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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 01:00

Une histoire de pins pignon ( pins parasol ) !

Dans les années 1990 j'avais planté des jeunes pousses (10 cm) de pins pignon dans la colline de mon village pour fixer une petite falaise. Ils sont devenus beaux et grands (photo 1).

En février 2016 je rangeais les livres de ma bibliothèque et une pigne vieille de cinq ans (photo 2), qui me servait à bloquer des livres, est tombée à terre et sept amandes s'en sont échappées. Je les ai mises en terre dans un bac et quatre ont germées en avril 2016 (photo 3).

Avec la permission du "conservatoire du littoral" je suis allé les planter dans la colline de la Vesse, commune du Rove (13), le 3 décembre 2016. En excellent état ce jour 17.02.2017...

A revoir dans 20 ans !

 

- Les écureuils sont friands de ces amandes.

- Le pin parasol ou pin pignon, est un conifère de haute taille, appartenant à la famille des Pinacées. Il est originaire du pourtour méditerranéen, ...

1 - Les pins en 2015.

1 - Les pins en 2015.

2 - La pigne et son rôle.
2 - La pigne et son rôle.

2 - La pigne et son rôle.

3 - Les pins pignon germent 04.04.2016 - plantés le 03.12.2015. (20 cm)

3 - Les pins pignon germent 04.04.2016 - plantés le 03.12.2015. (20 cm)

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 00:55

L'arbousier "Arbustus unedo",L'arbre aux fraises - ne pas confondre avec l'argousier "Hippophae rhamnoïdes".

Arbuste méridional qui fleurit en décembre-janvier dans les collines.Dans les lieux ravagés par les incendies il survit grâce aux rejets partant de ses racines. Il possède souvent, comme chez moi, les fleurs nouvelles et les baies en même temps car ces dernières sont très longues à mûrir. A cette époque par journées ensoleillées, Il est apprécié des bourdons , bourdons terrestre "Bombus terrestris", bourdons des jardins "Bombus agrorum" et bourdons des saussaies "Bombus lucorum".

Il est la plante-hôte de la chenille du beau papillon Pacha à deux queues "Charaxes jasius" (photo), pas très fréquent. Ses chenilles de la fin de l'été hibernent.  

Ses baies sont fades et en général ignorées des oiseaux, du moins dans mon biotope.car elles tombent toutes au sol sans être mangées. 

Il existe trois espèces d'Arbustus : Arbustus alpina, Arbustus uva-ursinu et Arbustusunedo (ici)

Mon arbousier - hauteur 2 m 50 - bouture prise dans la colline - ses fleurs et sa baie rouge mûre (décembre-janvier)
Mon arbousier - hauteur 2 m 50 - bouture prise dans la colline - ses fleurs et sa baie rouge mûre (décembre-janvier)
Mon arbousier - hauteur 2 m 50 - bouture prise dans la colline - ses fleurs et sa baie rouge mûre (décembre-janvier)

Mon arbousier - hauteur 2 m 50 - bouture prise dans la colline - ses fleurs et sa baie rouge mûre (décembre-janvier)

Bourdon des saussaies "Bombus lucorum" butinant les grelots .

Bourdon des saussaies "Bombus lucorum" butinant les grelots .

Le Pacha à deux queues "Charaxes jasius". Photo Gisèle BARLET.

Le Pacha à deux queues "Charaxes jasius". Photo Gisèle BARLET.

Le théclas de l'arbousier "Callophrys avis". Celui-ci dans mon jardin.

Le théclas de l'arbousier "Callophrys avis". Celui-ci dans mon jardin.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 11:47

La santoline petit cyprés. "Santolina chamaecyparissus"

Le liseron. Convolvulus althaeoide

Les yeux du Christ. "Aster amellus"

Coris de Montpellier. "Coris monspeliensis" / La lavande aspic.Lavandula latifolia, anciennement L. spica

Genêt . "Cytisus scoparius"

Thym.

Laser de France - ombellifère - Laserpitium gallica.

Chardon "Onopordum d'Illyrie".

La saponaire. La saponaire officinale (Saponaria officinalis)

Le pissenlit en graines.

Euphorbe characias

Anthémis des teinturiers (Cota tinctoria subsp)

L'azurite "Echinops ritro"

Le genêt.

La coronille.Et le zygène de la coronille.

La vesce faux-sainfoin.

Matricaire fausse-camomille .

La viperine.

Le glaieul d'Illyrie "Gladolius gallaecicus"

Santoline petit-cyprès.Lubéron (04) - juin - et fin de floraison août.
Santoline petit-cyprès.Lubéron (04) - juin - et fin de floraison août.
Santoline petit-cyprès.Lubéron (04) - juin - et fin de floraison août.

Santoline petit-cyprès.Lubéron (04) - juin - et fin de floraison août.

La santoline petit-cyprés - "Santolina chamaecyparissus" - lieux secs et arides - colline - Lubéron (04). Juillet.

D'une correspondante : "Il y a plein, plein, de cette plante (marcelas) dans mon village natal ! Les portugais la brûlent dans le feu de la saint Jean le 24 juin. Ensuite les jeunes sautent par dessus des flammes sans jamais se brûler ! Cultures d'autres lieux arides. 
Plus précisément : Le village nommé 6230137 Barroca do Zêzere. Fait partie des villages de schiste :  Cova da Beira, au centre du Portugal !" ( Schiizy Bally)
Le liseron " Convolvulus althaeoide" - Dans haie.Le liseron fausse-guimauve ou liseron de Provence est une plante de la famille des Convolvulacées. C'est une plante rampante ou volubile, poilue.

Le liseron " Convolvulus althaeoide" - Dans haie.Le liseron fausse-guimauve ou liseron de Provence est une plante de la famille des Convolvulacées. C'est une plante rampante ou volubile, poilue.

Les yeux du Christ "Aster amellus" - Massif de la Nerthe , commune du Rove (13) - Conservatoire du littoral.

Les yeux du Christ "Aster amellus" - Massif de la Nerthe , commune du Rove (13) - Conservatoire du littoral.

