière hadza, c'est-à-dire en mâchouillant la cire avant de la recracher en même temps que deux ou trois abeilles engluées....

Reste à récompenser, d'un rayon fixé à une branche, le providentiel oiseau-miel, trop petit pour fracturer lui-même le trésor des abeilles mais prêt à jouer les indics à condition que les hommes n'oublient pas sa part. "Si tu le remercie bien, explique Godo, il t'amènera encore aux arbres à miel" (Stéphane PEYRON, texte de Joëlle ODY, voir bibliographie)

Maintenus par une ceinture de liane, les Papous d'Afrique récoltent les nids d'abeilles dans les grands arbres en les enfumant. Le miel tient une grande place dans l'alimentation de ce peuple. Mais aussi les lrves des coléoptères et les chenilles de papillons !

L'or du Yemen :

Au Yémen, on dit du miel de la vallée de Wadi Do'an que ce nectar est aussi précieux que le pétrole. Les prix peuvent atteindre 140 euros à Dubai.
("envoyé spécial " France2, 3.07.2008)

Tanzanie suite : 

Les Dorobos ont reçu du dieu Enkaï, le miel et le gibier, et les Massaïs le bétail.

Antiques abeilles : 

Le plus lointain des types monétaire identifiables apparaissent sur les statères d'electrum de Milet, de Phocée ou Ephèse. L'empreinte en creux d'Ephèse représentait un cerf et une abeille qui évoquent Ephèse que les grecs vénérèrent sous le nom d'Artemis et les romains sous celui de Diane. (Jean RABELON)

 

Les abeilles, l'âge d'or, les dieux et les religions !

D'après l'ancienne légende, les abeilles apparurent après l'Âge d'or, elles préparaient avec beaucoup d'efforts le liquide succulent qui, pendant, l'Âge d'or, coulaient directement des feuilles des arbres, et donnait ainsi à l'homme un maigre succédané destiné à remplacer la savoureuse nourriture perdue. C'est pourquoi l'abeille fut appelée l'être royal et sacré, emplit de l'esprit divin, prophétique, et devint le symbole de l'abondance, de la sagesse, de l'innocence et de la justice. Elle a pour nous plus d'importance encore en raison de son rapport avec les mystères. Dionysos, tout comme Jupiter, fut nourri par des abeilles, il était considéré comme roi des abeilles et père de celles-ci. Le nom des prêtresses de Cérès et de tous les initiés à ses mystères était celui d'abeille (melissa). La reine des abeilles était elle-même le symbole d'un roi à la fois dieu et prêtre. L'Antiquité, qui vénérait les abeilles, vouait également un culte à Melchisédech dont l'époque chrétienne apostolique reconnut la profonde signification..."

"La reine des abeilles donnait également son nom aux initiés qui, d'après la doctrine secrète représentait des fragments du dieu et qui devenaient ainsi les abeilles de la reine, les dispensatrices de la nourriture. L'abeille était même l'être qui "proclame l'évangile de la nouvelle foi", et le Verbe lui-même. Au demeurent, le miel était pour les Anciens une image de la mort. Glaucos, le roi légendaire, meurt dans le miel et ressuscite car il avait bu du miel.

Des temps les plus anciens jusqu'à l'époque chrétienne, le miel est le symbole de l'expiation des fautes et de la purification de l'âme. Pour le dieu fait homme des hindous, Krishna, l'abeille est également sacrée ; elle en est le symbole. L'abeille est aussi le symbole de la génération, de la force créatrice qui donna naissance au monde sensible, à la nature visible "

G.H.SCHUBERT " la symbolique du rêve "- Bibliothèque de l'hermétisme- Albin Michel 1982.

Gastronomie phrygienne :

À la table du roi phrygien MIDAS, il y a 2700 ans, il y avait un cocktail à base de vin, de bière d'orge et d'hydromel. La viande de chèvre ou de mouton était badigeonnée de miel, arrosée d'huile d'olive, parfumée au fenouil ou à l'anis et cuite au barbecue ("Science et vie , nr 1001, février 2001)

Les Campakas (Magnolacées - Michelia champaea) des Indes, aux grandes fleurs jaunes, ont un parfum si pénétrant que les abeilles, dit-on, craignent d'en approcher (L.GUYOT, voir biblio)

Dans son tombeau, découvert à Tournai en 1653, le manteau de Childeric portait des abeilles d'or, symbole des premiers rois de France.

