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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 01:40

L'Abeille Corse et Bretonne
 
Abe corsica

APIS MELLIFERA MELLIFERA CORSICA
L' abeille Corse - Source Own Work in Wikipedia - auteur Emmanuel Boutet
 
«Abe» ou «Ape» désigne l'abeille Corse, «u bugnu » l'essaim ou la ruche, et «fàu» ou «fàvu» le rayon de miel.
Diodore disait que l'île produisait du miel en abondance et sous Napoléon III (sautons des siècles !) sa qualité valut au miel Corse la " Grande médaille d'or à l'exposition Universelle de Londres en 1862". Constat plus sévère en 1929, où la Corse ne comptait que 1400 ruchers pour 8600 ruches et une moyenne de 12 kilos par an.

De nos jours (2000) les 6 variétés de miel Corse produisent 150 tonnes par an et, seul avec le miel de sapin des Vosges, «mela di corsica» bénéficie de l'appellation d'origine contrôlée AOC.
Les six variétés de " miel de Corse " sont : "miel de printemps" , "miel de maquis de printemps" , "miel de châtaignier" , "miel de maquis de l'été", "miel de maquis d'automne", "Miellat du maquis".
Les producteurs se sont groupés au sein du C.R.I.T.T. (Centre Régional d'Innovation et de Transfert de Technologies) de Corte.
Marie-Jo BATTESTI et les chercheurs de l'université Pascal-Paoli sont arrivés à d'éloquents résultats.
 
Photo ci-dessous : l'abeille continentale.
Notez la grande différence entre ces deux abeilles.
 
    abeille-sur-ceanothus-fleurs-bleues.JPG

 

L'abeille Corse a été définie comme totalement identaire : la colonie Apis mellifera mellifera insulaire se distingue des autres par une langue plus longue, un index cubital plus élevé, une pilosité assez courte.
Cette abeille noire et de petite taille travaille toute l'année.
Elle est protégée par un arrêté de 1982 qui interdit toute introduction d'abeilles sur l'île.
(source : «la légende des Corses» Paul SILVANI
avec l'aimable autorisation de l'éditeur. Voir bibliographie 1) 

    

Repérage d'une source importante de miellat.
Vol dans le sud-sud-est, soleil à 45 degrés à droite pendant 12 minutes, distance 6000 mètres, abandonnez les butinages isolés. Exécution ! 
Abeilles-domestiques/chrono127_1

 

Abeilles-domestiques/chrono128_1

Excellent ce miel de nos amies corses !


Abeille noire et cire blanche : l'abeille bretonne d'Ouessant

  • C'est Ouessant qui pourrait jouer un rôle capital dans la sauvegarde de l'abeille noire européenne (Apis mellifera mellifera). En effet , elle retrouve une fonction capitale dans la préservation des souches d'abeilles indemnes de maladies et des pollutions génétiques qui marquent celles du continent.
    L'abeille noire bretonne a, comme son nom l'indique, une pigmentation sombre qui lui permet une meilleure absoption des rayons solaires et ses poils sont particulièrement longs et lui permettent ainsi de rapporter du pollen par mauvais temps ; ses ailes plus puissantes et plus grandes offrent une meilleure capacité à travailler dans le vent.
    Par ailleurs, l'abeille noire sort tôt le matin et module sa ponte suivant l'abondance du pollen au printemps.
    C'est un petit groupe d'apiculteurs finistériens qui a compris, dès 1987, que la région avait conservé un patrimoine presque unique en France (NDLR : et en Corse). En décembre 1989, ils se sont regroupés pour fonder l'association pour la conservation et le développement de l'abeille noire. Sous la conduite de leur président Georges HELLEQUIN (malheureusement décédé en 1998) l'association veut tirer parti de l'éloignement de l'île d'Ouessant pour conserver l'éco-type breton.
    Pendant des siècles, la Bretagne a exporté son miel dans toute l'Europe du Nord. A la fin du XIXeme siècle il y avait plus de 100.000 ruches dans le Finistère (le quart aujourd'hui). Le miel était un produit peu prisé et un pot suffisait largement pour l'année. Les abeilles offraient un produit plus important pour les humains : la cire employée pour les cierges des églises.
    Les ruches étaient en pailles tressées avec des lanières de ronce.
    En mettant un morceau de cierge bénit sous la ruche, on pensait empêcher les abeilles de partir mais on réaffirmait surtout leur lien avec le sacré.
    De même, en mettant avec un crêpe ou du laurier, le deuil aux ruches dont le propriétaire venait de décéder (NDLR : comme en Provence)
    En Haute-Bretagne, les mielliers savaient, de père en fils aîné, prendre les essaims en disant une prière spéciale, chapeau tenu sur l'épaule gauche et oeil fixé sur le coeur de l'essaim.

    Source : extraits du livre de François de BEAULIEU " Les bretons et leurs animaux domestiques ", 2000 , aux éditions COOP BREIZH - 29540 Spézet.
    Avec l'aimable autorisation des éditions citées, avec nos remerciements.

    

Abeilles-domestiques/chrono1321_1
KENAVO !

    

Abeilles-domestiques/chrono1338_1.
  • Une race pure d'un écotype breton.
  • Une abeille exceptionnelle et unique en Europe : absence de contamination par le varroa -officiellement reconnu en novembre 2014; présente un caractère sanitaire remarquable (exempte de virose).
  • Une abeille qui vit sur un site naturel, l'île d'Ouessant, ou elle dispose d'une alimentation (pollen) diversifiée, sans contact avec les produits phytosanitaires (absence de culture intensive sur l'île).
  • Source : Site "association conservatoire de l'abeille bretonne" (mars 2015 )

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 01:30
LES ABEILLES - le venin
Le venin des Abeilles 
  • Composition du venin 

 

Le venin d'abeille contient une vingtaine de composés. (Banks et Shipolini1986)

Les deux molécules majoritaires sont la mélutine et la phospholipase A2.

 

Enzymes : phospholipase A2, hyaluronidase, phosphomonoestérase acide, D-glucosidase et lysophopholipase.

Pdypeptides : mélittine, mélittine-F, apamine, peptide dégranulant les mastocydes, sécapine , tertiapine, inhibiteur de protéase et procamine A et B.

 Basses masses moléculaires : histamine, dopamine et noradréaline.

La quantité de venin injecté par une abeille est de l'ordre de 50 à 100 microgrammes. De 2 à 10 pour la guêpe.

Source et remerciements : Bernard MAILLERE, CEA de Saclay, département d'ingénierie et d'études des protéines , à Gif-sur-Yvette 911191.

Le phéromone de l'aiguillon est un mélange de 13 molécules différentes dont le composé majoritaire est l'acétata d'iisoamyle.

 

  • Principes toxiques du venin :

Neurotoxine, Hémolytique, Mellitine, Hyaluronidase, Phospholipase A, Histamine et autres.

Il existera bientôt un antivenin contre les piqûres d'abeilles.

L'université de Botucatu (Brésil) vient de lancer, chez l'homme, un premier essai d'un sérum capable de neutraliser les principales toxines du venin des abeilles sud-américaines...Elles ne sont pas plus nocives que les autres espèces, mais elle font preuve d'une agressivité inouïe, pouvant attaquer une centaine de fois un même individu. (science et vie - nr. 1185)

 

  • APIPUNCTURE ou APITHERAPIE

Pour le traitement de certaines maladies ou affections par les piqûres d'abeilles il y a deux méthodes pour y parvenir.
La première utilse directement l'insecte qui est placé sur la partie malade ce qui, entre parenthèses, est fort désagréable, car si en travaillant au rucher une piqûre passe souvent inaperçue, il en est tout autrement dans le cas qui nous occupe.
Le second procédé consiste à utiliser des piqûres intradermiques ou intramusculaires au moyen d'une seringue de Pravaz garnie d'une solution de venin dans du sérum physiologique. La dose est de 0,1 - 0,2 - 0,3 ml.

(source : Alain CAILLAS, voir bibliographie)

L'abeille contre l'acné : Selon des expériences publiées en 2014, le venin d'abeille purifié a permis de diminuer, chez la souris, l'inflammation de la peau liée à une infection par "Propionibacterium acnes", la bactérie impliquée dans l'acné ( Science et vie - nr.1182 - 2016)

  • Recette de grand- mère : Pour soigner une piqûre d'abeille, retirer le dard et frotter avec du persil !

 

  • Albert CALMETTE (1861-1933) étudia les venins, dont celui des abeilles.

 

 
 
Abeille sur sedum - septembre -

Abeille sur sedum - septembre -

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 01:20

Les Abeilles : cire et propolis 

  • La cire :
    Les abeilles secrètent la cire à l'aide de leurs glandes cirières après avoir transformé les substances sucrées, en particulier le nectar. La composition de la cire est complexe : elle contient des hydrocarbures saturés, de la céroléine, de la myricine, des palmitates et des subtances colorantes. On trouve dans la cire de la cérine, de la myricine, de la céroléine et des hydrocarbures saturés. (Alin Caillas 1927, voir biblio)

  • Dans les années 20, la production de cire en France était de trois millions de kilos, nous importions beaucoup du Maroc mais surtout de la Turquie.

  • La propolis contient 50% de résine, 40% de cire et 10% d'une huile essentielle. Elle est antiseptique.

  • En ce qui concerne la formation de la cire, on sait que les abeilles ont souvent de la peine à se procurer suffisamment de nectar.
    Mr TEGETMEIER m'apprend qu'il est expérimentalement prouvé que, pour produire 1 livre de cire, une ruche doit consommer de 12 à 15 litres de sucre. (DARWIN, bibliographie) 
    NDLR : les rayons en cire gaufrée inventés par l'apiculture ont grandement économisé le travail des abeilles.

  • Propolis :
    La propolis renferme une mine d'oligo-éléments (aluminium, cuivre, fer, zinc...), mais aussi et surtout des flavonoïdes antioxydants : chrysine, pinocembrine, galangine, quercétine... Ces substances renforcent ainsi l'ensemble des défenses de l'organisme et l'aident à lutter contre les infections.
    On trouve également dans la propolis des composés phénotiques et des acides aromatiques aux effets anti-inflammatoires.
    Sans oublier les huiles essentielles aux vertus antiseptiques.
    Les abeilles l'ont compris depuis longtemps : la propolis est un aseptisant naturel. (Revue EM-santé, nr.22)

 

Abeilles-domestiques/chrono1099_1

 

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Abeille butinant une feuille de tilleul qui suinte. Mai.

    
"On a de bonnes raisons de supposer que le mastic des abeilles a été l'un des produits mystérieux que les luthiers italiens ajoutaient au revêtement des vernis des instruments qu'ils fabriquaient, en vue d'en améliorer encore la beauté du son" (Karl VON FRICH)
    
 
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Les abeilles : miel et gelée royale

 
Le nectar est un suc renfermant, en proportions variables avec les espèces, du saccharose et du sucre interverti. Il est blanc ou jaunâtre, inodore.

La force du nectar est exprimée par le pourcentage d'hydrates de carbone - principalement de sucre - qu'il contient mais qui peut varier suivant le jour et les conditions atmosphériques. Voici quelques exemples exprimés en pourcentage : Fleurs de pommier (42), moutarde des champs (40), chou frisé (39), framboise (37), pissenlit (34), cerisier sauvage (33), lime (31), trèfle blanc sauvage (30), mûrier (28), lotier (26), cassis (25), poirier (15) et aubépine (13) (Docteur BUTLER).

  • L'absence de pluie et de rosée retarde la sécrétion du nectar des fleurs.

  • Le goût :
    Un entomologiste allemand, FOREL, a soigné des abeilles au sucre puis a change le régime en leur donnant de l'alun. Les abeilles y ont goûté puis se sont retirées précipitamment pour longuement se nettoyer !

  • "Une mer de nectar" ! Oui, mais... sur la lune !

  • En moyenne, les plantes des pays tempérés secrètent 0,5 à 5 milligrammes de nectar par fleur.

    La Gelée Royale :                            
La Gelée Royale est un gel protidique extrèmement concentré (31% de protides) très riche en substances nutritives (glucides et lipides) ; il constitue un aliment d'une richesse exceptionnelle.
En outre, son abondance en vitamines, notamment du complexe B, représente, suivant l'expression du professeur HELLEU (1955), un véritable cocktail de diverses vitamines du groupe B, en particulier de l'acide pantothénique, un des facteurs principaux de l'activité biologique de la Gelée Royale. Rappelons que la Gelée Royale comprend certains composés directement assimilables, tels que la dextrose, les acides aminés, de même que les oligo-éléments ne subissant pas l'action des fermants digestifs.

(Docteur Yves NICKI, voir bibliographie)
  • Et aussi....
    La gelée royale contient : de l'eau (66% environ), des glucides (sucres) parmi lesquels glucose et fructose (rapport glucose/fructose avoisinant 1), maltose, erlose, trèhalose, mélibiose ; des lipides (acides cétotransdécénedioïque, hydroxytransdécénedioïque, hydroxytransdécénoïque, sébacique, pimélique et palmitique, stéarique) ; des protides (substances azotées dont une grande partie sous formes d'acides aminés les plus riches qualitativement). Ces acides aminés sont les suivants : acide aspartique, acide glutamique, alanine, arginine, cystine, glycine ou glycocolle, histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, proline, sérine, taurine, thréonine, tryptophane, tyrosine et valine.

    Elle contient aussi des éléments minéraux parmi lesquels : calcium, cuivre, fer, phosphore, potassium, silicium et soufre ; des vitamines, en grande quantité : B1, B2, B3 ou vitamine PP, vitamine B, vitamine B, vitamine B7, vitamine B8 ou vitamine H, vitamine B9 ; en faible quantité : vitamine B12 ; et en présence contreversée mais de toute façon négligeable : vitamine A, vitamine C, vitamine D et vitamine E.
    D'autres constituants : l'acétylcholine, un facteur antibactérien et antibiotique, quelques grains de pollen et une possible substance hormonale gonadotrope ; et des substances encore inconnues (1984).
    (Source : docteur Yves DONADIEU, voir bibliographie.)

  • ORIGINE VÉGETALE ET ANIMALE DU MIEL
    Un peu (beaucoup) de chimie !
    Composition du miel :
    sucres : glucose, fructose, maltose, saccharose, mélézitose, erloze, kestose, raffinose, destriantriose, isomaltose etc... plus des sucres de formule chimique complexe.
    Acides : acide gluconique, acide formique, acide acétique, acide lactique, acide malique, acide citrique, acide succinique etc... PH voisin de 4.
    Plus 18 acides aminés dont certains non constants par les sécrétions de l'abeille.
    Sels minéraux : potassium, chlore, souffre, calcium, sodium etc...
    Plus vitamine B, vitamines lipo-solubles absentes. La vitamine C dans certains miels.
    Plus des enzymes, dont les plus importants sont une amylase et une invertase etc...
    Plus des substances aromatiques : alcools, aldéhydes, cétones etc...
    (Source : M.LOUVEAUX, voir bibliographie)

  • Le miel fait des miracles !
    Les hôpitaux anglais et gallois pourraient bientôt utiliser une recette de l'époque pharaonique pour favoriser la cicatrisation des plaies et des brûlures : le miel, le miel étant un antibactérien efficace. (Science et vie, nr.1083)

  • Le miel est la meilleure thérapie contre le rhume. Une étude a montré son avantage face au dextromethorphan, un médicament classique contre les coups de froid. (science et vie, nr.1085)

    Deux mots sur le miel, une autre analyse !
    Le miel n'est constitué que d'eau et de sucres ! Les abeilles aspirent le nectar secrété par les fleurs qui est composé soit de saccharose, soit de plusieurs sucres simples en quantités variables selon les espèces de fleurs et accompagnés d'arômes différents, utiles pour la "physiologie du goût" mais peu utiles pour la santé.
    Le miel est donc le plus ancien produit sucré naturel, ayant une source très faible de minéraux et de vitamines. Pour 100 grammes de miel, la valeur en protéines et en lipides est même nulle ! Le miel n'a en fait aucune valeur thérapeutique. Seule la gelée royale, qui pour 100 grs apporte 12 grs de protéines et 5 grs de lipides, pourrait avoir une utilité pour la santé.
    Dans la réalité, "elle est commercialisée à raison de 1% mélangée à 99% de miel".
    Docteur Louis THILLIER, in postface de "Abeilles : l'imposture écologique" de Gil RIVIERE-WEKSTEIN, voir bibliographie.

