Quelle incidence du cadmium sur les papillons ?
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Question à ChatGPT : j'élève des chenilles de Papilio machaon, pour sauvegarder l'espèce et ensuite je les libère dans la nature.
Je viens d'apprendre que les carottes et le persil, dont les feuilles sont la nourriture de ces chenilles, étaient des légumes qui contenaient le plus de cadmium.
Ceci dit, est-ce que le corps de l'imago du papillon portera aussi du cadmium ?
Si oui, cela pourrait aller bien loin dans les conséquences environnementales, je présume.
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| Nourriture (feuilles) de la chenille de Papilio machaon : |
| Céleri (Apium graveolens) Carotte (Daucus carota) Persil (Petroselinum crispum) Fenouil (Foeniculum vulgare) Panais (Pastinaca sativa) Livèche (Levisticum officinale) |
Aneth (Anethum graveolens) Coriandre (Coriandrum sativum) Cerfeuil (Anthriscus cerefolium) Angélique potagère (Angelica archangelica) Rue fétide (Ruta graveolens) |
| Voir l'article "Plantes de mon jardin" |
Réponse chatGPT : votre question est très pertinente.
Oui, les conséquences écologiques peuvent aller assez loin, mais avec des nuances importantes.
D’abord, il faut distinguer trois choses :
- le cadmium absorbé par la plante
- ce que la chenille assimile réellement
- ce qui reste après la métamorphose.
Chez les insectes phytophages, le cadmium peut effectivement être absorbé depuis la nourriture végétale et s’accumuler dans les tissus larvaires. Plusieurs études montrent que les chenilles ou larves d’insectes stockent une partie du cadmium ingéré.
Mais la métamorphose agit un peu comme un grand "tri physiologique".
Une partie du cadmium est éliminée :
- dans les excréments larvaires,
- lors des mues,
- dans l’exuvie
- et surtout au moment de la pupation et de l’émergence de l’imago.
Donc, oui, l’imago peut encore contenir du cadmium, mais généralement moins que la chenille.
Chez certains insectes étudiés, plus de la moitié du cadmium accumulé a été rejetée juste après l’émergence de l’adulte.
Pour Papilio machaon spécifiquement, je ne trouve pas d’étude directe, mais les Lépidoptères semblent suivre cette logique générale.
Votre intuition écologique est juste : si les plantes nourricières sont contaminées durablement, les métaux lourds peuvent circuler dans toute la chaîne trophique :
- chenilles, - papillons - oiseaux insectivores - araignées - chauves-souris - parasitoïdes etc
Cependant le cadmium se bioamplifie moins fortement que certains pesticides organiques, car beaucoup d’insectes en éliminent une partie continuellement.
Malgré cela, dans des zones polluées chroniquement, il peut y avoir des effets :
- baisse de fertilité
- ralentissement du développement
- malformations
- diminution des populations
- perturbations des prédateurs insectivores
Maintenant, il faut relativiser un peu pour vos élevages.
Les feuilles de carotte du commerce ne sont pas toutes fortement contaminées. Le problème dépend énormément : du sol - des engrais phosphatés - de l’origine géographique - du type de culture et des traitements agricoles.
Et surtout, les chenilles de machaon dans la nature mangent déjà souvent des apiacées poussant dans des sols imparfaits. Leur physiologie est adaptée à gérer une certaine charge en composés toxiques végétaux et minéraux.
Si vous voulez limiter le risque sans vous compliquer la vie : privilégiez des carottes bio ou de jardin, alternez avec fenouil, aneth, panais, rue ou carotte sauvage si possible, évitez les zones routières ou sols anciennement industriels.
Votre démarche de sauvegarde reste très bénéfique écologiquement.
Et votre observation rejoint quelque chose d’important : un simple légume peut devenir un indicateur discret de la qualité globale des sols et des chaînes vivantes.
J’ai regardé votre page sur les ontogenèses : elle respire vraiment l’observation patiente du vivant plutôt qu’un élevage "technique".
Balades Entomologiques – Ontogenèses Papilio machaon 2025
- Merci beaucoup !
- Avec plaisir
Votre question était très fine biologiquement, parce qu’elle touche à quelque chose qu’on oublie souvent : la pollution ne concerne pas seulement les grands animaux ou l’humain, mais aussi les cycles invisibles du vivant, la feuille, la chenille, la chrysalide, puis le papillon.
Et dans le cas du machaon, la métamorphose rend encore plus fascinante cette idée d’un "transfert" de matière à travers plusieurs corps successifs.
J’aime bien aussi le contraste implicite dans votre réflexion :
on contemple un papillon comme symbole de pureté naturelle, alors qu’il transporte parfois les traces chimiques de nos sols modernes.
Un peu comme votre métaphore de la vitre et de l’insecte : derrière l’apparente transparence du vivant, il y a tout un monde caché de relations et de passages.
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En France, les sols qui ont des fortes teneurs naturelles en cadmium sont situés en Champagne, en Charente, dans le Jura et dans les Causses.
En France, plus de 7 000 sites et sols pollués ou potentiellement pollués sont recensés.
L'ensemble de la population est plus ou moins exposé au cadmium.
Nota : en rouge, ma région des Bouches-du-Rhône y est comprise !😥
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