L'Aster amelle ou Marguerite de la Saint-Michel est une plante herbacée de la famille des Asteraceae du genre Aster.Nom scientifique : Aster amellus

    CORIS DE MONTPELLIER dans la rocaille - Lubéron (04) - juillet / Lavande aspic "Lavandula latifolia", anciennement "L. spica" sur le rocher d'une falaise. Il lui faut le minimum vital !
    CORIS DE MONTPELLIER dans la rocaille - Lubéron (04) - juillet / Lavande aspic "Lavandula latifolia", anciennement "L. spica" sur le rocher d'une falaise. Il lui faut le minimum vital !

    CORIS DE MONTPELLIER dans la rocaille - Lubéron (04) - juillet / Lavande aspic "Lavandula latifolia", anciennement "L. spica" sur le rocher d'une falaise. Il lui faut le minimum vital !

    Le genêt - Piste d'atterrissage pour gros porteurs ! Le genêt contient de la spartéine.
    Le genêt - Piste d'atterrissage pour gros porteurs ! Le genêt contient de la spartéine.

    Le genêt - Piste d'atterrissage pour gros porteurs ! Le genêt contient de la spartéine.

    Genêts, centranthes rouges, thyms, romarins - Massif de la Nerthe - colline du Rove (13) - conservatoire du littoral, un de mes terrains de "chasse" !
    Genêts, centranthes rouges, thyms, romarins - Massif de la Nerthe - colline du Rove (13) - conservatoire du littoral, un de mes terrains de "chasse" !

    Genêts, centranthes rouges, thyms, romarins - Massif de la Nerthe - colline du Rove (13) - conservatoire du littoral, un de mes terrains de "chasse" !

    Bouquet de Laser de France "Laserpitium gallica" (Lubéron-04)

    Bouquet de Laser de France "Laserpitium gallica" (Lubéron-04)

    Chardon "Onopordum d'Illyrie" - très apprécié des butineurs - H : 1 m 50 - 2 m. Ici un exemplaire introduit au jardin.

    Chardon "Onopordum d'Illyrie" - très apprécié des butineurs - H : 1 m 50 - 2 m. Ici un exemplaire introduit au jardin.

    La saponaire officinale (Saponaria officinalis) est une plante herbacée vivace. Jadis remplacée le savon et la lessive !

    La saponaire officinale (Saponaria officinalis) est une plante herbacée vivace. Jadis remplacée le savon et la lessive !

    Pissenlit en graines. Il va semer au vent - Euphorbe characias.
    Pissenlit en graines. Il va semer au vent - Euphorbe characias.

    Pissenlit en graines. Il va semer au vent - Euphorbe characias.

    Mars. Euphorbe characias dans la rocaille du jardin (introduite).
    Mars. Euphorbe characias dans la rocaille du jardin (introduite).
    Mars. Euphorbe characias dans la rocaille du jardin (introduite).

    Mars. Euphorbe characias dans la rocaille du jardin (introduite).

    L’ Euphorbe characias. En Provençal : Lachuscla. Suivant mes observations, cette plante, l’Euphorbe characias (Jusclo en Provence) a la particularité d’attirer les gros et petit diptères,"Dilophus febrilis" par exemple (photos). Elle pousse sur des terrains arides et chauds. Son suc blanc est toxique. Elle abrite souvent la chenille du grand papillon Sphinx de l’euphorbe (voir lépidoptères). L’édifice floral spécifique des euphorbes s’appelle le Cyathium. La Dorthésie (Dorthesia characias) -Aphidiens - vit sur cette euphorbe. Lorsqu’on la coupe, il s’écoule un suc blanc laiteux, poisseux et toxique. Jadis, on prenait le suc de l'euphorbe dilué pour éloigner les courtilières. La Dorthésie ( Dorthesia characias )-Aphidiens - vit sur cette euphorbe. Je visite à l’automne une importante colonie des ces euphorbes implantées sur le versant d’une colline aride du "conservatoire du littoral", plein sud, sur le territoire de la commune de Niolon (13)- Côte Bleue -

    Note : Au Yemen, Théodore Monod a récolté la très rare euphorbe "Euphorbia Adenensis" - 1995 -

    Les diptères DILOPHUS FEBRILIS ( 5 mm ) sur fleur d'euphorbe characias - Mars - Nom binominal. Dilophus febrilis (Linnaeus, 1758). Dilophus febrilis est une espèce d'insectes diptères nématocères de la famille des Bibionidae.
    Les diptères DILOPHUS FEBRILIS ( 5 mm ) sur fleur d'euphorbe characias - Mars - Nom binominal. Dilophus febrilis (Linnaeus, 1758). Dilophus febrilis est une espèce d'insectes diptères nématocères de la famille des Bibionidae.

    Les diptères DILOPHUS FEBRILIS ( 5 mm ) sur fleur d'euphorbe characias - Mars - Nom binominal. Dilophus febrilis (Linnaeus, 1758). Dilophus febrilis est une espèce d'insectes diptères nématocères de la famille des Bibionidae.

    Anthémis des teinturiers (Cota tinctoria subsp.) - Une plante sauvage devenue rare - août - bord de route - Lubéron (04) - 400 m -

    Anthémis des teinturiers (Cota tinctoria subsp.) - Une plante sauvage devenue rare - août - bord de route - Lubéron (04) - 400 m -

    Vivace buissonnante compacte et naine, donnant à la mi-été d abondantes fleurs solitaires jaune vif surplombant une touffe basale de feuilles très découpées.

    L'Azurite "Echinops ritro".
    L'Azurite "Echinops ritro".
    L'Azurite "Echinops ritro".

    L'Azurite "Echinops ritro".

    L'azurite "Echinops ritro", aussi nommée chardon Rolland ou chardon rouland car ses têtes mûres se détachent et roulent sous le vent pour se disperser. Les fleurs sont en capitule et les feuilles épineuses, d'où le nom de chardon Rolland qui lui est donné

    Collines sèches, garrigue. Plantes très appréciées des butineurs surtout lorsqu'elle commence à se faner, je ne peux pas vous dire pourquoi...

    Elle abrite aussi divers orthoptères et coléoptères.

    Le genêt et ses fleurs - La mouche,elle , n'est pas assez lourde pour faire fonctionner la pollinisation.
    Le genêt et ses fleurs - La mouche,elle , n'est pas assez lourde pour faire fonctionner la pollinisation.