  • Popeye the sailor bee, bss, bss !
    Le miel devrait être présent dans toutes les cambuses. Le miel est bon pour l'équipage. Riches en glucides (trois quarts de son poids) c'est l"aliment de l'effort musculaire utilisé par les athlètes depuis l'antiquité jusqu'à nos jours. Le miel se digère bien, beaucoup mieux que le sucre. Pauvre en saccharose, son assimilation ne produit aucune toxine dans l'organisme. Le miel est une source de longévité, il active la cicatrisation des brûlures et des blessures en application externe, et atténue les irritations de la gorge.
    Il a des propriétés laxatives douces. Il favorise l'assimilation du calcium. De plus, il est reconnu que le miel possède une action antibiotique et stimulante. (La gazette des pontons, Alain BRIANT)

  • De la préhistoire à l'éternité
    "Mais pour l'homme qui ignore encore Jéhovah, il n' y a qu'une manne, d'autant plus admirable que réelle, d'autant plus efficace que discrète, plus appréciée que connue : le miel. Tous les gourmets la recherchent alors qu'aucun préhistorien ne la mentionne, tous millénaires confondus. Pourtant, sans le miel, la préhistoire eût été différente. Peut-être même n'y aurait-il pas eu de préhistoire et partant, pas d'histoire. Sans lui ces lignes n'auraient pas été écrites. Sa seule chance aura été d'être reconnu par un connaisseur. Un seul. Mais quel ? Le temps lui-même. Il n'a pas lésiné à l'heure de l'approbation. Pour nous en tenir à un seul témoin - l'Homme - il était présent dans la ruche avant son arrivée. Il l'accompagne aujourd'hui, il lui survivra demain.
    Vous avez dit Eternité ? Jouez le miel, même sans majuscule." (Raymond DUMAY, voir bibliographie)

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Abeille sur caryops - avril -


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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 01:10

Les Abeilles : recettes et hydromel 

  • Pour les abeilles :
    Pour nourrir leurs abeilles les apiculteurs diluent du sucre roux dans de l'eau. Mais on peut aussi employer du sucre fin ménager (c'est plus cher) dilué au pourcentage de 1 volume de sucre pour 3 volumes d'eau, d'eau tiède et très propre (eau d'Evian, par exemple) et 10 pour cent de bon miel. Déposer très peu de liquide dans une soucoupe et bien l'étaler, sinon les abeilles vont patauger ! Pour éviter cet inconvénient, je fais un lit de quelques graviers qui serviront de reposoir car il arrive souvent qu'une abeille se pose sur le liquide au lieu du bord de la soucoupe. Elle s'alimente puis décolle pour se poser non loin au soleil et faire une longue toilette avant de repartir vers son abri.

  • Pour les humains :
    Il est rare de trrouver une recette de pâtisserie dans laquelle entre une grande partie de miel. En voici une :
    * 125 grs de semoule, 1/2 litre de lait, 80 grs de miel, un zeste de citron, 30 grs de beurre et sel.
    * 500 grs d'abricots, 125 grs de miel, 50 grs de biscuits à la cuiller, 1 dl. de kirsch et 50 grs de beurre.
    1 - Faire bouillir le lait avec le sel et le miel. Mettre un zeste de citron râpé et y jeter la semoule en pluie. Cuire à feu doux jusqu'à épaississement. Incorporer 30 grs de beurre et verser cette préparation en couronne dans un plat à four.
    2 - Pendant la cuisson de la semoule, cuire les abricots dénoyautés dans un plat à gratin légèrement beurré. Les abricots sont nappés avec 125 gr de miel. Lorsqu'ils sont cuits, les mettre au milieu de la couronne. Saupoudrer avec les biscuits à la cuiller émiettés. Arroser avec le kirsch, le beurre fondu et passer au four chaud pendant 5 à 6 minutes.
    Cuisson : 30 minutes. (Ginette MATHIOT -voir bibliographie)

  • Si un essaim s'invite chez vous, ne le détruisez pas. Demandez à l'apiculteur le plus proche de venir l'enlever. Il le mettra dans une ruche.

  • Sirop médicamenteux pour les abeilles :
    Versez un litre et demi d'eau bouillante sur une forte poignée de plantes aromatiques : thym, sauge, serpolet, lavande, sarriette etc... dans un pot de terre qu'on laisse pendant 20 minutes à côté du feu.
    Ensuite passer l'infusion à travers un linge et la faire tomber sur un kilo de sucre, que l'on fait dissoudre près du feu. Ne jamais faire bouillir.
    Lorsque la dissolution est terminée, ajouter environ deux cuillerées à bouche d'alccol à 50 ou 60° soit de l'eau-de-vie, mélanger et servir tiède à la dose de un demi-litre par colonie pendant plusieurs jours. Vous serez étonnés de la bonne allure que prendront les colonies ainsi alimentées. (E.ANGELLOZ-NICOUD- voir bibliographie)

  • Pour soigner une piqûre d'abeille, vous prenez un oignon frais que vous coupez et vous appliquez et frottez la partie fraîche sur la piqûre. Vous pouvez aussi déposer sur la piqûre une pincée de bicarbonate de soude.

  • L'Aoudaghost d'El Bekri, tout rempli, au XIeme siècle, de macaronis au miel (Th.MONOD,voir biblio)
    Connaissez-vous les macaronis au miel ? La recette n'est pas donnée.

  • La guerba (outre pour le désert) était impermabilisée avec du goudron, du beurre ou... du miel !

  • Du miel mélangé avec du lait entrait dans la composition d'une recette fort compliquée pour soigner la dyspepsie. Inscription d'Epidaure pour les Asclépicions (établissements de bienfaisance de l'antiquité grecque  C.DIEHL)

  • Chaptalisation par le miel !
    "On a raison de penser que l'utilisation du sucre existait avant CHAPTAL. En 1772, ROZIER (abbé Jean-François ROZIER, 1734-1793), conseillait dans le cas des moûts trop aqueux, d'ajouter, outre le moût bouilli et concentré, ce qu'il appelait du "muqueux doux" et le miel de préférence. Il préconisait une livre de miel pour cent litres de moût, ce qui ne fait qu'à peine cinq grammes par litre et donc un gain d'alcool insignifiant" (Emile PEYNAUD, voir bibliographie).
    Nota : à cette époque l'emploi du sucre venait d'être découvert et il était très cher.

  • Chacun ses goûts !
    Mellifère, Mélissa, Mélisse : une plante mellifère aux vertues oubliées, c'est la mélisse qui tire son nom de mélissa (l'abeille) mais... elle repousse les moustiques !
    Mélissa, avec sa soeur Amalthée, ont élevé Zeus en le nourrissant de miel.

  • Sucreries :
    "En 1956, les chercheurs de la "Clinton Corps Products" découvrirent un enzyme autorisant l'hydrolise du glucose en fructose. Le sirop de maïs à haute concentration en fructose (HFCS) était né. Et, grâce à la biotechnologie, le maïs devint un concurent potentiel des sucres de canne et de betterave." (William REYMOND, voir bibliographie)
    Est-ce que les abeilles ont goûté au HFCS ou isoglucose ?

  • Recettes marocaines au miel :
    Les " tresses au miel " et les "crêpes au miel" sont deux délicieuses spécialités marocaines de Marrakech. Trop long à expliquer ici mais les palais gourmands peuvent me contacter !
crêpes au miel

 

  • Pour "doper" un cheval de course !
    Prendre un litre d'eau, 500 grammes de miel, un demi-citron et un jus d'orange, avec un peu de phosphate de potasse et de bicarbonate de soude. (Alin CALLIAS, voir biblio)

  • Confusion !
    En France, le mot miel dit bien ce qu'il veut désigner. Toutefois, en Espagnol, le même mot veut dire "résidu de la fabrication du sucre de canne" !

  • Energie !
    Ces célèbres sportifs consommaient beaucoup de miel pendant leurs efforts suivant Alin CAILLAS : BLYTH qui a traversé l'Atlantique à la rame et participé à la course autour du monde ; TRUDI EDERLI , première femme a avoir traversé la Manche à la nage avant 1914-18 ; sir Edmund HILLARY, vainqueur de l'Everest...

  • Et Obed dit à Jésus : "Tu partageras mon repas, des galettes, des sauterelles grillées et du miel...." Puis Obed fourra dans la cendre deux patates douces et, quand ils les eurent mangées, il alla chercher un rayon de ruche et montra à Jésus comment on tirait le miel : avec le petit doigt."  (G.Messadié,biblio)

    Le pain d'épice :

    Pour préparer le pain d'épice, on mélange, à un kilo de farine de seigle, un kilo de miel et on laisse reposer la pâte ainsi obtenue pendant une semaine dans la huche. Au moment de cuire, on pétrit à nouveau en incorporant à la pâte quatre jaunes d'oeufs, huit grammes de poudre de cannelle et huit grammes de carbonate d'ammoniaque. On étend ensuite cette pâte au rouleau sur une épaisseur de deux centimètres, puis on l'introduit dans un four chaud sur une plaque de tôle huilée après avoir décoré sa surface à l'aide de petits morceaux d'écorces d'orange amère et d'angélique confites. (A.L.MARCHADIER).

    ...et l'hydromel !

    Dans un hectolitre d'eau tiède mettre 50 kilos de miel et remuer jusqu'à ce que le miel soit dissous. Chauffer ensuite à ébullition, en écumant chaque fois qu'il est nécessaire et en ayant soin de prolonger l'ébulition jusqu'à ce que le volume du liquide soit réduit aux trois-quarts (75 kilos environ). A ce moment, verser le jus sucré, ainsi obtenu, dans un tonneau, et, quand il est refroidi et reposé, ajouter 20 grammes d'acide tartrique ou d'acide citrique pour régulariser la fermentation, puis pour la nutrition phospho-azotée des ferments, 15 grammes de phosphate d'ammoniaque et 60 grammes environ d'un morceau de rayon (qui contient à la fois pollen et ferments).

    Recouvrir alors d'un linge épais et mouillé le tonneau non bondonné et le placer dans un cellier à température constante et voisine de 18°. Après cinq mois on peut soutirer : l'hydromel et prêt à être consommé. (A.L.MARCHADIER, voir bibliographie)
    Tchin, tchin !

  • Hydromel vineux, recette de 1777 ! NDLR : le texte est transcrit en vieux français.
    Manière de faire l'hydromel vineux : Verfez de l'eau froide fur du miel, favoir une quarte ou près de deux pintes fur chaque livre : il se defoudra au bout de deux ou trois femaines, pour peu que vous le remuez, & il fermentera fans qu'il foit befoin de mettre du levain de bière, qui donne un goût défagréable au vin. Vous le tranfverferez & le boucherez lorfqu'il fera temps. Au bout d'un an cette liqueur fent fi peu le miel, qu'il n'y a perfonne qui ne la prenne pour du vin ; en eftdilpenté par-là de faire bouillir la liqueur.
    ("L'Albert moderne", chez veuve Duchesne,, librairie saint Jacques 1777. approbation et privilège du Roi)

    Formule du chouchenn (hydromel en Bretagne) pour le simple particulier :
    Jeter 200 litres d'eau tiède sur 25 livres de miel, de façon de le faire fondre. Quand le miel est bien fondu en délayant, laisser froidir et entonner dans un fût, mettre un kilogramme de raisins de Corinthe, pour hâter la fermentation et boire à la ciel, trois ou quatre jours après. Il est conseillé de boire le mélange dans les plus brefs délais car ce chouchenn se révèle instable. (Patrick DENIEUL, voir bibliographie 2)
    NDLR : Donc, quantité à produire suivant les besoins en respectant les pourcentages eau-miel-raisins de Corinthe.

  • L'Ethiopie est restée le pays de l'hydromel, le premier alcool élaboré.

  • Petites phrases dans la littérature :
    C'est la déesse Flore qui offrit le miel aux hommes - Trimalcion Claque des doigts : le repas commence par des loirs garnis de miel et de pavots (Satiricon) ! Au banquet offert par les Leudes, à côté des verres de bière et d'hydromel destinés aux hôtes chrétiens d'autres gobelets étaient remplis de vin à l'usage des païens -
    Maurice RHEIMS (voir bibliographie)         

    

  • Au temps de Jésus-Christ :
    A Jérusalem, parmi les plats servis par Hérode : des écorces de citrons amers fermentés dans le miel, pour changer le goût entre les plats.
    Hérode : "Vous ne goûtez pas à ce pain de miel ? Savez-vous comment il est préparé ? Plongez du pain dans du miel pendant trois jours et trois nuits, puis laissez-le sècher un jour au soleil, passez-le au four une heure ou deux et garnissez-le de crème fraîche. Tenez !" (G.MESSADIE, voir biblio)

  • Des injections intraveineuses de miel très pur et spécialement traité auraient donné d'excellents résultats dans le traitement des maladies du coeur et d'eczémas. Les vomissements incoercibles de la grossesse auraient été jugulés par ce traitement (M.REBOUX, voir bibliographie)

  • Encaustique à froid
    Préparation de l'encaustique à froid :
    On réduit la cire en très petits morceaux à l'aide d'une râpe ou d'un couteau. On jette le résultat dans l'essence ou de la térébenthine. On remue bien le tout. La solubilité est plus lente à froid qu'à chaud mais elle écarte tout danger (M. de NANSOUTY, "les annales"  1910, nr 1385)

  • Vrai :
    A peu près aussi calorique que le sucre (307 Kcal / 100 grs contre 400-420 Kcal / 100grs, le miel possède en revanche un pouvoir sucrant 130 fois plus élevé en raison de sa richesse en fructose. Résultat : on en met moins. Autres atouts, il s'assimile plus facilement que le sucre ordinaire, n'irrite pas l'appareil digestif et contient divers micronutriments (minéraux essentiellement).

  • "celui qui a de l'ail, de la sauge et des abeilles dans son jardin est assuré de vivre longtemps" dicton provençal.

  • DE POMIANE nous a certifié avoir dégusté à Varsovie des hydromels de 150 à 200 ans d'âge, et des hydromels à base de miel de tilleul ayant 250 ans de bouteille. L'hydromel bien fait, titrant de 9 à 12 degrés d'alcool veillira comme un vin (MATHIS)

  • Gastronomie phrygienne :
    À la table du roi phrygien MIDAS, il y a 2700 ans, il y avait un cocktail à base de vin, de bière d'orge et d'hydromel. La viande de chèvre ou de mouton était badigeonnée de miel, arrosée d'huile d'olive, parfumée au fenouil ou à l'anis et cuite au barbecue ("Science et vie " , nr.1001, février 2001)

  • Miel plus olivier, les remèdes de PLINE :
    En usage externe, des feuilles de l'olivier en duo avec du miel contre la migraine. En décoction avec du miel contre les inflammations des gencives et les panaris, de l'écorce raclée des racines d'un jeune arbre avec du miel pour soigner les expectorations purulentes.

  • Selon Platénarinus, le jus de l'écorce du sureau seul avec du miel tue les vers du ventre.

        Fruits confits :

        Si les romains, dès l'antiquité, faisaient confire des fruits dans du   miel pour les conserver, c'est Nostradamus qui formalise la recette, en 1555, dans son ouvrage "Traité des fardements et confitures". Il y enseigne comment "confire petits limons et oranges tout entiers, coings en quartiers avec du sucre pour faire du cotignac (pâte de coing), des poires confites"...

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 01:00

 

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Pollen : ce que ne savent pas les abeilles 

*Les grains de pollen, organismes de dispersion des gamètes mâles chez les plantes et les fleurs, sont composés de deux à trois cellules protégées par une paroi. Cette paroi présente de nombreuses variations, qu'elles se situent au niveau de la structure elle-même, de l'épaisseur, de la composition, de la texture ou encore de l'ornementation de l'exine (couche externe de la paroi). La plupart des grains de pollen présentent des apertures (1), éléments essentiels à leur survie.

(1) Aperture : l'aperture est une région spécialisée du sporoderme (paroi de la spore ou du pollen) qui est plus fine que dans le reste de la microspore, et qui en général en diffère par son ormentation et/ou sa structure (adj. aperturé).

(Laurent PENET. Voir bibliographie)

*Les pollens entomophiles sont peu abondants, les grains d'une assez grande dimension, à exine fortement ornementée, ou couverts de sécrétions gluantes.

*Composition du pollen : 

Il contient une grande quantité de protides dont la moitié sous forme d'acides aminés libres, des glucides (sucre), des lipides (corps gras), de l'eau, des substances minérales (calcium, cuivre, fer, magnésium, manganèse, phosphore, potassium, silicium, soufre), des vitamines B1, B2, B3 ou vitamine PP, B5, B6, B7, B8 ou vitamine H, B9, B12, C, D, E, et provitamine A, des enzymes (amylass, invertass et phosphatasses), et enfin de la rutine, une substance accélératrice de croissance et une substance antibiotique. Mêmes propriétés pour la gelée royale (Docteur Yves Donadieu, faculté de médecine de Paris). 