Il y a des régions où les gens ne récoltent pas le miel avant qu'il ait été consacré par le ministre du culte. Le 8 août (ndlr : Allemagne) est un "jour du miel" (R.STEINER)

Thulé (Islande) :

"Durant les nuits estivales, le soleil ne se retire que quelques heures, Pline parle même d'un jour de six mois, suivi d'une nuit aussi longue. Les pluies sont continuelles. Le miel produit par les abeilles permet la fabrication de l'hydromel."- voyage de Pythéas par Polybe -

(P.PARROY, voir bibliographie)

 

*Sir Charles MALET raconte qu'un nombre prodigieux d'abeilles ont établi leurs ruches dans les cavernes de Salsette et d'Eléphanta (îles de l'Inde anglaise). Elles déposent leur miel dans les fentes des rochers et aux intervalles que laissent entre elles les statues ; en divers endroits, elles sont suspendues avec leurs travaux en grappes immenses. (Clarisse JURANVILLE - voir bibliographie)

 

*À Ceylan, les habitants mangeaient les abeilles après leur avoir enlevé le miel (Clarisse JURANVILLE - 1880)

Culottées les mouches à miel ! 

"Les fonctionnaires attendent d'être nommés ailleurs, dans une île où les rues asséchées ne se transformeront pas en cascade deux fois par jour, les arbres plantés ne moisirons pas dans les rues, les fenêtres s'orneront de mousselines empesées sans que les mouches à miel, chaque soir, y construisent leur nid, et les averses n'emporteront pas les fleurs du jardin"

in "(TITAYANA, voir bilbliographie)

L'abeille sacrée des mayas 

MELIPONA (Melipona beecheii bonnett), l'abeille sacrée des mayas, a les yeux bleus et ne possède pas de dard. Elles sont très pacifiques. Les mâles ont les yeux noirs. Elles ont été introduites à Cuba il y a 2000/2500 ans. Le codex "Tro-Cortesianus" qui se trouve au musée de Madrid, montre que le dieu créateur, le Dieu maya, est le père des abeilles.

Les constructions pyramidales de ces insectes divins ont inspiré les prêtres et les régnants pour donner leurs formes aux pyramides, haut lieu du sacré.

(Rolh DOMEREGO, voir bibliographie générale)

 

*Au Kenya, plusieurs villages se servent des abeilles pour empêcher les éléphants de détruire les cultures (goodplanet)

 

*"WILKINS fut l'ami de NEWTON. Parmi ses intérêts ; une tentative de linguistique générale, la construction de ruches en verre pour observer les abeilles, des projets de navigation stellaire, et la théologie. (Louis PAUWELS, voir biblio générale)

 

*Une tradition des moines du Moyen-Age consistait à ajouter une pointe de miel à leur bière pour l'adoucir.

 

* Le miel de l'île de Pitcairn, dans le Pacifique Sud, le point marin le plus éloigné des terres - plus de 2500 kilomètres - est issu des différentes fleurs tropicales. Il est considéré par certains comme le plus rare et le plus pur du monde. Ilot on ne peut plus inhospitalier, Pitcairn est habité par 48 descendants des révoltés du Bounty devenus... apiculteurs !
("terre sauvage" spécial abeilles, été 2012)

 

* "Le premier secret du vin se cache peut-être au fond d'une forêt d'Amazonie. Là où vivent les tribus Nambikwara, où ne pousse aucun cep de vigne, dans le royaume des abeilles. En goûtant leurs miels de saveurs si fortes qu'il faut les délayer dans l'eau, Claude Lévi-Strauss les associe spontanément à sa mémoire vinicole : " Ces parfumes profonds s'analysent en plusieurs temps, à la façon des vins de Bourgogne, et leur étrangeté déconcerte."
Anthony ROWLEY "éloge du vin et de l'ivresse" l'histoire nr.213 - 1997 -

 

* La grotte de la Arana à Bicorp, prés de Valence (Espagne) montre la première figuration d'une relation entre l'homme et l'abeille, entre 4000 et 7000 ans avant J-C.
Dans la civilisation pharaonique, l'abeille est le symbole de la Basse-Egypte et désigne le souverain de cette région. Tombe de Séthi 1 er, Louxor, vers 1279 av. J-C.   

 

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