    Le genêt et ses fleurs - La mouche,elle , n'est pas assez lourde pour faire fonctionner la pollinisation.

    " Nos latitudes sont parfois le théâtre de violences fondées sur la pollinisation. Le cas le plus éloquent est celui du genêt à balai qui, paradoxalement, garde ses organes de reproduction enfermés dans une sorte de bonnet clos inaccessible. Au-dessus, aguicheur, le genêt agite un grand pétale jaune qui n'intéresse ni les guêpes, ni les abeilles, mais qui attire le bourdon, robuste bétail volant ( gros porteur) qui atterrit (afleurit*) sur ce pétale en prenant appui dessus ; le bonnet cède et laisse apparaître cinq étamines qui, aussitôt, badigeonnent le ventre de l'insecte. Sot et sans mémoire, le bourdon continue à fourrager à la recherche du nectar inexistant : le bonnet tombe tout à fait et dégage ensuite cinq étamines longues, en crosses, qui se déroulent et lâchent leur pollen cette fois sur le dos de l'insecte. Lassé de ne rien avoir trouvé en guise de pitance, le bourdon s'envole faire subir le même sort à d'autres fleurs. Celle qu'il a visité est en piteux état, mais qu'importe, elle a confié son pollen à ce vagabond impudent."

    in "science et vie" - la nouvelle botanique - HS 146 mars 1984 - Gérald Messadié.

    *Afleurit , c'est de moi !

    La coronille, sol pierreux et rocheux. Avec le zygène "zygaena fausta" de la coronille.Lubéron (04) - 07.09.2015.
    La coronille, sol pierreux et rocheux. Avec le zygène "zygaena fausta" de la coronille.Lubéron (04) - 07.09.2015.
    La coronille, sol pierreux et rocheux. Avec le zygène "zygaena fausta" de la coronille.Lubéron (04) - 07.09.2015.
    La coronille, sol pierreux et rocheux. Avec le zygène "zygaena fausta" de la coronille.Lubéron (04) - 07.09.2015.

    La coronille, sol pierreux et rocheux. Avec le zygène "zygaena fausta" de la coronille.Lubéron (04) - 07.09.2015.

    La Coronille est un "Papilionacées" à gousses articulées (désarticulation secondaire en segments akénoïdes)

    Sur une feuille de sedum spectabile, une goutte d'eau, réserve pour désaltérer les insectes !

    Sur une feuille de sedum spectabile, une goutte d'eau, réserve pour désaltérer les insectes !

    La vesce faux-sainfoin "Vicia onobrychioides" - mai - Marignane (13) -

    La vesce faux-sainfoin "Vicia onobrychioides" - mai - Marignane (13) -

    Matricaire fausse-camomille - lieux secs et chauds - très résistante à la sécheresse et longue floraison - mai -
    Matricaire fausse-camomille - lieux secs et chauds - très résistante à la sécheresse et longue floraison - mai -

    Matricaire fausse-camomille - lieux secs et chauds - très résistante à la sécheresse et longue floraison - mai -

    Un massif imposant de vipérines - Lubéron (04) - colline - 26.06.
    Un massif imposant de vipérines - Lubéron (04) - colline - 26.06.

    Un massif imposant de vipérines - Lubéron (04) - colline - 26.06.

    Le glaieul d'Illyrie "Gladolius gallaecicus" - Espèce protégée - 10.04.2017 - colline Notre-Dame de Pitié - garrigue - Marignane (13) Dissémination anémochore.
    Le glaieul d'Illyrie "Gladolius gallaecicus" - Espèce protégée - 10.04.2017 - colline Notre-Dame de Pitié - garrigue - Marignane (13) Dissémination anémochore.

    Le glaieul d'Illyrie "Gladolius gallaecicus" - Espèce protégée - 10.04.2017 - colline Notre-Dame de Pitié - garrigue - Marignane (13) Dissémination anémochore.

    Dissémination anémochore : En botanique, une dissémination anémochore qualifie un mode de dispersion et propagation des graines qui se réalise à l'aide du vent.

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    10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 06:51
    Ciste cotonneux - Massuga ou messuga en provençal -         

    ciste_cotoneux-visite-par-hypecometis-hirta

    Un coléoptère "tropinota pinota hirta" sur fleur de ciste cotonneux

    En provençal : Messuga blanca.
    Une des premières fleurs sauvages des sols pauvres.
    Ses fleurs sont nombreuses et fragiles, elles s'épanouissent le matin et se fanent le soir. Les pétales sont odorants parce qu'ils produisent des poils secréteurs à résine. Certaines espèces fournissent la résine connue sous le nom de ladanum (labdanum)

    Observé les premières fleurs d'un ciste de mon jardin le 25 mars, c'est tôt !
     
     
    fleurs-de-ciste


    Fleurs d'un ciste cotonneux. 11.04 à 9 heures. Il va fleurir une quinzaine de jours.
    Ces arbustes sont les premiers à coloniser les surfaces ravagées par les incendies. La chaleur d'un incendie permet de lever la dormance des graines présentes dans le sol qui aiment les sols pauvres et chauds. La pluie abîme les fleurs comme pour le coquelicot.
    On le rencontre beaucoup dans les parties arides du massif de la Nerthe (13) là où la végétation est rase et le sol pauvre.
     

     hymenoptere-sur-ciste-2

    ciste-et-syrphe

    Autant dire que le ciste cotonneux est fréquenté, comme la centranthe rouge et la lavatère arborescente, par de nombreux butineurs ; ici un hyménoptère et un syrphe à ceintures, mais les abeilles n'y sont pas absentes ! 

     

    Halictus scabiosae - avril - Abeille solitaire fidèle au ciste.

    Halictus scabiosae - avril - Abeille solitaire fidèle au ciste.

    Le ciste cotonneux des collines arides. Ses graines aiment le feu !

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    Publié par BERNARD - dans Botanique
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    9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 13:07

    Article complété et révisé le 19.04.2017.

    Le lierre "Hedera helix" - arialacées -

    Il est apparu au Crétacé, c'est une relique d'un autre temps !