"Pollinisation : Les fleurs, le plus souvent très visibles et de couleur vive, à généralement pour corolaire la pollinisation par les insectes (entomophile, du grec entomon :insecte), beaucoup plus précise que celle assurée par le vent (anémophile). Très généralement les organes spécialisés ou nectaires sécrètent du nectar dont se nourrissent les insectes. On doit ici souligner que l'importance croissante des plantes à fleurs, au tertiaire, s'est accompagné d'un extraordinaire essor des insectes lécheurs et butineurs, l'un appelant l'autre." J-L.Guignard in "Abrégé de botanique" 1973.

*Allergies aux pollens : 

Tous les pollens ne sont pas allergisants. Seules une quinzaine de famille partagent ce "privilège", ayant en commum une taille entre 20 et 60 micromètres de diamètre et d'afficher une forte concentration dans l'air (40 particules/m3). Les pollens ont aussi en commum de fabriquer des allergènes, ou protéines allergisantes, qui provoquent la réaction du système immunitaire. Les personnes sensibles réagissent en produisant des anticorps IgE, dirigés contre ces substances étrangères. (source : revue " Science et Vie " nr.1064. Mai 2006)

*Des stations de capture des pollens ont été installées sur les toits de 23 villes de France en 1990. Un appareil reproduisant la respiration humaine projette les pollens de l'atmosphère sur un tambour où ils sont récupérés. Les pollens sont toutefois moins nocifs que les gaz des pots d'échappement des voitures !

*Le pollen d'aulne, le "verne" chez les gaulois, est, avec le coudrier, le meilleur des pollens pour les "avettes"  (abeilles) VINCENOT le qualifie de "sperme cosmique" !
Avec le sang, c'est la denrée la plus mystérieuse du monde qui tient dans sa structure le secret de la vie.

*Le pollen féconde l'ovule de la fleur qui se transformera en graine et l'ovaire donnera le fruit.

*Les "pluies de souffre" sont des chutes importantes de pollens dans les forêts de pins et de sapins. Imaginons le nombre de ces pollens !

*Le pollen est uniquement absorbé par les larves car les abeilles ne l'assimilent pas sans la contribution des larves qui possèdent des sucs digestifs nécessaires pour la digestion des grains de pollen (Tropobiose de E.ROUBAUD).

*Palynologie : science du pollen. Le pollen : "le pain des abeilles".

*On a récemment prouvé que les abeilles au lieu de chercher du pollen sur les fleurs, se servent volontier d'une substance fort différente, le gruau (DARWIN).

*Record : une seule inflorescence de petite oseille (Rumex acetosa) produit plus de 400 millions de grains de pollen !

*L'odeur des pollens est la plus ancienne des odeurs florales et attirait les premiers agents de la pollinisation bien avant les abeilles et les hyménoptères en général : les coléoptères.

*Il existe environ 250.000 espèces de plantes à fleurs et chaque pollen est différent d'une espèce à l'autre. 250.000 variations dans l'architecture et le squelette d'un être unicellulaire (J-M.PELT, voir bibliographie).

*Les butineuses récoltent 25 % que du pollen, 58% que du nectar et 17 % nectar et pollen.

*Une ruche produit 25 kilos en moyenne de pollen par an, en saison, 62.000 charges individuelles par jour.

*Le pollen de l'olivier n'est jamais transporté par les abeilles et autres insectes, mais par le vent.

*Le rôle du pollen était déjà connu 900 ans avant J-C, gravures sur pierre du palais d' Assurbanipal où l'on voit des personnages féconder artificiellement des dattiers en agitant des spathes mâles (Armand PONS, voir bibliographie).

*Dans le pollen, on trouve les vitamines suivantes : parmi les vitamines du groupe B on trouve l'acide folique (anti-anémique), la vitamine B 1 (anti-névritique, facteur d'équilibre neuro-endocrinien), l'acide pantothénique, les vitamines B 2 et B 6. On trouve également la vitamine PP (antipellagreuse), la vitamine C, la vitamine D (antirachitique, facteur de calcification), la vitamine E (facteur de reproduction), enfin la pro-vitamine A (antixérophtalmique et kératomalcique). Le pollen contient également des ferments nécessaires à la digestion des sucres et amidon, à l'utilisation des phosphates par l'organisme. On a aussi trouvé dans le pollen des substances hormonales, dont certaines sont des régulateurs de la croissance des plantes et d'autres des substances oestrogéniques. (Armand PONS)

*L'analyse pollinique est utilisée pour contrôler l'origine botanique des miels pour prévaloir "l'appellation florale" (miel de Lorraine, miel du Gätinais, miel de Corse). On procéde aussi à l'étude polynologique des miels pour éviter les contrefaçons et les fraudes, pour le miel de lavandin, hybride de la lavande, par exemple, qui possède un parfum et un goût d'une grande finesse (Alpes de Haute-Provence). A noter que dans le lavandin, les grains de pollen sont peu nombreux mais caractéristiques. (Armand PONS)

*Dimensions des pollens : la longeur de la plus grande dimension va de 2,5 microns chez le myosotis, jusqu'à 200 microns chez la courge.

*Paléontologie apicole :

Figée dans l’ambre depuis 15 millions d’années, une abeille portait sur son dos un grain de pollen d’orchidée. Les chercheurs, à partir des séquences d’ADN, peuvent désormais affirmer que l’ancêtre commum de ces plantes vivait il y a76 à 84 millions d’années, à la fin du crétacé. (Science et vie, nr.1081,octobre 2007)

 Vieilles fleurs :
Des grains de pollen retrouvés au fond d'un forage suisse viennent d'être datés de 240 millions d'années. Les plantes à fleurs existaient donc dès cette époque, soit 100 millions d'années plus tôt qu'on ne le pensait. ("le point" 10.2013)

C'est à l'époque du grand élevage du couvain que les abeilles récoltent le plus de pollen et de nectar.
 

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6 février 2008.  1° à 5 heures -
Le mimosa est en fleurs et une abeille courageuse
se noie dans le pollen jaune.
Cette floraison providentielle dure environ un mois.

 

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Butinant du sédum spectabile - septembre -
 

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Avec une belle pelote de pollen aux pattes ! 
Sur ciste cotonneux - avril -
 

*Le pollen est un aliment dans lequel l'insecte trouve beaucoup de protéines, des matières grasses, des sucres en quantité moindre, des matières riches en potassium et en phosphore (Elzer-Gunzmuller)

 

*PALYNOLOGIE : 

"On a entrepris de nombreux travaux d'analyse chimique du miel. Récemment, l'étude microscopique du miel a révélé, ainsi qu'on pouvait s'y attendre, la présence de nombreux grains de pollen dont la connaissance a permis, mieux que tout autre cractère chimique, de caractériser et contrôler son origine géographique et botanique (et contrefaçons), cause de ses différences de qualités." (Armand PONS "le pollen" PUF.1958)
 

Les fleurs plus anciennes que les abeilles !

Il y a 245 millions d'années que les plantes ont des fleurs. Ce sont les plus vieux grains de pollen du monde ! Datés de 247 à 245 millions d'années, des fossiles bien préservés ont été trouvés à 900 mètres de profondeur dans deux carottes de forages prélevées dans le nord de la Suisse. 
Autrement dit, les plantes à fleurs seraient apparues 100 millions d'années plus tôt qu'on ne le pensait !

Source : revue "science et vie" - R.B - nr. 1156
Un apiculteur m'a dit :
Pour les abeilles qui préfèrent les fleurs de la vigne vierge (juin)  à celles de la lavande, c'est parce que le miel de lavande cristallise rapidement , alors les abeilles qui sont au courant ne s'en servent pas pour nourri le couvain. 
 
 
 
 
Des abeilles s'affairent à récolter le pollen d'un magnolia dont les étamines chutes. Le magnolia grandiflora est venu d'Amérique du Nord en 1737.

Des abeilles s'affairent à récolter le pollen d'un magnolia dont les étamines chutes. Le magnolia grandiflora est venu d'Amérique du Nord en 1737.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:50

À table ! 

 

«Un fait dont on parle peu est que la plus grande partie du miel consommé par les êtres humains dans le monde est du miellat récolté par les abeilles sur la surface des buissons et des arbres.»       Hölldober et E.O.Wilson

 

Le 18.11.2004 (3°/13°), seulement deux abeilles viennent en même temps au ravitaillement de ma soucoupe garnie, ce qui laisse supposer qu' elles appartiennent à une très petite colonie sauvage. Elles me paraissent plus dégourdies que les abeilles des ruches...

 

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En compagnie d'un «bourdon terrestre». Au début (décembre 2004) il y en avait qu'un seul, ensuite (février 2005) ils étaient quatre. Comme il y a des bacs de pensées tout à côté, ils ont dû trouver la soucoupe par hasard en visitant les fleurs... par contre, ils ont, comme les abeilles, la mémoire du lieu.

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     "Asterix" et "Obelix" : 

— C'est bon hein ?

— Pas mauvais, surtout en cette saison !

— Je préfère celui des lavandes.

— Moi aussi, mais celui-ci me semble un bon cru «toutes fleurs» 

 

 je-fais-bande-a-part.

      On fait parfois bande à part... 

...ou on s'invite à plusieurs !

 On-s-invite-a-plusieurs-sur-la-mangeoire-BT

 

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En compagnie d'un bourdon terrestre à la fin septembre
sur un sédum spectabile.
La nourriture commence à se faire rare.

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Ce frelon s'est invité à la mangeoire des abeilles où il était présent hier soir au crépuscule et ce matin à l'aube (10.10.2011 à 7 h 15) tandis que les abeilles sont venues à 7 h 30 (16 degrés).

Le frelon a fait deux voyages avant que je ne le chasse, car en ces deux voyages il n'est pas reparti avec du sirop mais... avec deux abeilles !

Je l'ai donc invité à quitter les lieux et j'ai changé la mangeoire de place. 

Par contre les bourdons coopèrent avec les abeilles sans danger comme on le constate sur les images.
 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:40
Une variété d'abeille "Apis mellifica" -  "ligustica" sous réserve - 16.03.2016 - jardin urbain.

Une variété d'abeille "Apis mellifica" - "ligustica" sous réserve - 16.03.2016 - jardin urbain.

 

"Maïa l'Abeille" ainsi baptisée par mon petit-fils,
aux provisions sur 
un ciste. 

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Il existait plus de 35.000 ouvrages sur les abeilles en 1946 ! 
Vous ne trouverez donc pas dans ces pages des documents traitant de l'apiculture mais de l'histoire, de la biologie et de l'éthologie de nos braves hyménoptères.
Des observations aussi, des renseignements 
rares ou insolites, de l'actualité scientifique sur le sujet.
Peut-être 
ne savez-vous pas tout sur les abeilles...

La rubrique sur les abeilles est régulièrement mise à jour en fonction de mes lectures, de mes recherches et de mes observations.
Je vous 
remercie de votre interêt pour les abeilles.

© P-J. BERNARD

 

L'orthographe "Maïa" est le plus adéquat, il a été transformé par les nouveaux illustrateurs de la lecture enfantine en "Maya"  (ancien peuple de l' amérique du sud).
Ce n'est pas grave ! Maïa était chez 
les hindoux la déesse de la terre, ainsi que dans l'antiquité et la tradition Basque. Tout un symbole !

L'abeille est originaire de l'Asie tropicale est a été répandue à travers toute la planète par l'homme.

Mes ailes me donnent une dimension spirituelle.
Née des larmes du 
dieu-soleil Rê, chez les Egyptiens, je suis symbole de l'âme chez les Grecs (Zeus se nourrit de nectar).
Les Celtes, amateurs de miel et 
d'hydromel, m'ont associée à l'immortalité.
Avec les chrétiens, c'est 
la consécration : je suis l'emblème du Christ en raison du miel que je produis (douceur et miséricorde) et de mon dard (exercice de la justice).
Les hommes politiques m'ont voulu maîtresse de l'ordre et de 
la prospérité, depuis les Chaldéens jusqu'à... Napoléon ! 
Pour Mahomet , dans le Coran, l'abeille était un insecte sacré.

 

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L'offrande des onguents au miel à pharaon.
Reproduction document au musée du Louvre (2005)

 

Elle est apprivoisée depuis le temps des pharaons en Egypte (Apis fasciata), 3500 ans avant J-C. et sans doute bien avant suivant une peinture découverte en Turquie (6500 ans avant J.C) ;
mais elle est apparue au Crétacé, il y a 100 millions d'années.

Son ancêtre fossile était Electreapis dont des exemplaires réunis en groupe, ébauche de sociabilité, ont été trouvés dans des pays Balte.

Le plus vieux témoignage du rapport entre l'homme et l'abeille (fin du paléolithique). Il y a 12.000 ans (Revue " Bee world").

Les Hébreux désignaient l'abeille sous le nom de «Deborah».
Le "Bey" en orient.

Les égyptiens "bit" l'abeille et "bity" l'apiculteur.

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Les romains pratiquaient déjà "l'essaimage artificiel" et SCHIRACH,
à Lusale, en 1760, a découvert la transformation en reine d'une larve 
destinée à donner une abeille ouvrière. (M.MATHIS, voir bibliographie).  

La Fontaine fit une fable sur les abeilles et autres insectes.

Quant à Benjamin Rabier, il était plutôt porté sur les grands animaux.
Il dessina rarement l'abeille, seulement pour cette fable, mais sans 
profil anthropomorphique.

 

L' ABEILLE, UN MODELE PARFAIT DU SYMBOLE PARFAIT

 

"Nous voyons en Egypte, qui est certainement la racine de l'évolution de tout notre Occident méditerranéen, l'équivalence de l'Aigle dans l'abeille ou, généralement, la mouche à miel, comme symbole de la royauté.
Le miel est la plus subtile, la plus légère partie de la 
fleur.
L'aigle est le roi de l'air.
L'abeille fête ses noces dans le vol le plus haut.
L'idée de hauteur, de l'air, de lumière aussi, est 
contenue dans ces images de l'Aigle et de l'Abeille." (SCHWALLER DE LUBICZ, voir biblio)

En Amérique ont les regarde (les abeilles) comme un signe de la civilisation.

Les indiens voient dans les abeilles les avant-coureurs de la race blanche, et dans le buffle celui de la race rouge (Washington IRWING cité par MICHELET) 

 

L'abeille est une particule d’année-lumière.

Elle surplante les grimoires.

Sa langue est celle des planètes.

Elle est atome du silence des astres

Printemps d’un feu cosmique

Écume d’une mer primitive

Diamant d’or d’une lumière séminale

Elle porte en elle le mécanisme de l’univers.

Chaque abeille résume le secret du monde.

in Michel ONFRAY "la sagesse des abeilles" (Galilée) 

 

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Une belle boule de pollen de caryops aux pattes    

 

Une vie bien remplie :

l'ouvrière commence par être nettoyeuse de cellules ;
elle devient ensuite chauffeuse de couvain ;
puis nourrisseuse de larves ;
puis pétrisseuse de pollen ;
puis gardienne de la ruche ;
puis abeilles des champs.
Ainsi, les abeilles que l'on voit butiner les fleurs sont des citoyennes sur le retour, au terme de leur carrière. (Jean ROSTAND, voir bibliographie).

 

Au tout début du printemps, les premiers butinages...

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 ...sur une jonquille et...                          sur une violette
 

"Lorsque les rayons du soleil couchant frappent horizontalement le propolis qui bouche les fentes dans le tronc d'arbre, une inclinaison miraculeuse diffracte la lumière impalpable suivant un spectre multicolore. Ce prodige s'accomplit particulièrement après un orage ; c'est l'une des multiples merveilles de ce petit royaume."  (F. STUART, voir biblio)

 L'abeille ne distingue que 4 couleurs : le jaune (500-650 nanomètres), le bleu-vert (480-500), le bleu (400-480) et l'ultra-violet (entre 300 et 400 nanomètres). La lumière blanche est formée de toutes les couleurs qu'elle peut percevoir, donc l'ultra-violet y compris. Le liseron blanc est une enseigne colorée pour notre visiteuse.

Anatomie de la tête d'une abeille :

La tête d'une abeille comprend : les ocelles (NDLR : placées sur le milieu du front comme les trois stemmates de la cigale), les yeux, les antennes, le labre, le clypeus,les mandibules, les galéas de la maxille, les palpes labiaux, la langue, les palpes maxillaires, le cuilleron, la paraglosse, le submenium, le mentum, les stipes, les lacinias, les galéas. (MATHIS)

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A l'automne, le sédum spectabile a du succès

 

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Un essaim printanier sur un cognassier.
 

Si vous rencontrez un essaim, aucun danger mais appelez un apiculteur pour le récupérer, à moins que ce soit pour vous une occasion de vous initier à  l'apiculture.

François Huber, le célèbre apiculteur aveugle de Genève, construisait des ruches en feuillets pour ses observations en conduisant son fidèle serviteur..

 

Les ruchers en pierres sèches de la ROYA-BEVERA.

"Des ruchers en pierres sèches bâtis sur des gradins sont appelés "naijour" à Tende et "ca d'arbiné" (littéralement maison des abeilles) à la Brigue.
Il s'agit de constructions généralement en fer à cheval et à ciel ouvert, bâties en pierres sèches ou liées au mortier de chaux, avec une petite porte pour l'accès sur le côté ou, moins souvent, sur le mur antérieur.
Sur ces gradins, de cinq à sept en moyenne, on posait des "bruschi", troncs de châtaigniers ou de mélèzes évidés pour héberger les abeilles, utilisés localement jusqu'aux années 30.

Il existe aussi des ruchers en pierre dans les Asturies et les régions montagneuses de l'Espagne du Nord, qui ont été recensés et étudiés par les frères Robert et Bernard Chevet. Beaucoup de ces ouvrages ont été aussi repérés en Provence et en Vaucluse, et décrits dans une brochure éditée par le musée de la Crau à Salon.

On sait que les "maisons des abeilles" existaient au milieu du XVIIeme siècle, car elles sont mentionnées à l'article 31 d'une ordonnance publiée à Tende en 1752."

 Beaucoup de ces ruchers en pierre ont disparu, ou sont en ruine, quelques- uns abritent encore des abeilles gardées dans des ruches modernes. 

 Source : "le haut pays" , journal de la Roya-Bevera, article sur les "maisons des abeilles" de la Haute vallée de la Roya, par monsieur L.N.MASETTI. 1994.

 

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            L'architecture d'un rucher en pierres sèches dans la Roya-Bevera

Dessin de Mr L.N. MASETTI   

 

Il existe aussi une autre forme d'installation des ruches : des niches à ruches étaient enclavées dans des murs en pierres sèches dont une superbe série se trouve à Lurs-en-Provence dans les Alpes de Haute-Provence. Mais c'est en Angleterre que se trouve la plus forte densité des niches recensées. Par exemple à LINCOLN HILL HUMSHANGH et à NUTWITHCOTE MASHAM. (Raoul VERHAGEN, 1974).

"Apié" (Apier) appellation provençale du rucher (en pierres sèches ou non "Apièr" en occitan normalisé. Succession d'alvéoles ou niches à ruches, réservées dans un mur. Un bel exemplaire à Bonnieux dans le Vaucluse au lieu-dit "les Rinardas". (C.LASSURE et D.REPERANT in " Cabanes en pierre sèche de France " Edisud à Aix)

 

Le rucher en pierres sèches de PLOUGUERNEAU (Bretagne, au-dessus de l'Aber wrach).

C'est à THEVEZAN qu'a été identifié un étonnant "mur à abeilles", un mur en pierres sèches d'une dizaine de mètres de long et percé de "niches" incurvées d'environ 45 cm de profondeur, 40 cm de longueur et 50 cm de haut dans lesquelles étaient placées des ruches en osier.
Le mur est tourné vers le soleil et n'est pas exposé à la pluie.
Le propriétaire actuel a fait des recherches avant de découvrir qu'il s'agissait donc d'un mur à abeilles.
Très fréquents au XVIIeme, XVII eme et XIXeme siècle et ceci dans la France entière, mais aussi dans bon nombre de pays voisins comme l'Angleterre, la Grèce, l'Espagne ou l'Albanie.
Ces ruchers en dur sont souvent situés dans d'anciennes abbayes, de châteaux, de gentilhommières ou de ... manoir comme c'est la cas à THEVEZAN, le mur de ruches jouxtant un ancien manoir datant du XVI eme siècle... (
In journal "Ouest-France" - juin 2012)

les-murs-de-niches-a-abeilles---Thevezan

 

Abe corsica 

APIS MELLIFERA MELLIFERA CORSICA

L' abeille noire Corse. Photo Emmanuel Boutet OWN Work.

 

«Abe» ou «Ape» désigne l'abeille Corse, «u bugnu» l'essaim ou la ruche, et «fàu» ou «fàvu» le rayon de miel.

Diodore disait que l'île produisait du miel en abondance et sous Napoléon III (sautons des siècles !) sa qualité valut au miel Corse la " Grande médaille d'or à l'exposition Universelle de Londres en 1862"... Constat plus sévère en 1929, où la Corse ne comptait que 1400 ruchers pour 8600 ruches et une moyenne de 12 kilos par an.

De nos jours (2000) les 6 variétés de miel Corse produisent 150 tonnes par an et, seul avec le miel de sapin des Vosges, «mela di corsica» bénéficie de l'appellation d'origine contrôlée AOC.

Les six variétés de " miel de Corse " sont : "miel de printemps", "miel de maquis de printemps", "miel de châtaignier", "miel de maquis de l'été", "miel de maquis d'automne"  "Miellat du maquis".
Les producteurs se sont groupés au sein du C.R.I.T.T. (Centre Régional d'Innovation et de Transfert de Technologies) de Corte.
Marie-Jo BATTESTI et les chercheurs de l'université Pascal-Paoli sont arrivés à d'éloquents résultats.

L'abeille Corse a été définie comme totalement identaire : la colonie Apis mellifera mellifera insulaire se distingue des autres par une langue plus longue, un index cubital plus élevé, une pilosité assez courte.
Cette abeille noire et de petite taille travaille toute l'année.
Elle est protégée par un arrêté de 1982 qui interdit toute introduction d'abeilles sur l'île.

(source : «la légende des Corses» Paul SILVANI — avec l'aimable autorisation de l'éditeur. Voir bibliographie 1) 

 

"Repérage d'une source importante de miellat.
Vol dans le sud-sud-est, soleil à 45 degrés à droite pendant 12 minutes, distance 6000 mètres, abandonnez les butinages isolés. Exécution !"
 

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Excellent ce miel de nos amies corses !

 

Abeille noire et cire blanche : l'abeille bretonne d'Ouessant

C'est Ouessant qui pourrait jouer un rôle capital dans la sauvegarde de l'abeille noire européenne (Apis mellifera mellifera).
En effet, elle retrouve une fonction capitale dans la préservations des souches d'abeilles indemnes de maladies et des pollutions génétiques qui marquent celles du continent.

L'abeille noire bretonne a, comme son nom l'indique, une pigmentation sombre qui lui permet une meilleure absoption des rayons solaires et ses poils sont particulièrement longs et lui permettent ainsi de rapporter du pollen par mauvais temps ; ses ailes plus puissantes et plus grandes offrent une meilleure capacité à travailler dans le vent.
Par ailleurs, l'abeille noire sort tôt le matin et module sa ponte suivant l'abondance du pollen au printemps.

C'est un petit groupe d'apiculteurs finistériens qui a compris, dés 1987, que la région avait conservé un patrimoine presque unique en France (NDLR : et en Corse). En décembre 1989, ils se sont regroupés pour fonder l'association pour la conservation et le développement de l'abeille noire. Sous la conduite de leur président Georges HELLEQUIN (malheureusement décédé en 1998) l'association veut tirer parti de l'éloignement de l'île d'Ouessant pour conserver l'éco-type breton.

Pendant des siècles, la Bretagne a exporté son miel dans toute l'Europe du Nord. A la fin du XIXeme siècle il y avait plus de 100.000 ruches dans le Finistère (le quart aujourd'hui).
Le miel était un produit peu prisé et un pot suffisait largement pour l'année.

Les abeilles offraient un produit plus important pour les humains : la cire employée pour les cierges des églises.

Les ruches étaient en pailles tressées avec des lanières de ronce.

En mettant un morceau de cierge bénit sous la ruche, on pensait empêcher les abeilles de partir mais on réaffirmait surtout leur lien avec le sacré. De même, en mettant avec un crêpe ou du laurier, le deuil aux ruches dont le propriétaire venait de décéder (NDLR : comme en Provence)

En Haute-Bretagne, les mielliers savaient, de père en fils aîné, prendre les essaims en disant une prière spéciale, chapeau tenu sur l'épaule gauche et oeil fixé sur le coeur de l'essaim.

Source : extraits du livre de François de BEAULIEU "Les bretons et leurs animaux domestiques" 2000 , aux éditions COOP BREIZH - 29540 Spézet.

Avec l'aimable autorisation des éditions citées, avec nos remerciements.

KENAVO !

Abeilles-domestiques/chrono1321_1

 

Les ruches cévenoles se trouvent dans une  une portion de tronc d'arbre. 
Dessus était posée une lourde pierre plate.
Bien sûr elles étaient alignées souvent dans une plantation de châtaigner.

On raconte et ça doit être vrai, que lorsque le patron des ruches décédait, son épouse ou ses enfants allaient recouvrir les ruches d'un voile noir.

Quelque fois les abeilles quittaient le rucher à la mort de leur patron.

Comment le savaient elles ? 

Mystère ! J'en ai vu une toujours en service sur un talus.

ruche-aveyronnaise  
Photo Ramon BRUNELIERES (hyères)

 

Lien au service des apiculteurs et des abeilles : 
 Apiservices - galerie virutelle apicole : link

 

A -ruche moderne Epinal-info 08.08

 

 Le nec-plus-ultra moderne ! Une ruche panoramique à 360 degrés.Photo Epinal-info .

Modernisme ! Ruches thermo-isolées dans la masse avec anti-vol.

Photo happy culteur facebook

Dans les Cévennes vit l'abeille noire élevée toujours de nos jours à l'échelle artisanale. Les ruches sont creusées dans des troncs de châtaignier et peuvent durer plus de trois cents ans !

Par contre celles-ci ont aménagé provisoirement dans un bac ! Photo J-P. Moncelon

Par contre celles-ci ont aménagé provisoirement dans un bac ! Photo J-P. Moncelon

Des apiers, murs des abeilles (enclos à abeilles) à Saumane (Vaucluse) et à Cornillon-Confoux. Ce dernier aménagé vers la fin du XVIII eme. siècle, comporte 53 niches mais devait en posséder environ 200 à l'origine. Copyright Photos  Marie-T et Roger Mouren
Des apiers, murs des abeilles (enclos à abeilles) à Saumane (Vaucluse) et à Cornillon-Confoux. Ce dernier aménagé vers la fin du XVIII eme. siècle, comporte 53 niches mais devait en posséder environ 200 à l'origine. Copyright Photos  Marie-T et Roger Mouren

Des apiers, murs des abeilles (enclos à abeilles) à Saumane (Vaucluse) et à Cornillon-Confoux. Ce dernier aménagé vers la fin du XVIII eme. siècle, comporte 53 niches mais devait en posséder environ 200 à l'origine. Copyright Photos Marie-T et Roger Mouren

LES ABEILLES - abeille domestique - origine - ruchers en pierres sèches. Apier.
LES ABEILLES - abeille domestique - origine - ruchers en pierres sèches. Apier.

Ci-dessus :

A Salon-de-Provence -

- Apier de la Valentine daté de 1712 avec ruche en paille dans niche.

- Apier de Magatis, celui à deux étages.

Documents transmis par Madame Christiane DELAVAL - Auteur de "la pierre sèche", patrimoine rural et bories des collines de Salon-de-Provence.

EVOLUTION !

Une ruche "robinet" ! C'est l'invention de deux apiculteurs australiens, les Anderson père et fils. Elle est composée de sept cadres alvéolés. Chacune de ces trames est composée d'alvéoles ouvertes à leur base, que les abeilles comblent de cire avant de les remplir de miel. Une fois qu'elles sont pleines, ce que l'apiculteur peut contrôler grâce à des cadres transparents, il lui suffit de tourner d'un quart de tour un "robinet" situé sur le haut du cadre : celui-ci brise la cire à la base de l'alvéole. Le miel - 3 Kg par cadre - s'écoule alors par gravité à travers un tuyau jusqu'aux pots placés devant la ruche. Un nouveau quart de tour inverse suffit ensuite à remettre le système en place jusqu'à la prochaine récolte. Plus besoin donc d'ouvrir la ruche pour récupérer le miel.

In revue "science et vie" - A.P - mars 2016.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:30

Psychisme 

* L'abeille éclaire notre sens de l'abstraction. L'abeille sait résoudre des tâches cognitives de haut niveau qu'on croyait réservées aux humains et aux primates" rappelle Martin Giurfa, neurobiologiste du centre de Toulouse. (science et vie- janvier 2016)

A quoi pense une abeille qui survole un champ ?

"Elle résout des problèmes mathématiques ! Grâce à ses aires sensorielles primaires ultrasensibles et à des corps pédonculés sur-développés .On peut affirmer que l'abeille résout des problèmes en manipulant des concepts abstraits. Son système cognitif effectue des opérations qui, traduites dans notre langue, ressemblent à un raisonnement dit transitif"(Martin Giurfa, directeur du centre de recherche sur la cognition animale de Toulouse, in "science et vie" nr. 1192 - 2016) 

*Où l'on lira que tous les naturalistes ne sont pas tous d'accord sur les facultés du psychisme des abeilles ! Psychisme et Instinct vont de pair.  

*«Chez les insectes sociaux, il y a un rapport direct entre les facultés psychiques et la grandeur du cerveau, et, de plus, on peut mettre en évidence chez eux la mémoire, la volonté et les sentiments.» (E.CAUSTIER) 

*"Le comportement est enraciné dans la biologie, comme est en train de le démontrer cette nouvelle science, la sociobiologie ; et une très grande partie de ce comportement s'exprime de façon semblable chez tous les animaux, de la fourmi à l'homme."  (Gene BYLINSKI, voir bibliographie

*"On a dit, convaincu par toutes ces merveilles,
Qu'un peu d'âme divine habitait les abeilles. " (VIRGILE , Géorgiques IV, 220-221) 
 

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L'abeille aux feuilles mortes

 

*Observation faite par HUBERT : les ruches du canton de VAUD étaient attaquées par des papillons Grands-paons-de-nuit très friands de miel, et qui s'y introduisaient la nuit. Les apiculteurs protégèrent l'entrée de leurs ruches avec un treillis qui laissait passer les abeilles mais empêchait les papillons de pénétrer. Certains apiculteurs ne mirent pas cette barrière ; leurs abeilles construisirent alors avec de la cire des arcades compliquées, une sorte de labyrinthe infranchissable pour ces sphinx !  

*Quant à Gaston Bonnier, il réalisa l'expérience suivante : il plaça dans une ruche des rayons attachés avec des ficelles. Les abeilles firent les raccords puis coupèrent les ficelles. Une fois les ficelles sorties de la ruche, elles se placèrent à intervalles réguliers de chaque côté du coprs étranger, le soulevèrent ensemble en s'envolant et le lâchèrent, toutes en même temps, loin de la ruche. 

*Au milieu d'un petit coteau qui terminait une prairie, on avait placé, au milieu des romarins et des genêts, quantité de ruches à miel. «Remarquez, nous disait Euthymène, avec quel empressement les abeilles exécutent les ordres de leur souveraine ; car c'est elle qui ne pouvant souffrir qu'elles restent oisives, les envoie dans cette belle prairie rassembler les riches matériaux dont elle règle l'usage ; c'est elle qui veille à la construction des cellules et à l'éducation des jeunes abeilles ; et, quand les élèves sont en état de pourvoir à leur subsistance, c'est elle encore qui en forme un essaim, et les oblige à s'expatrier sous la conduite d'une abeille qu'elle a choisie.» («Voyage du jeune Anacharsis en Grèce», 363/337 avant Jésus-Christ., par J-J.BARTHELEMY. Hachette 1860). 

*«Les abeilles ont besoin, pour s'orienter sur le terrain, non seulement de points de repères qu'elles ont appris à reconnaître, mais aussi du soleil dont elles se servent comme d'une boussole. Quoique sa position change du matin au soir, elles peuvent à tout moment retrouver la direction qui les intéresse. Cela nécessite deux données : la connaissance de l'heure et celle de la position du soleil à cette heure précise. Grâce à une horloge interne très exacte et à une connaissance, fondée sur l'expérience, de la course quotidienne du soleil, ces deux conditions sont remplies. C'est ce que nous enseignent les expériences. Mais elles ne nous renseignent pas sur la nature et la qualité des impulsions psychiques sur lesquelles ces animaux ailés se fondent, pour se diriger d'une manière aussi efficace.» (K.VON FRISCH, voir bibliographie).  

*"Un cerveau d'abeille doit gérer la perception visuelle, et bien d'autres affaires encore : les mouvements du corps, la construction de la ruche, la vie sexuelle, la communication sociale... il dispose de 800.000 neurones qui pèsent, en tout et pour tout, un milligramme. Combien faut-il en rajouter pour loger une conscience ?" (Jacques NINIO , voir bibliographie)

NDLR : une ruche ? Si l'on compte 43.000 abeilles pour un essaim (expérience de Réaumur), cela représente un "cerveau" de 34 milliards et 400 millions de neurones ! Alors, pour une colonie entière au maximum de son développement... 