    Au contraire de ce que l'on pense, le lierre ne tue pas les arbres. Ses racines-crampons s'accrochent au tronc de l'arbre mais ne l'attaquent pas en pompant la sève. Le lierre protège même son support. Le lierre apporte de la fraîcheur et un compost remarquable à l'arbre qui le porte vers les cieux...Le partage de la lumière se fait équitablement et le lierre abrite une faune si riche qu'il est un élément essentiel de la biodiversité, gage de bonne santé pour tous les arbres. Eventuellement, il s'agit de contrôler sa progression et sa hauteur  en le taillant régulièrement à la demande.

    Chez moi j'ai du lierre qui tapisse le sol où je ne savais quoi planter pour décorer le sol pauvre, j'en ai un sur un mur de clôture et, surtout, contre des arbres pour décorer les troncs trop nus.

    C'est ainsi que j'en possède un, magnifique, accroché à un sureau mort. Ce n'est pas le lierre qui a tué le sureau mais le sureau défunt qui a servi de support. Je ne voulais pas le couper parce qu'il servait d'asile à de nombreux insectes, en particulier des xylocopes et osmies, alors je lui ai planté au pied un lierre qui est devenu magnifique, surtout à l'époque de sa floraison en automne.  Cette année 2014 j'avais mes lierres en fleurs fin août !

     

    Le lierre en fleurs sur le tronc mort du sureau. (31.08.2014). Fleurs, feuille et baies pour les oiseaux !
    Le lierre en fleurs sur le tronc mort du sureau. (31.08.2014). Fleurs, feuille et baies pour les oiseaux !Le lierre en fleurs sur le tronc mort du sureau. (31.08.2014). Fleurs, feuille et baies pour les oiseaux !Le lierre en fleurs sur le tronc mort du sureau. (31.08.2014). Fleurs, feuille et baies pour les oiseaux !

    Le lierre en fleurs sur le tronc mort du sureau. (31.08.2014). Fleurs, feuille et baies pour les oiseaux !

    Les fleurs du lierre avec une éristale des fleurs (eristalis florea)  en visite. Ses baies en novembre. et un bombyle hottentotta
    Les fleurs du lierre avec une éristale des fleurs (eristalis florea)  en visite. Ses baies en novembre. et un bombyle hottentotta
    Les fleurs du lierre avec une éristale des fleurs (eristalis florea)  en visite. Ses baies en novembre. et un bombyle hottentotta

    Les fleurs du lierre avec une éristale des fleurs (eristalis florea) en visite. Ses baies en novembre. et un bombyle hottentotta

    *Le fruit du lierre s'appelle le corymbe ou perle de lierre ou raisin de lierre.

    *La feuille vit trois ans.

    *Sur les vieux pieds de lierre on récoltait jadis une gomme ou résine appelée gomme de lierre, gomme hédéric ou gomme éthérée.

    *Le lierre contient des saponides et des hédérines (hédérosides), du camphre, des tanins, des flavonoïdes, de la rutine, des acides organiques, de l'iode et de l'acide caféique. 

    * "A Stokholm, en Suède, nous venions de voir dans des jardins du lierre tel que nous l'avons contre nos murs, planté dans des pots, et dont on paraissait faire cas" (Abbé R.Outhier " journal d'un voyage au nord" 1736.

     

    Le lierre en fleurs - 25.09.2016

    Le lierre en fleurs - 25.09.2016

    Le long d'un chemin de randonnée du Lubéron (04), un lierre amoureux de son arbre !

    Le long d'un chemin de randonnée du Lubéron (04), un lierre amoureux de son arbre !

    Le lierre peut vivre bien au-delà de 100 ans.

    Son feuillage donne asile à de nombreux animaux, en particulier aux oiseaux et aux insectes qui y trouvent soit de la nourriture soit un abri pour l'hiver. Parmi les insectes, et notamment les papillons, on y trouve les chenilles de "l'argus bleu à bandes noires" (celestrina argiolus), le phalène ou géomètre du sureau (Ourapteryx sambucaria), la maure (Marmo maura), la boarmie rhomboïdale (Peribatodes rhombodaria). Sans oublier le Citron qui hiberne souvent sous ses feilles. Et le phasme "bâton du diable" qui se nourrit de ses feuilles (voir page spéciale). Une abeille "Colletes hederae", l'abeille du lierre, ne butine que sur ses fleurs.

    Pour en savoir beaucoup plus sur le lierre je vous conseille le livre "Au royaume secret du lierre" de Bernard Bertrand, volume 12 -191 pages, éditions du Terran. BP 4 -31160 Aspet, du quel j'ai extrait des renseignements.

    09 septembre 2015 : Des fourmis sont attirées par des pucerons qui enveloppent un bouquet qui va bientôt fleurir.
    09 septembre 2015 : Des fourmis sont attirées par des pucerons qui enveloppent un bouquet qui va bientôt fleurir.

    09 septembre 2015 : Des fourmis sont attirées par des pucerons qui enveloppent un bouquet qui va bientôt fleurir.

    Le lierre dans sa pierre et ses repoussent qui se dirigent vers le sol (11.11.2014)

    "Génération spontanée" !

    Il y a une bonne dizaine d'années on m'avait donné une trés grosse pierre creuse d'environ 50 cm de long. J'y avais tout simplement mis dedans une pelle de terre pour niveller le trou et posé le tout au bout de l'allée du jardin. Cette pierre n'avait pas de trou pour l'évacuation de l'eau pluviale.

    Je ne savais pas quoi y planter quand en taillant un lierre il m'est venue l'idée de le piquer dans la terre de la pierre. Puis j'ai oublié le tout. D'année en année le lierre s'est développé lentement, trés lentement car je ne lui apportais ni terre supplémentaire, ni engrais, ni rien d'autre.

    Et voici que depuis deux ou trois ans il est devenu magnifique , réalisant une boule verte bien saine ! Je suis même obligé de tailler les repousses régulièrement pour ne pas qu'il m'envahisse le terrain ! (photo)

    Je ne comprends pas où cette plante peut prendra sa nourriture (elle ne touche jamais le sol) même si je crois avoir lu que le lierre s'auto-alimente par les résidus des feuilles et racines...

    Le chèvrefeuille est de la même famille que le lierre. Mai.