*"Il existe de nombreuses raisons de considérer la ruche et le nid de termites comme des organismes analogues à n'importe lequel des vertébrés complexes, mais nous nous heurtons toujours à la question d'identité." (Lyall WATSON- voir bilbiographie) 

*"Lorsque la récolte de miel est si abondante que les vaisseaux manquent, les abeilles allongent les anciennes cellules, ou bien elles donnent aux nouvelles des dimensions plus considérables que celles des alvéoles ordinaires. Leurs ressources, en l'art de bâtir, sont toujours au niveau de leur besoin. On ne peut donc pas dire que ces insectes font ce qu'ils ont toujours fait sans réflexion, sans calcul, sans intelligence" (Ernest MENAULT, voir biliographie) 

*"Nous sommes, par le nombre et la propriété de nos sens, bornés à être en rapport avec les seules combinaisons et modifications de la matière, dont l'ordre est relatif à notre conservation. Cette réflexion me porte à penser qu'il existe des animaux doués d'organes différents des nôtres, et dont les facultés les mettent en relation avec des matières d'un ordre différent de celles qui nous affectent." (F.A. MESMER, voir biblio) 

*LUBBOCK a pu dire que ce n'est point le primate (gorille ou chimpanzé) qui par l'intelligence se rapproche le plus de l'homme, mais l'abeille et par dessus tout la fourmi. (Jean de FEYTAUD, voir biblio) 

*Enregistrer les événements qui (compte tenu de la gamme des performances spécifiques) sont significatifs, les grouper en classes, selon leurs analogies ; associer ces classes selon les relations (de coïncidence ou de succession) des événements qui les constituent ; enrichir, raffiner et diversifier les programmes innés en y incluant ces expériences : il est douteux que ces fonctions résumées ci-dessus jouent un rôle important chez les animaux, à l'exception, peut-être, de l'abeille. (Jacques MONOD, voir biblio) 

*"Il devrait être entendu cependant que de parler des insectes en termes de psychologie humaine, comme j'ai eu le tort de le faire çà et là et l'aurais encore, c'est du pittoresque, de l'humour, de la plaisanterie, de la littérature...et non l'expression d'une réalité qui est impénétrable et, sans doute, le restera. "Psychologie animale" même est une expression qui ne convient pas." (Jules SAGERET, voir biblio) 

*Plusieurs averroïstes de la Renaissance, comme Cardan, voyaient dans l'instinct des animaux une participation à l'intelligence universelle. (Cyrano de BERGERAC) 

*L'abeille sent l'apiculteur qui a peur. C'est la frayeur odoriférante, même si celle-ci ne se manifeste pas extérieurement. 

*J-H.FABRE refusait la confusion entre les sociétés animales, celle des abeilles par exemple, et les sociétés humaines. Mieux, il voulut "laisser la parole à la bête, plus éloquente", pour contrecarrer des idées fausses (Alix DELAGE) 

*REAUMUR avait noté que les abeilles pouvaient commettre une erreur dans la construction d'une alvéole mais, dans ce cas, elles corrigent leur faute en modifiant les formes ou la longueur des arêtes voisines. (Alix DELAGE,voir biblio) 

Les belles images :

*L'abeille bourdonne jusqu'à ce qu'elle se pose sur la fleur. Dès qu'elle commence à sucer le miel, c'est le silence complet. Tant qu'un homme discute des doctrines et des dogmes, c'est qu'il n'a pas goûté au nectar de la foi véritable. Mais dès qu'il l'a goûté, il garde le silence (RAMAKRISHNA, in Th. MONOD, voir biblio) 

*E.L.BOUVIER fit une communication à l'académie des sciences (7 mai 1906) selon laquelle deux colonies d'abeilles avaient nidifié en plein air à Paris ; leur construction sur la fourche des arbres était tellement intelligemment élaborée que toutes les deux furent ensuite installées au muséum. (M.MAETERLINCK, voir biblio) 

*"L'esprit de la ruche , ce sont des tropismes ou des reflexes, réactions obligatoires inscrites dans le système nerveux de façon innée et dont l'infaillible succession en chaîne assure pièce à pièce un comportement adapté que l'insecte ne dirige nullement, ce sont des effets de masse spécifiques encore mal connus, des nourritures ou des hormones sociales" "La ruche peut sous certains aspects passer pour un superorganisme possédant un milieu intérieur constant jamais soumis à une homéostasie sociale." (Paul CHAUCHARD , voir bibliographie) 

*L' Allemand BETHE, de Strasbourg, après une étude longue et approfondie des fourmis et des abeilles décida qu'elles menaient une vie purement soumise aux reflexes, et accomplissent simplement comme des machines tous les actes qui paraîssent si intelligents (HOWARD, voir bibliographie)  

*"L'insecte social, qui fournit les plus stupéfiants exemples d'intelligence spécifique, reste une unité biologique, un "individu".  (Th.MONOD, voir biblio) 

*"L'idée que les abeilles fonctionnent une fois pour toutes comme des machines réglées à l'avance est entièrement fausse. En vérité c'est beaucoup plus compliqué. Nous avons à faire à un groupe social qui "connait" les difficultés et se révèle capable de résoudre les problèmes qui lui sont posés. Il ne s'agit donc pas d'un procédé lié "machinalement" à l'instinct, mais d'une activité d'un ordre supérieur. Je ne voudrais pourtant pas parler d'intelligence, car elle suppose beaucoup d'autres qualités."(Remy CHAUVIN) 

*"L'esprit de la ruche, cette chimère"  "l'instinct c'est l'ombre formidable de l'infini sur nous" " L'abeille domestique et la fourmi possèdent, seules, un cerveau relativement lourd et sinué" (J.G.MILLET, voir bibliographie 2) 

*"Qu" est-ce donc que l'opposition entre l'intelligence et l'instinct ? Une barrière que nous cherchons à briser comme toutes les barrières" (G.BOHN)

*Ce qu'il y a d'essentiel dans l'instinct ne saurait s'exprimer en termes intellectuels, ni par conséquent s'analyser - L'instinct est sympathie - (Henri BERGSON)

 Instinct : conscience collective, perception intuitive de l'ordre implicite (Pierre-Jean BERNARD , votre serviteur !)

L'abeille dans les langes !

Le caractère d'une abeille ne dépend ni de son ADN ni d'une imprégnation culturelle lorsqu'elle est adulte. Gene Robinson ( université de Lilinois) a constaté que c'était au stade larvaire que les abeilles acquièrent leur caractère. Mais pour l'instant le chercheur n'a pas découvert comment le mode opératoire des ouvrières agit sur les larves ( revue "le point" nr. 2253 )

Réflexion ? 

Pour éviter de se percuter à l'arrivée et au départ de la ruche au niveau du trou d'entrée, les abeilles sortantes marchaient plus haut le long de la face externe de la ruche tandis que celles qui arrivaient se posaient plus bas sur la planchette d'envol. (d'après J.K. KHALIFMAN) 

Griffin (1984) fait remarquer que si les animaux non humains ont une pensée consciente et des sentiments subjectifs, alors nous devrions être capables de nous en rendre compte en interprétant les signaux utilisés pour communiquer ces pensées et sentiments aux autres animaux. En ce qui concerne les insectes, des données indiquent que ces animaux, en particulier les insectes sociaux, communiquent de manière réfléchie. Jeffrey A.LOCKWOOD 

Mr. Ed.PERRIER indique que "L'intelligence apparaît déjà dans une foule d'opérations des abeilles et se montre éclatante chez les fourmis". Il serait très embarassant d'avoir à citer un certain nombre de traits d'intelligence chez l'un ou l'autre de ces insectes sociaux. (in Ch.FERTON, voir bibliographie 2) 

"konrad (LORENTZ) prétend que la psychologie humaine a beaucoup à apprendre de la psychologie animale et qu'il n'y a pas de différence sensible entre ces deux branches de la science." (Alec NISBETT in Konrad LORENTZ, voir bibliographie 2). 

"La science héréditaire de l'instinct est une des conceptions que les faits imposent, mais que certains se refusent encore à admettre parce qu'ils ne voient pas le moyen de l'expliquer par un mécanisme correspondant à la psychologie humaine. La Nature est-elle donc nécessairement enfermée dans les bornes de notre savoir ? L'intelligence humaine n'est-elle pas qu'une de ses mille émanations et est-il logique qu'un des éléments du contenu puisse et doive nécessairement concevoir tout le contenant ? (Maurice THOMAS , voir bibliographie 2). 

Une abeille qui mémorise le chemin d'un champ de fleurs à sa ruche commence par percevoir la réalité du trajet, puis par intégrer cette réalité dans ce qui constitue sa mémoire avant de faire ressortir l'information sous forme virtuelle (pensée) et de s'en servir pour ses besoins (José CITA, voir bibliographie 2) 

Psychisme collectif : 

Chez les insectes sociaux, abeilles, fourmis et termites, le polypsychisme n'a plus de substratum nerveux ni humoral. "L'esprit de la ruche" ou de la termitière est une réalté d'un autre ordre... Tout ce que nous pouvons dire, c'est que le comportement de l'insecte communautaire présente quelque ressemblance avec certains aspects de paranormal humain. (Robert TOCQUET, voir bibliographie) 

La mémoire des abeilles : 

"On avait posé en automne, du miel sur une fenêtre, les abeilles y vinrent en foule : on enleva le miel, et le contrevent fut fermé tout l'hiver ; au printemps suivant, lorsqu'on le rouvrit, les abeilles y revinrent, quoiqu'il n'y eût point alors de miel sur la fenêtre... un intervalle de plusieurs mois n'avait point effacé l'impression reçue" (François HUBER, in " nouvelles observations sur les abeilles " 1814) 
 

Abeille : un cerveau multitâche :

Au coeur de son cerveau de millimètre cube constitué de quelques centaines de milliers de neurones, l'abeille abrite des structures en forme de champignons : les corps pédonculés. Ils sont impliqués dans l'apprentissage et la mémorisation ; leur taille serait liée à la socialité des insectes et à la maîtrise d'un répertoire cognitif trés étendu. Car l'abeille a plus d'un tour dans son sac, les chercheurs lui en reonnaissent même 59 !  ("science et vie" , mars 2011, nr. 1122) 

 

Oh ! Pau de sèn qu' emé l'escaupre
Furnant la mort, creson de saupre
La vertu de l'abiho e lou secrèt doù méu.

 

Oh ! Insensés qui, avec le scalpel
Fouillant la mort, croient savoir
La vertu de l'abeille et le secret du miel. 

F.MIstral in "Mireille" chant troisième.

 

Emotive :

Une expérience révèle l'émotivité de l'abeille, elle peut connaître un état anxieux. L'abeille peut manipuler des concepts abstraits, ce que l'on croyait réservé aux primates (Martin GIURPA,  "science et vie" , janvier 2013)

Le temps :

"Nous savons qu'une abeille bourdonne en volant. Et lorsque nous entendons le bourdonnement, nous voyons déjà en nous l'abeille... et nous la cherchons des yeux pour confirmer cette association dont le souvenir s'est ancré en nous.

Nous serions très surpris de voir, tout près de nous, une abeille voler silencieusement..."
(Sur les épaules de Darwin, les battements du temps" J-C.AMEISEN - LLL.France inter)

 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:20

Observations Hiver 2004/2005 - Observations diverses.

Bas de page observations 2016.

 
abeille-sur-jonquille
 
 
 
 
 
Observations sur le comportement d'abeilles en hiver, de novembre à mars. Mise en place d'une soucoupe de ravitaillement dans laquelle il y a soit du sirop, soit du miel.
 
9 novembre 2004 : les abeilles sortent de leur nid quand l'isotherme est de 10° par temps calme.
 
17.11.2004 (T. 2° à 5 h, 10/12° au zénith). Deux ou trois abeilles viennent à la soucoupe. Ce qui me conforte dans l'idée qu'il s'agit d'une petite colonie sauvage étant donné le peu de fréquentation de mon buffet. Je ne sais pas d'ailleurs si ce n'est l'abondance de ma soucoupe garnie de sucre qui les incite, malgré elles, à sortir pour se ravitailler... fausse situation, me direz-vous, mais elles savent que la nourriture est là «direction sud-est, 200 mètres» (admettons).
 
Premier décembre : Il n'y a plus rien à butiner dans le secteur. Mes abeilles viennent donc à la soucoupe de miel malgré un temps peu propice (5°/13°, soleil avant vent puis pluie). Trois ont fait un mauvais «amielissage» et se retrouvent au sol en mauvaise posture, imprégnées de miel. Je les ai prises une par une sur la main au soleil. Toilette de 10 bonnes minutes. Décollages réussis. Il y a aussi un bourdon des jardins qui se balade dans le coin mais lui porte une «canadienne» ! 
 
5 décembre 2004 : mes abeilles viennent toujours au ravitaillement même avec du vent et ciel nuageux. Températures moyennes comprises entre 5 et 15 degrés, relevées à 5 h et au zénith. 
 
10 décembre : après trois jours de mauvais temps (pluie) et températures comprises entre 7° (mini) et 10° (maxi) mes abeilles sont revenues sur la mangeoire car il fait soleil, temps calme, températures 7/11°. Ce qui veut dire qu'après trois jours, elles ont le souvenir de l'endroit où se trouve du miel, de l'excellente nourriture. Il fait 29° au soleil.
 
Nous allons les suivre tout l'hiver pour voir leur comportement, en écosystème artificiel, naturellement, puisqu'il y a de la nourriture à une époque où il ne devrait pas y en avoir. En effet, il est important que je fasse remarquer que cette observation, pour ne pas dire cette expérience, est tout à fait artificielle car en plein mois de décembre les abeilles ne sortent plus et sont au repos. Toutefois, mes abeilles sachant qu'il existe près de chez eux une source de nourriture importante et riche, elles se risquent à des sorties. Il n' y a plus de fleurs à butiner. Ce sont des abeilles âgées car elles ont le corps luisant et peu velu, parfois les ailes abîmées. 
 
16 décembre : mes abeilles viennent tous les jours. Ce matin la première est arrivée à 9 heures avec 9°. Températures 8°/12°, soleil voilé. Leurs visites se situent entre 9 heures et 15 heures 30. Des bourdons terrestres butinent sur mon arbousier mais aucun d'eux n'a trouvé la soucoupe de miel au hasard de ses recherches. Les abeilles, elles, ne se compliquent pas la vie : direction la soucoupe ! Toutefois, une recherchait du miellat sur un laurier-tin... 
 
Hier, le 23.12 (0°/10°) une abeille, c'est un comble, a fait une culbute dans le miel ! Je l'ai repêchée et posée au soleil sur une branche. Elle s'est débarbouillée pendant plus d'un quart d'heure. Avec ses pattes postérieures, elle a surtout méticuleusement brossé ses ailes ; mais aussi son abdomen, ses antennes, sa tête et son duvet. 
 
31 décembre 2004 : Il y a 7 jours successifs que mes abeilles ne viennent plus à la mangeoire. C'est-à-dire que les températures sont beaucoup plus froides (- 4 ° ce jour à 7 h). Elles sont venues 13 jours sur 31 dans le mois. Il sera intéressant de voir si au bout d'un long laps de temps elles se souviennent du lieu de la soucoupe garnie...
 
SURPRISE : ce même jour vers 14 heures, température à l'abri + 9° (rappel : - 4° à 7 h) mes abeilles sont de retour ! Il y a toutefois un beau soleil sans vent. 
 
J'avais recouvert la soucoupe de miel avec une feuille d'aluminium ménager pour éviter les impuretés... de loin, je les ai vues tourner autour et elles ont trouvé un passage dessous, entre la soucoupe et la feuille ! Elles sont une dizaine à tour de rôle. Au bout de 7 JOURS sans sortir, elles se sont donc souvenues de l'endroit où se trouve la nourriture.... fantastique !
 
Vers 15 h 30, les rayons du soleil ont quitté la mangeoire ; les abeilles ne sont plus revenues pour la journée.
 
3.01.2005. 7°/9°. Une seule abeille est venue à la soucoupe vers 14 h en un seul voyage. Cette individualité montre que les abeilles ne reçoivent pas un ordre de sortie mais qu'elles jugent (difficile de ne pas employer des expressions anthropomorphiques !) individuellement de la possibilité de quitter le nid. Une courageuse est sortie ; les autres sont restées au chaud ! (Soleil et vent violent).
 
06.01.2005 : les abeilles sont présentes tous les jours, surtout entre 14h et 15h30. J'en ai marqué quelques-unes : elles mettent entre 7 et 10 minutes pour quitter la soucoupe et y revenir. Compte-tenu du temps qu'elles mettent pour se nettoyer, aller au nid, se décharger et revenir, elles n'habitent pas loin de mon jardin.
 