    Le chèvrefeuille est de la même famille que le lierre. Mai.

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    8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 08:58
    Gros bouquet de la centranthe rouge. Bord de mer la Vesse (13) 14.04.
    Gros bouquet de la centranthe rouge. Bord de mer la Vesse (13) 14.04.

    Gros bouquet de la centranthe rouge. Bord de mer la Vesse (13) 14.04.

     

    Centranthe rouge et lavatère arborescente, deux belles plantes sauvages de ma région. 

    Centranthe rouge ou valériane rouge : Pan - coguieu ubriaga en provençal.

    Valeriane : du mot latin "valere" : être en bonne santé.

     

      A fructification il s'y développe des poils soyeux pennés du fruit capables de voler.                             

    Quelques visiteurs de la centranthe rouge ou blanche, faux lilas ou lilas d'Espagne, une plante coriace qui pousse le long des routes et sur les terrains vagues. Elle fleurit à partir de mai et elle est très appréciée par de nombreux insectes butineurs, en particulier les papillons. J'ai mis cette plante en exergue car elle une aide précieuse pour la faune entomologique dans ma région (13) où sévit souvent la sécheresse . Vous verrez souvent sur ce site des photos d'insectes butineurs posés sur cette plante.
     

    Quelques lépidoptères assidus de la centranthe rouge ou blanche
    (plus rarement on en trouve des blanches)

     

    Papillons/chrono168_1_1Papillons/chrono171_1_2Papillons/chrono174_1_3
    MyrtilPiérideVulcain
    Papillons/chrono170_3_1.jPapillons/chrono173_3_2Papillons/chrono176_3_3
    SoufréPetite-tortueBelle-dame
    Papillons/chrono187_5_1Papillons/chrono190_5_2Papillons/chrono193_5_3
    Marbré de vertFlambéPapilio machaon

     

     

    Papillons/chrono732_1.
    La rosée matinale les feuilles et sur lesquelles s'abreuvent beaucoup d'insectes

    bave-coucou-sur-centranthe-11.04

      Bave de coucou ou crachat de coucou de la cicadelle écumeuse (aphrophore) - avril -  sur fleur de centrathe rouge.

    /Papillons/chrono735_1
    Distribution de la Centranthe rouge en France.
    Document "sophy"- Internet.

                          LAVATERE ARBORESCENTE OU MAUVE ROYALE (Malva dendromorpha) -      

                                               Granda mauga en provençal - 

     

    La lavatère arborescente ou mauve royale mesure entre 1 mètre et 3 mètres. Elle pousse, à l'état sauvage, dans des lieux secs, ensoleillés et chauds en bordure de mer, comme sur la Côte-Bleue et le massif de la Nerthe dans ma région. Elle est assez rare et les débroussaillages non sélectifs n'arrangent pas les choses.

    Elle fleurit au mois d'avril  (actuellement 10.04.2014) puis donne de nombreuses graines qui, tombant et s'éparpillant au sol, fourniront de l'été à l'automne des petits plants. Ces plants grandiront lentement et la lavatère passera l'hiver en vie ralentie sans perdre ses feuilles. Elle fleurira au printemps suivant.

    La plante-mère meurt après sa floraison.

    Une révision taxonomique en 1998 l'a retirée du genre "Lavatera arborea", elle a pris le nom scientifique de "Malva dendromorpha".

     

    lavatere arborescente -2 m 10 - et François - 21.03.2014

     

    Mon gendre posant à côté de la lavatère arborescente mesure 1 m 84, ce qui donne une idée de la hauteur de la plante : 2 m 10 (mars) - Ci-dessous les fleurs (avril) qui dureront environ une quinzaine de jours.

    Les fleurs s'épanouissent au matin et se fanent le soir mais elles sont très nombreuses et se succèdent de jour en jour. La floraison se termine fin mai et des graines apparaissent là où se trouvaient les fleurs.

    Nota : cette année, le 28.05.2014, la floraison est terminée et les Mauves arborescentes sont toutes en graines que j'ai déjà récoltées. 

     Si vous habitez une région chaude et que vous vouliez des graines, contactez-moi, la plante en donne des quantités.

    Autant dire que la lavatère est très fréquentée par les butineurs, surtout des hyménoptères de toutes espèces.

     

    fleur-de-mauve-arborescente-royale-avril

    Une fleur épanouie (4-5 cm) et d'autres prêtent à l'être.

     

    drap-mortuaire-sur-fleur-mauve-arborescente-21.04 

    Un petit coléoptère "drap mortuaire" se gave de pollen sur une fleur de mauve arborescente, ou mauve royale.
    Cette fleur grande ouverte le jour est bien accessible aux butineurs 21.04.

     

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    4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 15:31

    Cynips - les galles de noix, églantier et chêne.

     

     Cynips diplolepis rosae
    Cynips diplolepis rosae

    La galle du Cynips Diplolepis rosae. sur une tige d’églantier (Rosa canina). Juin.
    Cette galle parasite d’hyménoptère contient aussi de nombreux ichneumons qui réussissent à pénétrer dans cette boule dure que l’on trouve sur les rosiers sauvages et rosiers cultivés. On y rencontre aussi des hyperparasites qui parasitent les parasites ! Reproduction presque exclusivement parthénogénétique.