Elles sont accompagnées maintenant d'un petit "bourdon terrestre" (5 mm) qui passait là par hasard pour butiner des pensées. Il revient à la soucoupe de miel toute la journée jusqu'à tard le soir. Lui non plus ne doit pas avoir son nid bien loin car il lui faut 8 minutes pour aller et revenir. Dans la journée, est venu aussi un gros bourdon terrestre femelle (plus de 20 mm) qui s'est gavé pendant 20 minutes mais qui n'est pas revenu.
 
21.01.2005 : temps vraiment printanier avec un petit vent. Les abeilles et les bourdons (ces derniers au nombre de quatre maintenant) viennent régulièrment à la mangeoire. Ce qui est amusant c'est que lorsque un bourdon arrive il se pose sur les abeilles, joue du coude, et butine. Les abeilles en font autant. On dirait des fans de Michael Jakson dans un stade ! Les abeilles et les bourdons se cotoient sans problème. 
 
31.01.2005 : FROIDURE : moins 7 degrés à 6 heures à plus 6° à 13 heures, avec petit vent froid de NO (Mistral) et soleil. Après 7 jours d'absence les abeilles sont revenues aux provisions. Les bourdons aussi. Ce qui est étonnant c'est la présence des abeilles avec ces températures. Et au bout de 7 jours, comme la fois précédente, elles ont la mémoire du lieu. 
 
12.02.2005 : les abeilles de la colonie ont bien un rôle qui leur est assigné suivant leur place dans leur société. Alors que j'observe des abeilles butiner tranquillement le miel que je leur ai offert ; je vois à deux ou trois mètres de là des abeilles qui butinent sur trois ou quatre jacynthes en fleurs (en février !) et je constate qu' elles ont des pelotes de pollen aux pattes, dédaignant le source abondante proposée. Les bourdons, quant à eux, ont complétement délaissé les maigres fleurs et se rassemblent sur le miel. Ils butinent entre - 4 et + 4 tout temps.
 
22.02.2005 : de - 4° à + 6°. Il neige sur la Côte-d' Aur !
Soleil et temps calme après 10 jours de vent et de froid. Malgré la froideur, des abeilles sont venues au ravitaillement. Après 10 jours d'absence, elles ont toujours la mémoire du lieu et y viennent directement en compagnie des bourdons. Quelle mémoire ont ces hyménoptères !
 
SAUVETAGE : ce jour, vers 15 heures, il fait froid (+ 6°). Le soleil déclinant, je vais à la mangeoire jeter un coup d'oeil. Cette fois-ci la mangeoire est garnie avec de l'eau sucrée. Une abeille a culbuté dedans depuis un bon moment car elle est toute engluée et inerte. Je la prends et la rentre dans la maison, la nettoie et la dépose sur le chauffage central dans un boite perforée qui me tient lieu de cage pour le transport de petits animaux bléssés ou à déplacer.
 
Je reviens au bout d' une bonne heure... j' entends "bzzzz" dans la boite. Je retourne vers la mangeoire pour ne pas la désorienter et j'ouvre le couvercle... l' abeille sort, fait deux ou trois tours au-dessus de ma tête et prend la direction de son nid. Sauvée ! 
 
24.02.2005 : Les températures fraîchissent vraiment malgré la présence du soleil : - 7° à + 5 ° au zénith. Pour ne pas tromper mes abeilles et les bourdons qui risquent de se faire surprendre dans l' après-midi par la chute brusque des degrés, j'arrête de déposer de la nourriture... leur courage peut s'avérer un piège. Voir «sauvetage» ci-dessus.
 
A bientôt...
 
28.02.2005 : Il neige sur Marignane, c'est pas courant ! Naturellement, aucun hyménoptère en vue !
 
12.03.2005 : Les abeilles (et les bourdons) viennent régulièrement au ravitaillement quand le temps le permet. Le printemps arrive !
 
FIN DES OBSERVATIONS HIVERNALES
 
Le 22.01.2006 avec une température de 0° le matin à 10° dans la journée, j'ai observé des abeilles butinant sur mon laurier-tin. Cet arbuste a la particularité de fleurir en hiver, en Provence. Quand il y a du soleil, même si la température est fraîche, les abeilles sortent butiner le laurier-tin. Par contre, à l'automne 2005, je n'ai vu aucune abeille dans mon jardin. Sans doute une conséquence de la sécheresse ?
 
A l'automne 2005 et l'hiver 2006, lorsque la température était clémente, assez souvent, les abeilles butinaient sur mon arbousier et mes lauriers-tin, sur les violettes et les jacynthes. J'ai placé une soucoupe de bon miel sur le passage des hyménoptères. Aucune abeille n'a trrouvé ce buffet garni ! Ni aucun autre hyménoptère d'ailleurs.
Pour que les abeilles trouvent la soucoupe il eut fallu que j'en pose une sur la nourriture, elle serait alors revenue avec d'autres abeilles de la colonie. Je n'en déduis rien !
 
"J'ai soupçonné que, au dessous de 57 ° F (13° 8 C), tous les insectes deviennent progressivement incapables de faire usage de leurs muscles, ce qui se termine par l'hibernation. Les abeilles peuvent marcher à des températures qui sont trop basses pour permettre le vol. Cette réaction à un degré specifique de température peut être appelée "sens absolu de la température" mais de savoir si cela est dû à la fonction d'organes sensibles à la température, organes jusqu'à présent inconnus, ou simplement à la condition physiologique des muscles, cela reste à être établi."
(Dr E.F.PHILIPS, 1934. in HOWARD, voir biblio)
 
NDLR : Ce qui semble faux, du moins en ce qui concerne les abeilles. 

Observations hiver 2006/2007
 

J'ai placé deux mangeoires : une contre une haie, l'autre sur le rebord de la fenêtre de mon bureau. La première est de couleur marron, la seconde rouge vif et de même grosseur. Cette dernière est beaucoup plus visitée que la marron, mes abeilles ne sont pas en colère mais elles y voient rouge ! (on sait que les abeilles ne voient pas le rouge... mais les ultraviolets...)

Les mangeoires sont à environ 1,50 mètre du sol, la marron au soleil seulement deux heures par jour, la deuxième tout l'après-midi. Exposition ouest. Température prise le matin à 7 heures.
Nourriture : un volume de sucre en poudre pour trois volumes d'eau , mélangés à quelques cuillers de miel d'arbousier de Corse AOC ! Consommation : environ un quart de litre par jour.

Le 9 octobre 2006 : mise en place des deux soucoupes depuis quelques jours sans les amorcer en y guidant une abeille. Dans la journée, une baladeuse vient de repérer la soucoupe marron. Elles y viennent ensuite à deux ou trois. Puis sur la rouge. L'alerte a été donnée.

Le 10 octobre : T 12° - environ 14 abeilles. Elles partent en montant à hauteur du toit puis vers l'est. Normalement, elles visitaient ma haie d'éléanus en fleurs... où d'ailleurs une belle épeire diadème a construit sa toile ! 3 abeilles ont été capturées mais pas de celles que je nourris car elles décollent à l'opposé de la toile. Il va falloir que je calcule la distance à laquelle se trouve leur colonie.

Le 11 octobre : T 13°. Beau - première abeille à 8 h 30, puis une trentaine, la dernière visite à 19 h 24. pratiquement à la nuit.

Le 12 octobre : T 16° - pluie, puis nuageux - une abeille à 8 heures. C'est la soucoupe rouge la plus visitée à égale quantité de nourriture. Entre les deux soucoupes, il y a bien une centaine d'abeilles et quand je leur porte du sirop le bourdonnement est impressionnant. Aucune ne me pique, naturellement, et elles viennent même à moi quand j'approche avec le sirop. Et, comme à ma précédente observation en 2004, elles se posent sur mes mains et ma tête. Je ferme les volets à la nuit, et quand je sors de chez moi je les tire en laissant un espace que mes mouches à miel ont tout de suite enregistré. Quand les volets sont tirés, l'endroit fait caisse de résonnance et j'entends le bourdonnement de l'intérieur de la maison !

14 octobre : Il y a plusieurs centaines d'abeilles autour des soucoupes ; elles ne sont pas toutes de la même colonie car certaines se crêpent les antennes, sans mal !
Il faut que je me mette en colère et que j'en repousse d'un léger revers de main car elles viennent dans le flacon dans lequel j'apporte la nourriture et tombent entièrement dans le sirop !
Les premières abeilles sont arrivées le matin à 7 heures 45, température 12°. Beau.
Je ne pense pas que la (ou les) colonie soit prospère avec la sécheresse qui a sévi. Je leur fais donc un service le matin au lever du jour et un en soirée en prévision de réserves pour les jours d'hiver. Elles consomment environ un quart de litre de sirop dans la journée. Pour le moment, il fait 24 ° dans la journée.

16 octobre : T 12°. Beau.
Ne perdons pas le nord. J'ai marqué deux abeilles : elles sont à 7 minutes aller-retour de la mangeoire rouge-vif au nid. La colonie ne doit pas être bien loin ! Rappelons que l'abeille vole à 30 kms à l'heure, soit 500 mètres à la minute, et qu' il faut aussi tenir compte du temps qu'elles prennent pour décharger leur butin. Sur la mangeoire marron, chronométré une mouche à miel à 17 minutes aller-retour...
Soucoupe rouge : deux abeilles à 12 minutes aller-retour.

21 octobre : il y a eu des orages nocturnes, un ciel très chargé et du vent de sud-est. Dès 7 heures 45 des abeilles courageuses viennent aux nourrisseurs. Compagnie d'un bourdon des jardins et d'une guêpe poliste. J'ai été obligé de rabattre sérieusement ma haie d'éléaneus qui ne faisait que du bois ; j'ai déplacé l'épeire diadème dans une autre haie... Les abeilles n'ont pas été importunées outre mesure par mes gesticulations à côté de la soucoupe marron.

Vendredi 27 octobre : T 18°. Beau.
Mon observation insolite de 2004 est confirmée : quand je suis hors du champ visuel à partir des soucoupes de nourriture, en train de travailler à quelques occupations au jardin, une ou deux abeilles viennent me trouver en éclaireuses en vrombissant autour de ma tête. Alors j'ai compris : les nourrisseurs sont vides ! Et, en effet, ils le sont.
Deux abeilles sont même entrées dans ma maison en me suivant, je n'ai jamais vu d'abeille dans mon intérieur en temps normal .
Il y a maintenant 18 jours que je les cotoie régulièrement et elles commencent donc à me reconnaître. Mais, sur la multitude qui butine aux soucoupes, seulement une, deux ou trois, jamais plus, tournent autour de moi en étant loin des mangeoires vides.
Je n'ai pas encore vu de bourdon terrestre cette année...
 
Abeilles domestiques/chrono104_1
La soucoupe rouge est la plus visitée !
 
 
  • Vendredi 03.11.2006 - T + 5°, soleil dans la journée-
    Les températures fraîchissent. Les abeilles sont moins nombreuses à venir se ravitailler mais il en vient encore quelques dizaines.

    Ce jour, première abeille active à 9h30 avec 10°. Temps ensoleillé mais frais.
    J'ai sauvé une abeille surprise par la fraîcheur, en soirée, sur la soucoupe marron le premier novembre par fort vent (Mistral). Je l'ai amenée à l'intérieur, donné une rasade de miel et rechauffée. Comme il faisait tout de même 15° et soleil déclinant, je l'ai relachée et elle a pris illico le chemin de sa colonie avec le vent dans le dard !
     
  • Samedi 11 novembre- T 10° :
    Avec une température diurne auxilliant autour de 10/15°, les abeilles viennent au ravitaillement mais en effectif réduit, tout au plus une vingtaine en même temps. À l'isotherme 10° quelques-unes arrivent le matin vers 7 heures 45 comme ce jour !
     
  • mardi 14 novembre T 12°, nuageux : une guêpe poliste s'est invitée et revient plusieurs fois dans la journée , tous les jours. Entente (presque) cordiale avec les abeilles, quelques mouvements d'intimidation seulement.
    Les températures de saison sont élevées, je ne donne plus qu'un petit peu de sirop le matin, et rien certains jours. En plus, de nombreuses plantes refleurissent.
     
  • 19 novembre : avec une petite pluie fine, quelques abeilles viennent au ravitaillement. Comme j'ai tiré les volets, elles entrent et sortent par les claires-voies !
    La guêpe vient tous les jours, accompagnée d'un syrphe (Syrphus ribesii) et d'une deuxième guêpe .
     
  • 7 décembre + 8° : le premier décembre, quelques abeilles étaient actives à 9° avec soleil. Quand il fait frais, les effectifs sont réduits et augmentent avec des journées douces, ce qui veut dire que les abeilles détachent des contingents limités à la recherche de la nourriture en fonction de la température. Le 27 novembre, par exemple, elles étaient une bonne centaine sur les soucoupes, et seulement une dizaine le 20 novembre (9°).
    La guêpe est toujours présente au milieu des abeilles.
     
  • Jeudi 14 décembre : Effectif réduit entre 10 h et 15 h
    T 0°/13°. La guêpe est toujours présente, plus tôt et plus tard que les abeilles. Comme les colonies de guêpes meurent à l'hiver, je pense que celle-ci doit être une femelle qui fondera une nouvelle colonie au printemps ; elle doit avoir une cachette dans le coin mais se rappelle où se trouve de la bonne nourriture.
     
  • Vendredi 22 décembre : la guêpe est moins frileuse que les abeilles.
    Moins 2° à plus 8° , quelques abeilles entre 11 h et 15 h.
     
  • Samedi 30 décembre : deux guêpes sont toujours présentes et quelques abeilles au plus chaud de la journée, entre 10 et 15 heures.
     
  • Un record : le 29.12 il a fait - 4° et plus 5 ° dans la journée, temps ensoleillé toutefois. Guêpes et quelques abeilles présentes à 11 heures. Elles viennent normalement à plus 8°. Je rappelle que les températures sont enregistrées le matin à 7h et, éventuellement, dans la journée à midi. À deux mètres du sol et à l'abri. Par contre elles ne sortent pas si le temps est couvert avec des températures aux alentours de 8°...
    Les deux guêpes semblent venir d'assez loin car quand elles décollent elles passent au-dessus d'une haie de cyprès voisine.
     
  • Jeudi 18 janvier Depuis le 2 janvier 2007, les guêpes ont disparu ; les abeilles viennent régulièrement à effectif réduit.
     
  • Jeudi 18 janvier :

    Les jours se suivent et se ressemblent : les températures sont douces ou fraîches (avec soleil) et mes abeilles viennent tous les jours. Je leur donne juste un peu de sirop vers la mi-journée pour "les amuser" car il y a des plantes en fleurs aux alentours (laurier-tin, véronique, soucis…)
    Mais avant d'arrêter la retranscription de mes observations pour vous (je signalerais uniquement quelque chose qui serait spécial d'ici le printemps) je vais vous décrire un comportement de mes abeilles, et on qualifiera mes remarques d' anthropomorphiques... et pourtant !
    L'homme raisonne mais l'homme n'est pas le centre de l'Univers. S'il raisonne, je pense que les animaux, et donc les abeilles en ce qui nous concerne, raisonnent un tant soit peu.
    Explication : toutes les fenêtres de ma maison se ressemblent. Un rectangle vitré avec de chaque côté des volets rectangulaires verts. La fenêtre qui possède la coupe de nourriture est donc analogue aux autres. C'est pour cela que je vois des abeilles voler devant toutes les fenêtres, cherchant quelque chose... en l'occurrence la coupelle vide. Elles cherchent aux fenêtres et insistent dans le même angle qui correspond à la position de la nourriture sur la fenêtre alimentée (celle de mon bureau). Elles font donc preuve d'un raisonnement en fonction de la géométrie et de la couleur de leurs repères. Mais ce n'est pas tout : lorsque je suis assis dans mon jardin (ce jour il fait beau !) avec ma petite fille, cette dernière me dit "papy, les bébeilles...". c'est que les abeilles m'ont repéré. Elles viennent se poser sur mes bras, trois ou quatre, et tournent autour de nous ! La coupelle est donc vide ! (voir "le seigneur des abeilles", même rubrique). Je vais remplir la coupelle et nous n'en voyons plus...
    Si, lorsque vous êtes dans votre jardin, des abeilles viennent vous taquiner et se poser sur vous, dîtes-le moi. Mon observation sera obsolète...

    "Notre observation concorde avec celle de J.GOULD et suggère que les abeilles disposent d'une carte géographique cognitive. Pourquoi ne seraient-elles pas capables, dans certaines limites, de penser ? (Giorgio CELLI , voir biblio 2)
     
  • Samedi 27 janvier : -4°/+ 7°, soleil. Quatre abeilles sont venues au ravitaillement !
     