     
     Cynips quercusfolii
    Cynips quercusfolii

    Galle Cynips quercusfolii sur feuille , galle du chêne qui contient une autre galle dans laquelle se développe le Cynips . Parasitisme.
    L'encre ferro-gallique est extraite de galles du chêne. Encre très résistante qui nous a permis de conserver notre patrimoine, les lettres de Darwin, les dessins  de Léonard de Vinci,par exemple, et autres documents divers... 
    • Les galles ou cécidies (du grec "noix de galle")

      La galle résulte de la réaction causée dans le plant par la présence de la larve, la mère ayant introduit l'oeuf dans les tissus végétaux à l'aide de sa tarière. (P-P.GRASSE)

      Les galles sont des réactions spécifiques des tissus jeunes de plantes à des substances chimiques introduites dans ces tissus par des organismes cécidogènes (CAULLERY)

       

    "Les cynips (cynipida) ont la particularité de pondre leurs oeufs en divers endroits, dans les plantes, dans les arbres, par exemple sur les feuilles et dans l'écorce des arbres. Il y en a même qui les déposent dans les fleurs des arbres. Voilà, disons, une feuille de chêne (photos 1 et 2) ; maintenant, la guêpe, au moyen d'une tarière, dépose son oeuf dans la feuille du chêne. Là où l'oeuf de la guêpe a été déposé, tout le tissu de la feuille situé autour de l'oeuf se transforme. La feuille aurait poussé de toute autre façon si l'oeuf n'y avait pas été déposé. La croissance de la feuille se modifie radicalement et, tout autour de l'oeuf, faisant saillie hors de la feuille, apparaît ce qu'on appelle la noix de galle, ce sont des noix de galle brûnatres qui enveloppe entièrement l'oeuf. Il ne peut prospérer que s'il a autour de lui cette substance protectrice que la guêpe cynips vole à la substance végétale...

    Il y a des formations de galle qui ne ressemblent pas à de la noix (photo 3), mais qui poussent d'une manière velue, emmêlées les unes dans les autres. Mais toujours il y a au milieu la future guêpe. Les cynips vivent en concert avec les plantes.
    ( Rudolf STEINER)

     

    Botanique/chrono652_1
    1 - Cynips kollari , hyménoptèrs cynipidé - (1 à 2 cms) sur rameau ou bourgeon de chêne pubescent. Janvier.

     

    chrono1438_1
    Sur un rameau de chêne - août - Lubéron (04)
    Galles radicullaires de cynips aptères lorsque les petits moucherons des deux sexes sont sortis .("cynips kollari"  "Tera terminalis").

     
    2 - Une noix de galle sur une feuille de chêne.
     
    Biorhiza pallida (Cynips de la pomme du chêne) est une espèce d'insectes hyménoptères de la famille des Cynipidae. Cette espèce appartenant à la tribu des Cynipini à la propriété d'induire la formation degalles ou « pommes de chêne » sur les chênes (Quercus spp.).
    By "wikipedia".
    Botanique/chrono654_1
    Botanique/chrono856_1
    Autre "Cynips des bédéguars" sur une tige d'églantier -
    mars - Lubéron (04) - chemin forestier.
    Le bédéguar est dû au cynips "Rhodites rosae"
    qui ne se reproduit que par parthénogénese dans notre pays.
    3 - "Cynips des galles du rosier" ou "Cynips des Bédégars" ou Bédeouars, sur une tige d'églantier (Rosa canina) - Lubéron (04) - août - haie.
    Ces galles atteignent leur plein développement en automne, mais continuent à abriter leurs habitants jusqu'au printemps , c'est-à-dire des "Rhodites rosae".
    Le bédéguar a joui autrefois d'une grande réputation en médecine.
    Botanique/chrono1437_1
    Le bédégar héberge "Diplolepis rosae", le mâle est très rare et la femelle pond des oeufs non fécondés par parthénogenèse.
    Il n'y a pas d'alternance de générations.
    • C'est MALPIGHI, célèbre médecin italien et naturaliste distingué, mort à Rome en 1694, qui observa le premier les cynips percer l'épiderme de la feuille pour y glisser un oeuf. Avant lui, on avait des idées fausses et erronnées sur la croissance des galles (Clarisse JURANVILLE, voir bibliographie)
    • Jadis le collage des vins était pratiqué avec des colles courantes, gélatine et colle de poisson. Ensuite on y ajouté du tanin provenant des excroissances (noix de galle) provoquées par des piqûres d'insectes (cynips) sur les feuilles de certains chênes.. ("le vin de Champagne", André GARCIA, PUF 1986)
    Bédégar sur églantier - Lubéron (04) - juillet.

    Bédégar sur églantier - Lubéron (04) - juillet.

    Une autre galle du chêne en pomme -  septembre - Lubéron (04) ."Biorrhiza pallida"

    Une autre galle du chêne en pomme - septembre - Lubéron (04) ."Biorrhiza pallida"

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    4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 15:27
    Naissance du coquelicot
     
    Roela, Gau-Galin, gueringuingau en Provençal.
    Se manja en salada, e tambèn cuech, en tian - receta totjorn emplegada.

    "Quand le coquelicot n'est pas éclos, il penche sa tête, une tête ovale comme un ballon de rugby et poilue comme un ventre mâle. Dans cette tête la mère-plante porte le fruit de longs jours d'attente au soleil et qui se prépare à éclater un matin...

     

    Botanique/chrono892_1
     

        

    ... à l'intérieur, la fleur est toute recroquevillée, pliée, fripée, tel un enfant dans le ventre de sa mère. Bien avant d'éclore la fleur est prête. Elle a viré du vert au blanc, du blanc au rose, puis du rose au rouge...

     

    Botanique/chrono895_1
     

        

    ... pour la naissance, sa tête se redresse pour regarder le ciel, puis elle éclate en quatre pétales de velours rouge au soleil. La plante pompe du sol la maigre humidité qui suffit à entretenir la vie en elle. Pourtant, s'il pleuvait, s'en serait fini pour le coquelicot : ses pétales sont trop fragiles....
    Botanique/chrono924_1
     
    Pour l'instant, il se balance au milieu des blés. Après avoir goûté quelques heures à la chaleur du printemps, ses pétales se plissent comme la peau d'une vieille dame...

        

    Botanique/chrono926_1
     

        

    Botanique/chrono927_1
     

        

    ..alors il meurt sans bruit dans l'anonymat du champ dans lequel respirent ses milliers de frères. " ("L'éveil" de P-J BERNARD, non publié)

        

    chrono2023_1.
     

        

    Botanique/chrono2840_1

     

    Le long de la voie-ferrée à Pas-des-Lanciers (13)

        

    Botanique/chrono930_1
    Le réservoir à graines en forme de cheminée du coquelicot. Un gramme de semence peut contenir de 6000 à 12.000 graines.
    • A partir de 1903, on obtient de "l'huile d'oeillette" (fabrication des couleurs pour la peinture d'art) en pressant des graines de pavots müres. (PASSERON).
      Principes actifs du coquelicot : alcaloïedes (rhoéadine, rhoéayénine, rhoéanidine)
       
    • Le pigeon de  Chantecler" parle du coq :

      - ...Que pour chanter si bien, on suppose qu'il a 
      Un secret... un secret qui rend sa voix si rouge
      Qu'à son cocorico le coquelicot bouge
      Comme s'il s'entendait appeler par son nom ? 

    (Edmond ROSTAND) 

    Botanique/chrono932_1

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    4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 15:16


    Agave americana

    Agave est tiré du grec "agavos" qui signifie "magnifique".
    Il a été décrit pour la première fois par Clusius en 1575 sour le nom "d'aloès".L'agave est un "Amaryllidacées" et peuvent être défini comme un "Liliacées" à ovaires infères.
    Le Yucatan a été initié à sa culture et à  ses emplois par les indiens Mayas,
    descendants directs des derniers Toltèques qui, après la ruine de leur empire situé
    dans la vallée de Mexico, émigrèrent  dans l'Amérique Centrale.          

     
    Agave americana
    Agave americana pousse sur une falaise ! 

                      hampe-d-agave

     agave en fleurs 2

    agave en fleurs - 24.07
    L'agave (Agave americana - agavaceae, comme le Yuka) est une plante de plusieurs mètres de haut qui vit plusieurs années et qui meurt une fois la floraison terminée.
    Elle se reproduit par stolons. Elle fréquente les sols secs, pierreux et chauds. On en trouve rarement en fleurs. Elle se contente du minimum vital.
    Ici, elle pousse sur une falaise qui domine la mer sur la Corniche à Marseille !

    Ses feuilles peuvent atteindre jusqu'à 3 mètres et sont pourvues d'une pointe acérée. La sève est très abondante et sucrée. Elle est employée au Mexique à la préparation d'une boisson fermentée appelée "pulqué". Ses fibres sont employées à la fabrication de cordages, hamacs, toiles grossières,etc. et les déchets à la fabrication du papier .

    L'agave fleurit au bout de 10 à 12 ans dans son pays d'origine, 20 ans en Provence et 40 ans en Angleterre !

    Parmi les espèces de plantes dont la mortalité stagne et la fertilité explose on compte l'agave dont les individus produisent avec l'âge de plus en plus de fleurs et de graines.
     

    • Les indiens d'Amérique se servaient aussi des feuilles comme "papier à lettre" le tronc servant à la préparation de la téquilla. Le mezcal est de la téquilla avec des petits vers, provenant de la moisissure des troncs ...
    • A Maldano - Plata - Brésil - les agaves et les cactus servaient de haies autour des champs de blé et de maïs.
     
    • La "pulque" ou vin d'agave au Mexique, est un alcool tiré de l'agave.
    • José Maria de Hérédia a chanté l'agave : (in "histoire des fleurs" de L.Guyot)

      Snoré qu'a rêvé son amour,
      Ayant vécu cent aous le pistil géant qui s'érige, il éclate,
      Et l'étamine lance au loin le pollen d'or ;
      Et le grand aloés à la fleur écarlate,
      Pour l'hymen igns, n'a fleuri qu'un seul jour.
    • Trois cent espèces d'agave croissent spontanément en Amérique, depuis le sud des Etats-Unis jusqu'à l'équateur ainsi qu'aux Antilles. La plus commune (Agave americana : photo), qui ne fleurit qu'une seule fois dans sa vie (à un âge avancé) et meurt ensuite, est originaire du Mexique et c'est aujourd'hui naturalisée dans l'Europe méridionale...
      Introduite en 1591, elle s'est si bien acclimatée dans le Midi de la France que ses touffes denses de feuilles glauques, longues de 2 mètres et armées de dents crochues, et ses hampes florales hautes de 8 à 10 mètres, en forme de candélabre à plusieurs branches supportant plusieurs milliers de fleurs jaune verdâtre, sont devenues partie intégrante du paysage méditerranéen. (L.GUYOT, "histoire des fleurs" PUF 1961)
    • La croissance de la hampe florale des agaves est extrêmement rapide , sa longueur pouvant atteindre plusieurs mètres en l'espace de quelques jours... La rapidité et l'abondance de cette floraison exigent une telle consommation de principes nutritifs que la masse qui en est accumulée dans les feuilles disparaît presque en totalité ce qui amène le plus souvent la mort de l'individu par épuisement (H.JORET)
    • L' araignée  "Epeira tuberculata et conica" consolide le centre de sa toile ordinairement placée au milieu des grandes feuilles de l'agave commun, par deux ou par quatre rubans disposés en zig-zag qui relient deux des rayons" (C.Darwin)

    L'AGAVE DU DIEU SOLEIL

    Par un de mes correspondants :
    Pour mon grand-père, instituteur à la retraite, et fort curieux de tout, un voyage au Mexique en 1948 fut pour lui un enchantement. À 66 ans, il s'était mis à apprendre l'espagnol pour mieux communiquer avec les habitants, puis avait fait connaissance de ce pays avec émerveillement.
    Il a rédigé trois ou quatre cahiers sur l' histoire ancienne et contemporaine (1948) du Mexique et, en parallèle, a élaboré un cahier de croquis (paysages, faune et flore) que j'ai réussi à sauver de la destruction.
    En voici, ci-dessous, un extrait sur l'agave et sa boisson, accompagné de très vieux croquis au fusain.
    Ramon BRUNELIERE (petit-fils de Victor BRUNELIERE)
     
    chrono814_1
    Un bel agave dans un jardin à Hyères (83)
    Photo R.Brunelière.2009
     
    La hampe de l'agave au coeur de la plante
    Photo : R.Brunelière.2009
    Botanique/chrono815_1
     
    La boisson nationale du Mexique est le "pulqué" jus d'agave ou "maguey" fermenté. Lorsque l'agave est sur le point de fleurir , les paysans coupent le coeur de la plante . Après avoir coupé la hampe le péon creuse une cavité en forme de bol au centre laquelle se recueille le suc qui s'accumule en abondance dans la cavité. Le "tlaquilero" (celui qui récolte le jus), récupère le liquide avec une gourde allongée et percée aux deux bouts. Il plonge l'extrémité de la gourde dans la cavité et aspire jusqu'à ce que la gourde soit pleine. Il retire ensuite la gourde et l'emporte en bouchant l'extrémité inférieure avec le doigt et la déverse dans un récipient. La plante se dessèche et meurt après. Le pulqué est bu en abondance en apéritif lors de fêtes. Le pulqué est également mis à fermenter, distillé il produit la Téquila autre boisson nationale du Mexique . Alcool très fort (60 à 70°) que les mexicains boivent également en apéritif ou digestif. Ils neutralisent un peu les effets de cet alcool en se mettant du sel fin sur la langue avant absorbtion d'un verre... Si on ajoute que les amuse gueule sont tous à base de piments forts, on comprend mieux que les mexicains aient un tempérament explosif ...