  • Identité olfactive ?
    J'ai raconté comment, étant dehors et accompagné, quelques abeilles se posaient sur moi et non pas sur les autres personnes. Voici une raison possible si l'on prend en compte le sens olfactif très développé des abeilles :
    "Dustin PENN, de l'intitut d'éthologie KONRAD lorentz de Vienne a montré, avec ses collègues anglais et américains, que l'on peut identifier les êtres humains par leur senteur corporelle. Ils ont remarqué que l'on pouvait ainsi différencier un homme d'une femme, et que près de 400 composés restent caractéristiques d'une même personne au fil du temps"  (source : "science et vie" , nr.1073, février 2007)

    Températures contrôlées :
    Dimanche 28 février 2007 : des abeilles viennent à la soucoupe de sirop. J'ai vérifié les valeurs des températures avec une batterie de trois thermomètres.
    Il faisait ce jour : - 4° le matin à 7 heures et + 7° au zénith du soleil, et 21° au soleil.
     
  • Mardi 30 janvier : une abeille à 11 h 30 avec -4/+ 5° et soleil , et quelques autres après, avec un bourdon terrestre.
     
  • 14 février 2007 : je plantais des lavandes quand deux abeilles sont venues tournoyer autour de moi : remplie le matin, la soucoupe était vide ...T 9/17°. Je n'ai plus revu les guêpes, donc depuis le 2 janvier.
     
  • 16 février : les températures, depuis hier, montent sérieusement (beau temps, 30°au soleil !). j'ai arrêté de leur donner un casse-croûte le matin. J'ai observé une abeille très vivace qui, pendant un long moment, a marché dans l'herbe rase humide du jardin et une autre sur le ciment de ma terrasse ; je ne sais ce qu'elles cherchaient...
     
  • jeudi 15 mars Très beau temps. Soleil et chaleur ; il n'y a plus que quelques abeilles qui viennent le gros de la troupe est sans doute sur les fleurs.
    Le 25 mars, il n'y a plus d'abeille à la mangeoire mais il y en a sur les fleurs. Si la colonie n'a pas eu d'ennui, je pense donc que les dernières vieilles abeilles qui ont hiverné n'ont pas communiqué aux jeunes l'emplacement de la nourriture...

    Arrêt des observations 2007
     
  • La mémoire des abeilles :
    "On avait posé en automne, du miel sur une fenêtre, les abeilles y vinrent en foule : on enleva le miel, et le contrevent fut fermé tout l'hiver ; au printemps suivant, lorsqu'on le rouvrit, les abeilles y revinrent, quoiqu'il n'y eût point alors de miel sur la fenêtre... un intervalle de plusieurs mois n'avait point effacé l'impression reçue" (François HUBER, in " nouvelles observations sur les abeilles " 1814)
         
 
Sauvetage nocturne !

J'ai installé une soucoupe pourvue de sirop près d'un arbuste et j'ai fait voir aux abeilles où elle se trouvait. Je l'alimente modérément, la valeur d'une tasse à café par jour, et lorsqu'il fait beau uniquement.
Le premier décembre 2008, vers 17 heures, je suis allé à la mangeoire pour la rentrer. C'est alors que j'ai aperçu une abeille au sol, inerte, toute recroquevillée, paralysée par le froid (8 degrés), le soleil ayant quitté l'endroit, car même avec une température fraîche mais avec du soleil les abeilles sortent. (autour de 10 degrés et même moins).
Je l'ai donc ramassée, posée dans le creux de ma main et j'ai soufflé mon haleine chaude dessus... au bout d'un instant, j'ai vu ses antennes remuer un peu ainsi que la tête légèrement.
Je l'ai donc rentrée à la maison et je l'ai placée sur un radiateur dans une boite perforée. Je l'ai laissée là toute la nuit au chaud.
Le lendemain donc, vers 9 heures, je prends la boite et la porte à mon oreille : j'entends un bzzz caractéristique.
Dehors il ne fait pas chaud, 5 degrés à l'ombre et 15 degrés au soleil. J'attends et, à 10 h 15, je sors au soleil (18°) et j'ouvre la boite... l'abeille vient sur le rebord, hésite puis s'envole. Elle fait un tour de repérage au-dessus de ma tête, file tout droit et disparaît !
Elle est restée environ 18 heures hors de sa colonie.

Je pose dorénavant la nourriture à 10 h 30 et je l'enlève vers 14 heures. Les abeilles sont environ une trentaine en même temps et je pense qu'il s'agit d'une colonie sauvage étant donné leur nombre restreint. Parfois, elles sont accompagnées de deux guêpes sylvatiques susceptibles, on se crêpe les antennes !
 
  • Le 20.02.2009, à 13 h 30, observé une abeille butinant sur des violettes odorntes - T - 2°/ + 10°.

Le 12.04.2013 , à 13 heures, je suis en train de faire une petite sieste contre ma haie de lauriers-tin lorsque je suis réveillé par un fort vrombissement : un bel essaim d'abeilles vient de se poser à l'intérieur de la haie ! 

J'ai appelé un copain apiculteur mais à 13h 45 l'essaim s'est à nouveau envolé, entre-temps les éclaireuses ayant sans doute trouvé un coin pour fonder la colonie...

Températures 10 degrés le matin et 20 degrés dans la journée.

 

essaim d-abeilles-au-jardin-dans-haie-12.04.2013

 

Le 05.03.2014 j'ai observé des abeilles boirent dans la soucoupe d'un pot de fleurs (sans pot ) qui retenait de l'eau de pluie  -  température 15 degrés avec soleil.Ci-dessous la buvette !  C'est la sortie de printemps de toilettage.

 

 abeille-s-abreuvant-09.03---2.jpg

abeille-s-abreuvant-09.03---3.JPG

20.09.2015 - 8 h 30 - T 12° à 5 h - Avec une longue sécheresse les abeilles ont besoin d'un coup de main.

20.09.2015 - 8 h 30 - T 12° à 5 h - Avec une longue sécheresse les abeilles ont besoin d'un coup de main.

23.10.2016 :

J'alimente toujours "mes" abeilles avec une coupelle de sirop placée sur le rebord de ma fenêtre.Une fois par jour seulement entre 8 h et 12 h pour ne pas les habituer à la facilité.
J'ai d'abord était étonné de les voir arriver de bonne heure, lorsque le jour pointe à peine par temps clément ; il y en a même qui arrivent lorsqu'il ne pleut pas trop et je suis obligé dans ce cas de rentrer le matériel pour éviter qu'elles ne soient surprises par une forte averse . 
Mais le plus étonnant c'est qu'elles me reconnaissent dés qu'elles me voient dans le jardin et quelques unes viennent me tourner autour pour m'avertir que la coupelle est vide ou pas encore en place !  
Hier je suis monté sur le toit de la maison à une vingtaine de mètres de la coupelle pour arranger des tuiles et deux sont venues me tourner autour et se poser sur moi ! Bzzzzz....
Je suis descendu et constater que la coupelle de sirop était vide 
Lorsque je fais couler le sirop doucement pour éviter d'en engluer une, elles sont une trentaine à me tourner autour du visage et se poser sur moi.
J'ai demandé à ma femme au cours de la journée de passer devant la coupelle vide et d'y stationner un moment pour voir leur réaction : aucune ne s'est dérangée et la ignorée ! Je suis arrivé : Bzzzz, les éclaireuses m'ont entouré. Parfois elles me suivent dans la maison et je dois chasser doucement ces intrépides pour ne pas qu'elles se fassent enfermer pour la nuit.

 Ceci dit, il est indéniable que les abeilles me reconnaissent peut-être un peu à mon allure quoique je change souvent d'habit, mais surtout par mon odeur,des phéromones qui se dégagent de mon corps, je ne vois pas d'autre explication. 
Dommage que je ne sais pas où elles habitent (elles mettent 10 minutes aller-retour coupelle-colonie, colonie-coupelle - abeille marquée -)***, je serais allé me présenter pour voir leur réaction .  
*** 10 minutes à 50 km/h cela donne une distance totale de 8 km (arrondi) sans compte le temps de pose pour se décharger du butin, soit 8 divisé par 2 aller-retour = 4 km (arrondi) à l'ouest, grosso-modo, la position de la colonie...
Mais finalement en comptant le temps "X" nécessaire au déchargement du butin cela peut diminuer beaucoup la distance...

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:15

Le déclin des abeilles est lié à leur sperme.

"Après analyse il s'est avéré que la quantité de spermatozoïdes produits par les mâles"Apis mellifera" exposés aux nicotinoïdes baissait de 39 pour cent ! Le chercheur ( Lars Straub ) souligne que ces résultats de laboratoire doivent à présent déboucher sur des recherches de terrain". (In "science et vie" 1190- 2016)

Rendez-vous en 2030...

"On se servira de drones de la grosseur d'une abeille pour polliniser la flore à la place des abeilles ! Le drone "beeonic" pourrait voir le jour dans une dizaine d'année. ("science et vie" 1190)."

Espérons que non !

*Aethina tumida a été détecté pour la première fois en Italie, en Calabre en septembre 2014. En 2014, 61 foyers ont été détectés (60 foyers en Calabre et un en Sicile). En 2015, environ 1000 ruchers ont été visités en Calabre et 450 en Sicile, ce qui a permis de détecter 29 foyers uniquement en Calabre (aucun en Sicile). En 2016 la surveillance a repris depuis le mois de mars et le premier cas a été identifié le 21 avril dans la zone de protection. Le petit coléoptère des ruches est un danger sanitaire majeur pour l’apiculture, du fait des pertes économiques dramatiques qu’il entraine, par la destruction du couvain, des cadres et du miel. En France aucun cas n’a été détecté pour le moment... Source : FRGDS PACA par ICKO - maison de l'apiculture - 10.07.2016.

*Pour cause d’embargo, les agriculteurs cubains n’ont pas eu accès aux produits phytosanitaires pour protéger leurs cultures. Un article publié dans « the guardian » en février 2016, montre que ce fut un mal pour un bien. Bio malgré elle, l’île est aujourd’hui le seul endroit au monde où les abeilles sont en bonne santé. Le miel bio cubain s’exporte très bien, et l’apiculture s’y développe. (Les ruchers du Tigou - facebook - 17.10.2016)


Maladies, prédateurs, mortalité

 

Dernière nouvelle :

Le virus que décime les ruches du monde entier est exporté d'Europe :

L'une des combinaisons les plus virulente auxquelles elles sont confrontées désormais est l'alliance d'un acarien parasite des larves, le varroa, et d'un virus qu'il transporte, le DWV (Deformed Wing Virus, le virus des ailes déformées). Il est démontré qu'il a suivi les routes du commerce  d'abeilles en partant de l'Europe. Les chercheurs appellent donc à limiter le commerce des colonies. (science et vie - avril 2016)

 

"LE VENIN D'UNE MYGALE POURRAIT SAUVER LES ABEILLES "
" L'équipe d'Angharad Gatehouse, à l'université de Newcastle (Angleterre) a mis au point un nouvel insecticide à base d'whexatoxine-Hv1a, une petiite protéine toxique contenue dans le venin d'une redoutable mygale du sud-est de l'Australie, "Hadronyche versuta". Combinée à une proteine issus du perce-neige afin de passer la barrière intestinale des insectes, celle-ci s'est révélée être un insecticide efficace contre plusieurs espèces néfastes pour les cultures...mais pas contre les abeilles. A l'inverse des pesticides couramment utilisés à travers le monde, ce nouveau bipesticide n'a d'effet ni sur la mortalité ni sur les perforamnces cognitives de ces pollinisateurs" C.H "science et vie" août 2014."

 

Après le Gaucho et le Régent, voici venir le Cruiser, un cousin des précédents, homologué dans 80 pays. Mais il porte sur son étiquette la mention "dangereux pour les abeilles" ! Les apiculteurs sont en colère.
    

Les mécanismes de fabrication des protéines à partir de l’ADN seraient perturbés chez les abeilles victimes du syndrome d’effondrement des colonies. (Science et avenir. 25.08.2009)

 

MALADIES DES ABEILLES

Dernières nouvelles sur les insecticides : 

Bien que les insecticides suspectés dans la disparition des abeilles soient désormais interdits, l'hécatombe continue. De quoi relancer l'enquête et ouvrir de nouvelles pistes. La question alimentaire est au centre des débats : grandes surfaces dépourvues de flore entre autre. (Science et Vie, nr.1073, février 2007)

Retour sur l' affaire du gaucho et du Régent,  l'affaire des insecticides "maudits" 

1995, panique dans les ruchers ! Des apiculteurs de plusieurs régions de France déplorent d'inhabituelles mortalités d'abeilles. Rapidement, certains d'entre eux désignent deux insecticides comme seuls responsables de ces hécatombes. C'est ainsi que commence l'affaire du Gaucho et du Régent, les insecticides "maudits". Après de nombreuses expertises, contre-expertises et procédures juridiques, ce petit groupe d'apiculteurs réussit à obtenir en 2004 la suspension des deux insecticides incriminés. Affaire classée ? Pas tout à fait. Après deux années d'investigations, le journaliste Gil Rizière-Wekstein révèle les dessous de cette histoire et démontre comment l'écologie a servi de prétexte pour masquer des enjeux économiques et nourrir des appétits syndicaux et politiques qui vont de la droite villieriste à la gauche paysanne. Il nous permet aussi de comprendre comment ces insecticides "maudits" sont devenus le bouc émissaire idéal pour cacher les difficultés croissantes de l'apiculture et pour remettre en cause un modèle agricole moderne basé sur le progrès technologique. (Gil RIVIERE-WEKSTEIN, voir bibliographie 2)

Un test pour les pesticides 

Un test mesure l'effet des pesticides sur les abeilles. Des chercheurs de l'INRA évaluent la toxicité des produits chimiques sur les larves. L'évaluation des pesticides par test devrait devenir un passage obligé pour obtenir une autorisation de mise sur le marché. (revue " science et vie ", nr.1079, août 2007)

Fluctuations 

Alors qu'à l'habitude les années précédentes mes lavandes bruissaient d'abeilles, cette année 2007 je n'en ai compté que trois sur une bordure de 20 mètres de long à une des heures les plus favorables de la journée !
Je n'en vois pratiquement pas aussi en 2010. 

Elles sont à nouveau nombreuses en 2011 sur le caryops (photo), le thym, le ciste. (Marignane.13)

Maladies du couvain : 

le "Chalkbrood" ou couvain plâtré, causé par un champignon "Pericystis apis" ; le "Stonebrood" ou couvain pétrifié (Aspergillomycose) causé par un champignon "Aspergillus flavus" ; le "Addledbrood" ou couvain avorté, imputable à la reine (Ecosse 1925), le "Sachrood" ou couvain sacciforme, la loque européenne (bacille Pluton), la loque américaine (Bacillus larvae).

Maladies des abeilles adultes : 

- Le froid et la famine sont les deux plus graves maladies des abeilles.

- La dysenterie, la maladie des "ailes frisées" (1926), la dégénérescence et "petites noires" qui ne sont pas véritablement des maladies mais des états, la nosémose (maladie de l'estomac par "Noséma apis", un protozoaire identifié en 1847), l'acariose, acarien découvert en 1920 par RENNIE et dénommé "Tarsonemus woodi" ou "Acarapis woodi" ; "Acarus externus", acarien découvert par le docteur MONGERTHALER, et les antennes de "Brauca cocca" (pou de l'abeille). Le pou de l'abeille (Braula caeca), ou Triongulin, est un Meloïde parasite d'environ 1 mm. qui fait une partie de ses mues accroché à l'abeille domestique ou aux abeilles sauvages diverses, mais il ne fait pas grand mal, il recherche surtout la reine.

Les abeilles sont aussi victimes de "Varroa jacobsoni"  un acarien qui dévore les larves (hémolymphe) 

Le "Varroa jacobsoni", récemment rebaptisé "Varroa destructor", provient de l'Asie du sud-est. Il est reconnu en France depuis 1982 et a été découvert à Java en 1904 par Edward JACOBSON. Il a rapidement colonisé l'ensemble des ruchers européens. Combattue avec des acaricides comme le tau-fluvalinate (Apistan) ou l'amitraze, ainsi que d'autres substances comme le thymol ou l'acide oxalique, la varroase a été reconnue comme vecteur de maladies à virus, comme celui de la paralysie aiguë (CPV)- (Gil RIVIERE-WEKSTEIN, voir bibliographie 2).

Et n'oublions pas les pesticides déversés allègrement par les agriculteurs : Lindane, Deltamethrine, Cypermethrine, Fenvalerate, Folpel etc... (2002 )

Aïl ! 

Pour lutter contre la loque américaine, préparer une eau formolée à 20% ou... écraser des gousses d'aïl au fond de la ruche ! Ce n'est pas un traitement curatif mais préventif. (E.ANGELLOZ-NICOUD,voir bibliographie) 

NDLR : les odeurs dégagées par ces produits obligent les abeilles à bien ventiler la ruche.


Du nouveau : 

La bactérie de la loque américaine colonise l'intestin de la larve d'abeille et s'abreuve de sa nourriture avant de le perforer. Cette découverte effectuée à l'université de Berlin pourrait aider à mieux protéger les abeilles de cette infection mortelle et contagieuse. ("science et vie", nr.1091, août 2008) 

La mite des abeilles (Galleria mellonella) possède une immunité extraordinaire contre le bacille de la tuberculose (J.ROSTAND).

Les papillons «Galleria mellonella» et «Achroea grisella» parasitent la cire des abeilles avec leurs larves. Toutefois, les abeilles n'attaquent que les larves et pas les papillons ! (voir rubrique "mimétisme-topologie") 

 300 kHz : c'est la fréquence qu'est capable de percevoir la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella). Un record pour le monde animal ! Cette haute fréquence permet à ce papillon d'entendre approcher ses prédateurs, les chauves-souris. (science et vie - nr 1150 - L.C)

"Galleria mellonella" se reproduit par parthénogenèse accidentelle ou facultative deuterotoque (Tchang-Yung-Taï).

*Les bactéries présentes dans la gelée royale permettent à la reine d'immuniser naturellement ses oeufs. Les bactéries pathogènes transportées avec le pollen et le nectar par les ouvrières se lient à une protéine, la vitellogenine,qui les transporte dans l'organisme de la reine jusqu'à ses oeufs en train de se développer qui, à leur contact, sont immunisés (science et vie - 9.2015 - A.D )  

 

Sur les fleurs, ce sont les araignées-crabes qui ont pour proies de prédilection les abeilles. Elles se tiennent de préférence à l'affût sur les fleurs composées .

Ici, une araignée-Napoléon à abdomen blanc (Synaema globosum), cachée sur une fleur de giroflée ravanelle
vient de capturer une mouche à miel.
 

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Il y a trois variétés de couleurs de ces araignées chassant à l'affût : blanche, jaune et rouge. Voir la rubrique "arachnides - jardin".
Ce n'est pas tellement leur mimétisme qui est efficace mais leur rapidité d'intervention ! L'abeille ne juge pas le danger à l'avance, sinon elle ferait un tour d'observation rapide de la fleur avant de se poser, anticipant le danger. Elle ne doit éventuellement sa vie sauve qu'à un décollage rapide, ce qui est d'ailleurs souvent le cas. Plus dangereuses sont les toiles des araignées orbitèles.

Le lézard des murailles ou lézard commun a la bonne idée d'attendre les abeilles, et autres insectes volants, à proximité immédiate d'un bouquet de fleurs basses. Le "Clairon des abeilles " (photo ci-dessous) est l'ennemi attitré. Quant au "Sphinx-tête-de-mort ", ce n'est pas les quelques grammes de miel qu'il puise dans la ruche qui mettront en danger l'avenir de la colonie ; il y a des légendes ! À ce niveau, le prédateur le plus important c'est l'homme... et l'ours ! 

Les "Philantes apivores" (Philanthus triangolum), des spécialistes , capturent les abeilles pour les déguster sur place ou les donner, paralysées et non tuées, à manger à leurs larves. Les "Philanthes apivores" sont des guêpes solitaires.

D'autres insectes volants attrapent à l'occasion des abeilles. 

Struggler for life ! 

Embusquée, la grenouille avale l'abeille qui butine au ras du sol, sur le trèfle par exemple. On a trouvé aisément 12 abeilles dans le sac d'une grenouille, insensible aux piqûres.

On connait une race d'abeilles domestiques où les ouvrières sont capables de reconnaître, même à travers l'opercule d'une alvéole, l'odeur d'une larve atteinte de la maladie du couvain (P.JAISSON)

NDLR : cette espèce d'abeille n'est pas citée.

Le "Clairon des abeilles" (Trichodes apiarus). Il dépose ses oeufs dans les nids d'abeilles sauvages et dans les ruches où les larves se développent. Mais cette espèce est peu abondante, voire rare, et les dégâts sont donc peu importants.

 

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Clairon des abeilles sur ceanothus - avril - Marignane (13)

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Et sur Docus carotte.

 

Venu d'Asie, le frelon noir (Vespa velutina) a envahi en quelques mois le Sud-Ouest de la France, où il menace de décimer les ruchers.
Les chercheurs sont actuellement sur la brèche afin d'établir le profil exact de ce superprédateur.
Les abeilles organisent d'elles-mêmes la resistance...

Le premier frelon, découvert l'été 2004 dans le Lot-et-Garonne, aurait été ramené de Chine par un horticulteur.

La mortalité des abeilles américaines : la génétique à leur rescousse.

Quel fléau décime actuellement les abeilles américaines ? Des outils génétiques de pointe ont enfin permis de le savoir : il s'agit d'un virus muté, le IAPV (Israeli acute paralysis virus) découvert en Israël en 2004. Seul, ce virus n'est pas agressif. Il n'acquiert sa virulence qu'avec l'aide d'un complice : le fameux varroa. Pour l'instant, la France est à l'abri...(science et vie, nr.1083, décembre 2007)

Contre le frelon oriental, les abeilles s'organisent.

Pour lutter contre le frelon oriental, les abeilles domestiques de Chypre ont mis au point une tactique collective qui consiste à se ruer par centaines sur le prédateur à l'entrée de la ruche, bloquer les mouvements de son abdomen et l'empêcher ainsi de respirer (V.B "science et vie", nr.1082, novembre 2007) 

 

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Les abeilles paient un lourd tribu aux araignées-crabe.
Ici, une abeille est capturée sur des fleurs de thym par une araignée
à l'affût dans les petites fleurs.
 

À travers la presse

Sur la mortalité des abeilles, d'actualité ces dernières années

Au premier chef, on peut incriminer très probablement l'alimentation des abeilles (NDLR : à ce sujet voir "science et vie" nr.1073), devenue par phases déséquilibrées et insuffisantes en raison de très importantes modifications des milieux naturels provoquées par les activités anthropiques et plus particulièrement agricoles. La monoculture de végétaux sans intérêts pour les apoïdes (céréales), la massive disparition des haies (remembrement), la fauche précoce des bordures fleuries, la variation des proportions d'espèces végétales entomophiles et notamment l'extension passive ou active de variétés végétales peu miéllifères et pollinifères, et l'épandage excessif d'herbicides totaux.

(Alain RERAT, président du groupe de réflexion "Abeilles et Agriculture", cité par Gil RIVIERE-WEKSTEIN, voir bibliographie 2)

NDLR : dans mon village, saint-Martin-les-eaux (04) Lubéron, les champs en jachère, les bords des chemins et des routes sont fauchés avant que les plantes ne fleurissent ou quand elles sont en fleurs. Idem ailleurs. Pour faire "propre". L'excuse de mesures contre les incendies est caduque car les herbes vertes ne brûlent pas ! 

Le liquide tue-mouches est un banal mélange de miel et de formol.

Les abeilles paient un lourd tribu aux insecticides. La menace en France vient de la culture du colza. En 1954, une véritable catastrophe fut enregistrée par les apiculteurs à la suite de l'utilisation du HCH et surtout des insecticides phosphorés. Les abeilles attirées en grand nombre par le nectar du colza furent détruites massivement. (Roger DAJOZ, voir bibliographie)

OGM :

Une abeille fidèle à un champ d'OGM peut transférer du pollen à une consoeur affectionnant un champ de colza non OGM. La dispersion de graines et de pollen issus de cultures OGM est donc inéluctable.
(B.B. "science et vie" , nr.1082, novembre 2007)

 

Abeilles des villes, abeilles des champs… 

"Cela fait des années que les abeilles [domestiques, ndlr] produisent plus de miel en ville qu'à la campagne", affirme Paul Schweitzer du Centre d'études techniques apicoles de Moselle-Lorraine. Plus étonnant : même les abeilles sauvages prennent désormais leurs quartiers en ville, révèle une étude londonienne. Un exode rural qui pourrait être lourd de conséquences, ces insectes jouant un rôle majeur dans la pollinisation des cultures et de la flore sauvage. Le phénomène ne surprend pas Paul Schweitzer, puisque "les villes ont fini par devenir des refuges de biodiversité et les nombreux arbres, les squares, jardins, balcons et terrasses garantissent une succession de floraisons du printemps à l'automne". Surtout, la vie à la campagne est devenue beaucoup plus rude pour ces hyménoptères. Augmentation des monocultures – éradiquant la biodiversité–, utilisation massive des pesticides, disparition des "mauvaises herbes", si bonnes pour les abeilles, ou des coquelicots, bleuets, centaurées… Depuis vingt ans, l'appauvrissement des espèces florales en zones rurales se retrouve dans la composition du miel. La présence accrue de pollen de chêne, par exemple, est signe de la raréfaction de l'alimentation. Les abeilles ont certes d'abord vocation vivre à la campagne où elles sont vitales. Mais parce que leur survie est menacée, l'Unaf (Union nationale de l'apiculture française) a lancé le programme Abeille sentinelle de l'environnement pour placer l'insecte au cœur des villes comme Paris, Saint-Germain-en-Laye, Nantes, Lille, ou Besançon. 
(Source : La Croix, 22 avril 2008 in newletter " Terre sauvage " mai 2008)

Comme pour la Marie-Céleste , les "équipages" se volatilisent ! 

Dave HACKENBORG fut le premier apiculteur de Pennsylvanie (USA) à alerter les spécialistes sur les désertions massives d'abeilles dans les ruches, désertion baptisée " colony collapse discorder " (CDD). Ce syndrome d'effondrement touche maintenant la France. Les anglais ont baptisé ce syndrome "phénomène Marie-Céleste" du nom d'un navire dont l'équipage s'était volatilisé en 1872 !

En France, 500.000 ruches ont disparu depuis 1995 et, chaque année, un millier d'apiculteurs abandonnent leur activité.
(source : "le monde", juin 2007 )

Une autre explication aux problèmes des abeilles ? Hypothèse : 

"Abordons maintenant le chapitre de l'élevage artificiel. N'allez pas croire que je ne comprenne pas que dans un premier temps l'élevage artificiel ait naturellement des avantages ; bien des choses s'en trouvent facilitées, cela va de soi. Mais cette puissante solidarité - si je puis dire - qui règne dans une seule et même génération d'abeilles, famille d'abeilles, s'en trouve quand même à la longue entamée. Aujourd'hui (NDLR : 1923), il va de soi qu'à certains égards on ne peut en général que chanter les louanges de l'élevage artificiel, si l'on prend toutes les mesures de prudence que M. Müller a citées. Mais qu'en sera-t-il dans cinquante ou quatre vingt ans ?" (Rudolf STEINER,, voir biblio)

Les mécanismes de fabrication des protéines à partir de l’ADN seraient perturbés chez les abeilles victimes du syndrome d’effondrement des colonies.

Grâce à une étude génomique, basée sur l’analyse du génome intestinal d’un très grand nombre d’abeilles, May Berenbaum (University of Illinois, E-U) et ses collègues ont découvert une anomalie dans l’expression des gènes chez les abeilles touchées par le CCD. 

A l’intérieur des cellules, l’information codée par l’ADN est retranscrite et transmise aux centres de fabrication des protéines, les ribosomes. Or, chez les abeilles issues de zones affectées par le CCD aux États-Unis, le constituant principal de ces ribosomes -l’ARN ribosomique- montre des signes de dégradation inhabituels, expliquent les chercheurs dans les Proceedings of the National Academy of Sciences publiés cette semaine. Certaines informations génétiques ne peuvent alors plus être transcrites en protéines.
source (texte abrégé) : Cécile DumasSciences-et-Avenir.com 25.08.2009

Sur les toits de Paris !

Comme d'autres apiculteurs amateurs parisiens, Armand MALLESIN et Michèle BONNEFOND, ont installé des ruches sur leur terrasse. Chaque ruche produit une trentaine de kilos de miel soit deux fois plus que le rendement moyen national, et les colonies sont en bien meilleure santé que celles de la campagne ! (source revue :"ça m'intéresse" - nr.345 - novembre 2009 ) 

Des puces sur les abeilles : 

"Dans la banlieue de Lyon, des scientifiques équipent des centaines d'abeilles de puces RFID afin de surveiller leurs allées et venues. Objectif de ces recherches uniques au monde : mieux comprendre la biologie des abeilles et enrayer son déclin. Les données recueillies permettent, entre autre, de dresser le portrait robot moyen de l'abeille butineuse. Elle est âgée de 20 jours, effectue un peu moins de 3 vols par jour, d'une durée de 45 minutes chacun. Entre son premier et son dernier vol, respectivement à 7 et 23 jours, elle effectue 32 sorties. Les chercheurs ont aussi mis en évidence un fait jusqu'alors inconnu : les abeilles passent souvent la nuit hors de la ruche alors qu'on pensait qu'elles dormaient à l'intérieur de la ruche"
(Source "MICRO HEBDO", Pedro LIMA - nr. 610-611, décembre 2009-janvier 2010)

Les geckos, amis des ruches :

Les geckos pourraient débarrasser les ruches d'abeilles d'un de leurs principaux fléaux, des papillons nocturnes nommés fausses teignes.
Maurice Mashaal (revue "pour la science" 14.01.2010)

Un virus plus un champignon - octobre 2010 

En recensant les protéines des abeiklles mortes lors d'un syndrome d'effondrement d'une colonie, les chercheurs de l'université de Montana (Etats Unis) ont trouvé trace de deux parasites pathogènes de l'abeilles, un virus de la famille des "iridoviridae" et un champignon microscopique "Nosena ceranae". Une co-infection qui pourrait expliquer le déclin des colonies d'abeilles, les pesticides pouvant jouer un rôle d'affaiblissement des insectes. (revue "sciences et avenir"- novembre 2010)

La faute aux portables ? 

A l'université de Landau (Allemagne), un travail préliminaire mené sous la direction de Jochen KUHN met en cause les ondes radios générées par le trafic des téléphones portables. En effet, les abeilles placées à proximité d'un portable ont peu de chances de retrouver leur ruche. Des études plus solides sont en cours (2007).
Alain FRAVAL "les épingles entomologiques" -nr.421 -

4 de plus ! 

Quatre nouveaux virus ont été détectés dans des colonies saines d'abeilles domestiques aux EU. Deux d'entre eux formaient même le plus gros des troupes de la flore microbienne des butineuses. On ignore encore si ces virus jouent un rôle dans le syndrome d'effondrements des colonies d'abeilles" (V.E). "science et vie" -nr.1127 - août 2011.

Traitement toxique !

Un cocktail de traitements, utilisés contre des pathogènes responsables du déclin des colonies d'abeilles, augmente en fait la mortalité des pollinisateurs, selon David HOWTHORNE (Université de Maryland). Inofensifs individuellement, ces produits (un antibiotique et des antiacariens) multiplient le taux de mortalité par sept lorsqu'ils sont combinés. L'antibiotique inhibe en effet une protéine capable d'expulser hors des cellules des substances nocives. S'accumulant dans les cellules de l'abeille, les acaricides révèlent alors leur toxicité. 
(revue "science et vie" - V.E - janvier 2012) 

 

Un virus très contagieux transmis par un acarien parasite "Varroa" contribuerait à la propagation et probablement à la mort de millions d'abeilles dans le monde, selon des chercheurs américains et britanniques dont les travaux ont été publiés récemment aux États-Unis. Cet acarien, qui se nourrit du sang des abeilles au stade larvaire ou adulte, perce leur peau et déforme leurs ailes. En plus de la parasiter, celui-ci inoculerait un virus mortel à son hôte, directement dans son sang. Or les abeilles jouent un rôle essentiel pour la pollinisation de plusieurs récoltes de fruits et légumes aux États-Unis estimés de 15 à 20 milliards de dollars par an. (RT FLASH)

 

Les abeilles transmettent leurs virus aux autres pollinisateurs

La vingtaine de virus qui infectent les abeilles domestiques dans le monde peut en effet se transmettre aux autres pollinisateurs (Université britannaique d'Exeter)- "science et vie" Avril 2015.
 

Les fleurs du mal

Il n'est pas aussi simple qu'on le pense pour les abeilles de s'alimenter en nectar et pollen. Selon une étude publiée dans Proceedings of the Royal Society B, les fleurs servent de plateforme à une multitude de parasites propagés entre les différentes populations de pollinisateur (abeilles sauvages, bourdons, papillons...). En déposant leurs excréments, les insectes malades transmettent aux autres leurs hôtes pathogènes.  

Revue "science et vie " 8.2015

 
Une ruche attaquée par des frelons asiatiques - Cap-Ferret 201- Photo Martine Richard.

Une ruche attaquée par des frelons asiatiques - Cap-Ferret 201- Photo Martine Richard.

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