    Victor BRUNELIERE -( Mexique 1948)
    Botanique/chrono816_1
    Extraction du "pulque" au centre d'un agave, ou "maguey".
    A côté, un "pina" (se prononce pigna - ananas)
    Botanique/chrono817_1
    Pyramide Aztèque du soleil  Teotihuacan - 70 mètres de haut) .
    Devant l'agave, une indienne tenant son enfant dans un long châle appelé "reboso"
     
    Botanique/chrono818_1
    Toujours la pyramide du soleil (Teotihuacan). Agaves et cactées.
    Cactus-et-agave-Bruneliere
    Dessins au fusain de Victor BRUNELIERE. Mexique 1948.
    Grand-père de Ramon BRUNELIERE 
     
    L'agave de CORTES : L'agave ou sisal, emblème des Mayas, Maguey chez les mexicains, était inconnu en Europe lors de la conquète du Mexique par Fernand CORTES (1485-1547). Ce dernier le signale à l'empereur Charles QUINT : «Il a vu, dit-il, sur le marché de Ttaltelolco vendre du miel d'abeille, de la cire, du miel de canne à sucre, du miel de plusieurs plantes et de l'agave qui est meilleur que les autres ; de cette plante on extrait et l'on vend du sucre et du vin.» (Source : René BOUVIER)   
      

    Pour en savoir beaucoup plus :
     
    L’agave (mell en langage nahuatl)  entretiendrait, en même temps que les techniques de son exploitation, certains rapports d’homologie avec le sacrifice humain chez les aztèques. La plante, qualifiée par certains le «miracle de la nature», met de huit à vingt ans pour parvenir à maturité et fournit à l’homme des produits variés qui pallient de sérieuses carences naturelles consécutives à la rareté des ressources hydrauliques : poutres et huiles végétales pour la construction, fibres pour le tissage, fourrage, poinçons, éléments nutritifs en cas de disette etc... Mais l’homme en tire surtout une sève (eau de miel) qu’il laisse fermenter pour obtenir le célèbre pulque. Ce vin blanchâtre doté d’une forte viscosité et d’une odeur tenace ne titre que 6 degrés ; les campagnards le consomment à la fois comme boisson et comme complément alimentaire indispensable dans ce contexte difficile (apport en calories, protéines, vitamines B surtout).

    La fabrication du pulque débute par la récole de la sève de l’agave et, plus précisément, le moment où l’homme arrache le «cœur» de la plante. Après avoir coupé les feuilles qui protègent le centre, au moyen d’un couteau ou d’un «coa», l’homme entame la base de la feuille centrale avec le «quebrador» pour extraire le bouton floral. Quelques jours plus tard, il met le maguey «en perce» en utilisant le «raspator» pour creuser une cavité dans laquelle la sève s’écoulera.
    La récolte proprement dite s’effectue ensuite deux fois par jour, au lever et au coucher du soleil, et comporte deux phases principales : l’aspiration de la sève à travers une gourde oblongue, » l’acocote », puis le grattage de la surface du réceptacle au » raspator », afin de curer la « cajete » et d’en aviver les vaisseaux qui se seraient bouchés.
    Transportée à l’hacienda, la sève est filtrée au moment d’être déversée dans les récipients où elle va fermenter. Pour hâter le processus de fermentation du sucre en alcool un pulque vieux, conservé à cet effet, est généralement ajouté. Le principe actif est constitué par des micro-organismes (Saecharomyces cerevisiae agavica). Le liquide devient alors blanchâtre et visqueux mais ne se transforme en pulque qu’après quatre ou cinq jours, en atteignant son plus haut degré en alcool..
    (Extrait de « histoire d’une hégémonie Aztèques – la sève et le sang - de Dominique FOURNIER , ethnologue au CNRS – in revue « l’univers du vivant » nr. 3. 1985)
    Agave polaire !
    La flore d'Amsterdam* s'est enrichie de diverses plantes introduites en 1871 par Heurtain, du persil et des choux entre autres, qui se sont reproduits à l'état sauvage et des agaves, dont la présence qu-dessus de la chaussée des Otaries suffit à donner une idée de la douceur du climat" ("les terres australes" de E.Aubert de la Rüe - PUF 1953)

    * île des terres australes de l'Antarctique.

                        Couac artistique !

    James Tissot, aquarelliste (Nantes 1836) publia un magnifique ouvrage "Vie de N.S.S.Jésus-Christ" où l'on voit évoluer les personnages dans un cadre tout oriental.Malheureusement Tissot ne s'est pas douté que le paysage actuel de la Palestine s'était sensiblement modifié. Plusieurs de ses somptueuses acquarelles s'ornent d'agaves et d'opuntia, plantes américaines récemment introduites dans le bassin méditerranéen, dont aucune n'existait en Judée à l'époque du Christ ! (René Bouvier)   

    Le sirop d'agave remplace le sucre...Faux.

    Les as du marketing ont réussi à faire passer le sirop d'agave pour un quasi édulcorant sans effet sur la glycémie et naturel -  faux - Une cuillère de sirop contient autant de calories que le sucre. Il est riche en fructuose concentré et, en cas d'apport massif, le foie se révèle incapable de le métaboliser. Il s'accumule alors sous forme de graisse dans l'organisme. Cerise sur le gâteau : le fructuose en excès inhiberait même certaines hormones de satiété.
    ( in "le Point" - juillet 2015 - nr.2236 )

                   

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    Description : Macrophotos, observations et études sur quelques insectes de Provence.

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